BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

27 Avr

I. Le jeux dangereux des spéculateurs

Dans le monde de la dérégulation économique mondialisée (celle d’Emmanuel Macron et de ses commanditaires), la spéculation va bon train. En particulier dans le domaine des matières premières, déstabilisant ainsi les finances fragiles de pays déjà en grande précarité sociale. Il en résulte des crises de plus en plus sévères et leur cortège de malheurs parmi lesquels les migrations ne sont pas les moins graves tant pour ceux qui en sont l’objet que pour ceux qui doivent les subir. C’est ce que nous appelons souvent  » la nouvelle traite négrière « .

Ainsi, l’exemple désespérant de cet agriculteur de Côte d’Ivoire, N’dri Koffi devant ses jeunes cacaoyers:  » Je les ai plantés il y a deux ans. On nous disait alors d’arrêter de faire de l’hévéa – arbre à caoutchouc – et de miser sur le cacao qui rapportait plus. «  Aujourd’hui, cet exploitant de trois hectares de terrain à Boussoué, à une centaine de kilomètres au nord d’Abidjan, est effondré.  » Dans mon transistor, j’ai entendu que le gouvernement avait baissé le prix d’achat garanti de 1 100 à 700  francs CFA, soit 1,07  euro le kilo au 1er  avril , soupire-t-il, sa machette à la main. Ça m’a choqué mais que puis-je faire ? Les prix se décident là-bas, sur le marché mondial, et moi, j’en subis ici les conséquences, c’est décourageant. « 

Par manque d’argent, ce quinquagénaire a dû stopper net la construction de sa maison  » en dur « . Avec sa femme et ses trois enfants, il va devoir vivre encore sous un toit de feuilles de palmier et entre des murs de terre séchée, sans électricité ni eau courante.

Livraison de fèves de cacao à Abidjan

Comme N’dri Koffi, la plupart des quelque 800 000  planteurs ivoiriens souffrent de la chute du cours du cacao de près de 35  % en six mois. En cause, une récolte record et une demande mondiale qui s’est tassée. La Côte d’Ivoire, premier producteur d’or brun (40  %), rêvait d’un autre contexte pour l’inauguration, ce 25  avril, du siège de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) à Abidjan. Un déménagement à grande valeur symbolique, après presque un demi-siècle de présence sur la place financière londonienne.

Illustration de la dépendance de la Côte d’Ivoire au cacao (15  % du PIB, 30  % des recettes d’exportation), le chef d’Etat, Alassane Ouattara, a annoncé le 20  avril une cure d’austérité pour la première puissance économique d’Afrique de l’Ouest francophone.  » A l’exclusion des salaires, nous avons été obligés de réduire les dépenses de 10  %. Les budgets des ministères ont diminué de 5 à 10  % « , a-t-il expliqué.  » Au plus haut sommet de l’Etat, nous avons senti une vive inquiétude quand le cours de cacao a dégringolé « , confie une source à l’ICCO.

Depuis la fin de la guerre civile en  2011, l’ex-colonie française voguait à des taux de croissance spectaculaires. Le Fonds monétaire international prévoit désormais un ralentissement en  2017 à 6,9  %, contre 8  % l’an dernier.  » La baisse des investissements de l’Etat va peser sur le dynamisme économique. Le déficit budgétaire va également se creuser « , indique Laura Hyde, analyste chez BMI Research, une filiale de l’agence de notation Fitch. Après les mutineries de soldats et la grève des fonctionnaires en début d’année, cet observateur craint toutefois un  » choc social « . Six millions d’Ivoiriens, soit un quart de la population, vivent directement ou indirectement de la production de cacao.

 » Il suffit d’une petite baisse de revenu pour que tout devienne plus difficile : se soigner, payer les frais d’école pour les enfants, etc. « , énumère Philippe Brou, planteur à Boussoué. De 2011 à 2015, malgré une forte croissance, la pauvreté n’a diminué que de cinq points (de 51  % à 46  %) dans le pays.

En  2012, le gouvernement avait pourtant réformé le système de gestion de la filière du cacao. Grâce à la prévente en début de saison d’une majorité de la récolte, un prix stable est garanti aux producteurs. Organe étatique, le Conseil café-cacao (CCC) est chargé d’organiser et de contrôler toute la chaîne.

 » Cette année, il y a eu beaucoup de spéculation, des exportateurs ont réservé de grosses quantités de cacao en pariant sur la poursuite de la hausse du cours. Mais le prix a chuté, ils ont refusé d’honorer leurs ordres d’achat, et le CCC et les producteurs se sont retrouvés avec des stocks sur les bras, raconte un économiste occidental en poste à Abidjan. 

Pour ces gens-là, la bourse est un casino (dessin Christelle Enault)

Le gouvernement a renoncé à prélever certaines taxes sur le cacao pour garantir le prix plancher aux planteurs.  » Dans l’ouest du pays où j’habite, des acheteurs n’hésitent pas à proposer un prix plus bas que le minimum garanti, et des producteurs démunis n’ont d’autres choix que d’accepter… « , regrette un planteur. Et comme toujours, lorsque les populations sont fragilisées, les rapaces font leur oeuvre malfaisante. Ça leur permettra de récupérer de nouveaux esclaves au bout de la chaîne, après qu’ils auront traversés la Méditerranée sur les rafiots des passeurs libyens…

Mi-février, une manifestation de producteurs de cacao en colère avait été dispersée à coups de gaz lacrymogène dans le quartier d’affaires d’Abidjan.  » La situation est catastrophiqueassure Moussa Koné, responsable du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI). Le CCC devait nous aider grâce à ses fonds de réserve, mais on se demande si cet argent n’est pas tombé dans la lagune d’Abidjan ! « . Des accusations rejetées par l’autorité régulatrice. Le SYNAP-CI a toutefois porté plainte contre le CCC pour ses  » dérives et l’opacité de sa gestion « . Autrement dit, entre la spéculation et la corruption, les cultivateurs ivoiriens ne sont pas sortis de l’auberge.

Pour limiter la fluctuation des cours, la Côte d’Ivoire et son voisin, le Ghana, 60  % de la production mondiale de cacao à eux deux, souhaitent renforcer leur coopération. Certains imaginent déjà la constitution d’un cartel ou d’une  » OPEP du cacao « .  » Il est devenu impératif pour nos pays de prendre des décisions sur (…) la production et la stabilité, et sur l’épineuse question de la volatilité des prix « , a déclaré le 12  avril Massandjé Touré-Litsé, directrice du CCC, à la sortie d’une réunion avec son homologue ghanéen.

 » Il y a une volonté de coopération sur le papier, mais chacun des pays joue encore sa propre partition « , commente un analyste du marché du cacao.  » Si j’étais plus près de la frontière ghanéenne, j’irais vendre ma récolte là-bas car les prix y sont meilleurs en ce moment « , reconnaît Philippe Brou. Des camions de fèves de cacao de contrebande en route vers le Ghana sont d’ailleurs régulièrement interceptés par les forces de l’ordre.

Comment voulez-vous, dans de telles conditions, que l’immigration diminue chez nous ?

 

II. Les caprices de Narcisse auront-ils raison de lui ?

Après avoir fêté dimanche soir sa réussite du premier tour de l’élection présidentielle, entouré de sa garde rapprochée mais aussi d’un certain nombre de ses commanditaires, à la brasserie La Rotonde (au grand dam de beaucoup de ses soutiens), Emmanuel Macron a joué dès lundi au chef de l’Etat qu’il n’est pas encore.

Abandonnant la vulgarité des rencontres avec le vain peuple, il préféra rester enfermé dans son QG, alors que Marine Le Pen avait immédiatement repris le chemin de la campagne, préférant communiquer par téléphone avec ses nouveaux amis, Angela Merkel et Martin Schulz par exemple…donnant à ses troupes le sentiment d’un temps de retard par rapport aux dures réalités de la campagne du second tour.  » Il se présidentialise en enchaînant des entretiens internationaux, analyse un partisan. Il veut commencer dans une présidence à parole rare.  » Sentant le danger, son allié François Bayrou, vieux routier des campagnes, a sonné l’alerte : pas question de rester sur l’Aventin.  » Pas une journée sans un événement de terrain ! « , a fait valoir le patron du MoDem lors d’une réunion au QG.

M.  Macron s’est également occupé de la composition de sa future majorité. Il rêve de débaucher des ténors LR, afin de se maintenir sur sa ligne de crête et gêner la campagne des législatives des Républicains, qui espèrent lui imposer une cohabitation. Certains de ses proches plaident même pour la nomination d’un premier ministre LR.  » Après avoir cassé le PS, on casserait la droite « , projette un de ses lieutenants, qui reste conscient des -difficultés. Mais, qu’il se rassure,  candidats sont déjà dans les starking blocks : Christian Estrosi par exemple et quelques autres intrigants.

Sur France 2 mardi soir, le candidat a d’ailleurs regretté la position  » pas claire «  de LR.  » Hier, les Républicains n’ont pas souhaité apporter un soutien massif à ma candidature, a-t-il relevé. Il y a eu de longs débats, même pour savoir s’il fallait mettre mon nom dans le communiqué de presse.  »  » On a la classe politique que l’on mérite « , a-t-il conclu avec justesse, ajoutant qu’il n’avait pas l’intention d’amender son programme puisqu’il était sorti en tête du premier tour. De la même façon, M.  Macron a réaffirmé que seuls les élus qui quitteront leur parti pourront se présenter sous l’étiquette d’En marche ! aux élections législatives.

Cette fermeté inquiète des élus macronistes, pour qui le combat sera difficile si LR reste uni et présente des candidats sérieux partout aux législatives. Certains d’entre eux fustigent la  » ligne kalach’ «  qui domine dans l’entourage de l’ex-ministre, où sa garde rapprochée plaiderait pour pousser la  » logique d’épuration «  jusqu’au bout.

Mardi, le candidat a semblé prendre conscience des risques de l’atermoiement et a repris sa campagne de terrain, en se rendant dans un hôpital de Garches (Hauts-de-Seine). Mercredi, il est allé dans le bassin minier nordiste, où le FN est fort dans les urnes. D’abord dans sa ville natale d’Amiens (Somme) pour rencontrer les ouvriers en grève de Whirlpool, puis à Arras (Pas-de-Calais) où il devait tenir un meeting. Mais il y fut précédé, sans préavis, par…Marine Le Pen qui fit aussitôt un carton chez les ouvriers du fabriquant d’électro-ménager !

Marine Le Pen à Amiens mercredi 26 avril

Alors que la candidate du FN a prévu un grand meeting à Villepinte, en région parisienne, lundi 1er  mai, en plus du défilé annuel traditionnel de son parti, M.  Macron ne sera pas en reste. Lui aussi doit réunir ses partisans pour une démonstration de force. Plusieurs sites sont à l’étude, dont celui de Vincennes, pour un meeting en plein air. Comme François Hollande durant l’entre-deux-tours de 2012. Tel père, tel fils.

Mais les caprices de Narcisse commencent à inquiéter son entourage…

 

III. Et cette inversion qui ne vient toujours pas

Il aura pourtant presque tout essayé…à sa façon. Rien n’y a fait : le chômage a connu en mars sa plus forte hausse en quatre ans, pour s’établir à 3,51 millions.

Après une légère baisse en février, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a grimpé de 43.700, soit une augmentation de +1,3 %, pour s’établir à 3,51 millions en métropole, et 3,77 millions en comptant l’Outre-mer, a annoncé le ministère du Travail, qui commentait pour la dernière fois la statistique mensuelle, en plein entre-deux-tours.

Ce résultat, le plus mauvais depuis janvier 2013, assombrit la tendance sur les trois premiers mois de l’année, avec 41.000 chômeurs supplémentaires depuis janvier. Il ternit considérablement l’inversion de la courbe promise depuis 2013 par François Hollande et qui avait semblé s’amorcer en 2016, avec 105.400 chômeurs de moins, grâce à de multiples artifices statistiques.

Depuis le début de son quinquennat, 585.000 demandeurs d’emploi sans activité ont grossi les rangs de Pôle emploi. Le mandat de son prédécesseur Nicolas Sarkozy en avait enregistré 745.000 de plus.

La hausse de mars est essentiellement due au fait que de nombreux contrats courts n’ont pas été renouvelés, faisant basculer des personnes exerçant une petite activité dans la catégorie des chômeurs sans aucune activité.

Ainsi, en comptant les demandeurs d’emploi exerçant une petite activité, les statistiques reculent sur un mois de 0,2 %, avec 5,5 millions de personnes, mais elles augmentent sur un an.

Le nombre de chômeurs a continué à se dégrader chez les seniors, (+1,1 % sur un mois, +3,7 % sur un an). Les moins de 25 ans, qui ont connu des mois d’embellie grâce à d’innombrables contrats subventionnés, n’ont pas été épargnés cette fois, avec une hausse de 1,2 % sur un mois.

Le nombre de chômeurs de longue durée (de plus d’un an), petite activité comprise, reste stable toutefois, avec 2,48 millions de personnes concernées. Ce chiffre affiche une baisse de 2,7 % par rapport à mars 2016.

Dans un communiqué d’auto-satisfaction mais contraire à la vérité , la ministre du Chômage Myriam El Khomri souligne que, malgré l’envolée, le nombre d’entrées à Pôle emploi a « une nouvelle fois » diminué « fortement (-3,1 %) », tandis que « les sorties pour motif de reprise d’emploi progressent encore (+0,5 %) et se maintiennent depuis huit mois à un niveau très élevé ».

Ces mouvements sont « caractéristiques des périodes de reprise économique« , explique sans rire le ministère, faisant valoir que les autres indicateurs du marché du travail sont au vert: nombre record de créations d’emplois en 2016 (187.200) depuis 2007, déclarations d’embauche au premier trimestre 2017 à un plus haut historique…Rappelons lui toutefois que leur effet sur la courbe se fait attendre malgré les innombrables artifices employés !

Rappelons aussi que cet échec ne peut seulement être endossé par François Hollande car qui était son conseiller puis son ministre de l’économie de mai 2012 à août 2016 ?

Emmanuel Macron

Quel sera le scénario pour le futur locataire de l’Elysée ? L’Insee table sur une poursuite de la baisse du taux de chômage, qui passerait de 9,7 % à 9,5 % au premier semestre. Plus pessimiste, l’Unédic, gestionnaire de l’assurance chômage, table sur 47.000 chômeurs supplémentaires.

Le candidat d’En marche ! table sur un retour au plein-emploi, avec 7 % de chômage en fin de quinquennat, à travers des mesures libérales telles que les baisses de charges pour les entreprises ou la primauté à l’accord d’entreprise pour assouplir les 35 heures dans la continuité de la « loi travail ».

Hausse du chômage en mars © AFP AFP
Hausse du chômage en mars © AFP 

Il prévoit la formation d’un million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés, amorcée par François Hollande. Les droits à l’assurance chômage seraient ouverts aux salariés qui démissionnent et aux indépendants mais en contrepartie, les chômeurs qui refuseront plus de deux offres d’emploi « convenables » ne seraient plus indemnisés.

La candidate du Front national mise, elle, sur la « priorité nationale à l’emploi et au patriotisme économique« , en défendant le « rétablissement d’une monnaie nationale« , une taxe sur l’embauche de salariés étrangers et l’idée de réserver la commande publique aux entreprises françaises. Souhaitant le retrait de la loi dite abusivement « El Khomri » et le maintien des 35 heures, elle affirme que son projet économique va créer 1,7 million d’emplois en trois ans.

Rendez-vous…le 7 mai prochain.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Et, si vous voulez remettre vos pendules à l’heure, ne vous privez surtout pas de cette excellente chronique de Jean-Paul Brighelli, hébergée par le site Causeur :

Et pendant que Jim Morrison chante « la fin », la jungle s’embrase dans la mémoire du capitaine Willard…

Cette fois, c’en est bien fini, et Zhu Enlai, qui dans les années 1960 pensait qu’il était trop tôt pour se prononcer sur les impacts de la Révolution française, regarderait avec son sourire chinois le résultat des élections françaises. Les députés qui s’étaient regroupés par affinités à droite et à gauche n’ont plus droite ni gauche. Le peuple qui avait guillotiné son roi pour élire la nation vient de guillotiner la nation.

Pas tout le peuple : la carte électorale française, ce matin, coupe le pays en deux, entre un ouest macronien (plus les deux enclaves hors sol de Paris et Lyon) et le reste du territoire qui a mis Le Pen en tête. Si le second tour est plié, le troisième — les Législatives — reste ouvert, au moins en apparence. Et derrière, une France divisée en deux en diagonale, du Havre à Perpignan.

Je salue Jean-Luc Mélenchon, le seul à ne pas se croire propriétaire des voix qui se sont portées sur lui. Les autres ont ostensiblement le « sursaut républicain » au moment même où la république se dilue. Où la culture française disparaît. C’est que dans la future coalition, les places seront chères.

Je salue aussi Benoît Hamon, cocu des pieds à la tête, empapaouté par Hollande, qui avait besoin de lui pour cristalliser la gauche de gauche, afin que Mélenchon ne soit pas au second tour. Propulsé au casse-pipe pendant que les socialistes « raisonnables », à commencer par le chef de l’Etat, choisissaient Macron… Il y aura de l’ambiance aujourd’hui rue de Solférino. Je sens que mon ami Gérard va fulminer.

Je salue aussi certains amis qui votèrent avec enthousiasme pour Dupont-Aignan : sans doute sont-ils heureux de voir porté au pouvoir (allez, il n’y a aucun suspense) le candidat le plus européaniste, le plus mondialiste, le moins patriote… Et sans même que leur champion atteigne les 5% fatals qui lui auraient permis de rentrer dans ses fonds ! Carton plein.

Que restera-t-il de l’Ecole de la République dans 5 ans ? Poser la question, c’est y répondre. Et dans 10 ans ? Macron est là pour longtemps, inventé par les sondages, soutenu par les médias et par les grands argentiers qui l’ont propulsé au premier rang avec son joli sourire de télévangéliste…

Il y avait la tentation de Venise — un joli titre pour un livre écrit par Alain Juppé en 1993. J’ai aujourd’hui la tentation de Candide — partir cultiver mon jardin, faire de la littérature — je sors un polar très noir dans un mois —, me consacrer à mes élèves (et j’avoue que l’idée de prendre ma retraite m’a saisi hier soir) tant qu’il reste des élèves auxquels on peut expliquer qu’il existe une culture française, contrairement à ce qu’affirme le futur président : certaines pages écrites pendant la campagne sur ces déclarations significatives entreront dans le gros livre sur la langue française que je sortirai en septembre, tant que nous parlons français, et pas globish — ça ne saurait tarder.

Il nous reste à regarder les décombres, assis sur une terrasse, un verre à la main.

En feuilletant un bon livre ou les cuisses d’une créature.

Notez que les années à venir s’annoncent fécondes pour un polémiste — il y en aura, des choses à fustiger. Mais pour rien, et à vide.

Oui, la tentation d’un bon vin, devant un paysage choisi, avec quelques amis. Pendant que la jungle s’embrase. 

Jean-Paul Brighelli

Enseignant et essayiste, anime le blog « Bonnet d’âne » hébergé par Causeur.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/04/26/choisir-macron-c-est-guillotiner-la-nation-this-is-the-end-5937138.html

Et pour nous, ce sera le rappel de ce que nous chantons depuis longtemps :  » Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus !  » *

* Lire:

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2017-de-la-republique-francaise/

Le 27 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

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