Le pape en Egypte.

29 Avr

En visite en Egypte, le pape François a témoigné sa compassion et son affection au chrétiens coptes, victimes du terrorisme islamique, dont il a reçu de nombreuses marques de respect. Mais il a aussi rencontré la communauté musulmane et ses dirigeants.

Porteur, auprès d’Ahmed Al-Tayeb, le grand imam de l’université Al-Azhar, l’un des hauts lieux de l’islam sunnite, d’un message de paix et d’oecuménisme…il s’est heurté à un mur d’incommunicabilité. Tout le discours du Saint Père a été consacré à la condamnation de la violence religieuse et aux moyens de la prévenir en faisant appel à toute la symbolique religieuse de la terre égyptienne,  » lieu de rencontre entre ciel et terre «  au mont Sinaï, où le Dieu de la Bible a  transmis aux hommes les Dix Commandements, et terre d’ » alliances entre les peuples et entre les croyants « , qu’a  » illuminée la lumière polychromatique des religions « .

Mais en mettant aussi en demeure ses interlocuteurs de prendre toute leur part dans le rejet de cette violence :  » En tant que responsables religieux, nous sommes appelés à démasquer la violence sous les airs d’une soi-disant sacralité. (…) Nous sommes tenus de dénoncer les violations contre la dignité humaine et contre les droits humains, de mettre au jour les tentatives de justifier toute forme de haine au nom de la religion et de les condamner comme falsification idolâtrique de Dieu « , a-t-il déclaré.

Le pape François et le grand imam Ahmed Al-Tayeb

Face à cette quasi-injonction, Ahmed Al-Tayeb a semblé se dérober.  » Nous ne devrions pas tenir la religion pour responsable des crimes de quelques petits groupes de fidèles « , a-t-il affirmé. La violence est pourtant la nature même de la loi de Mahomet depuis l’Hégire.

L’islam n’est pas plus  » une religion de terrorisme parce qu’un groupe de fidèles (…) manipule des textes islamiques et les interprète mal « , a-t-il fait valoir, que le christianisme  » parce qu’un groupe de fidèles porte la croix et décime des gens «  ou que le judaïsme parce que certains  » occupent des terres – dont ils extirpent – des millions de citoyens «  palestiniens.

Et, en désespoir de cause, le souverain pontife a plaidé pour un dialogue interreligieux qui conjugue  » le devoir de l’identité, le courage de l’altérité et la sincérité des in-tentions «  afin de  » transformer la compétition en collaboration « .  » L’unique alternative à la civilisation de la rencontre, c’est la barbarie de la confrontation « , a insisté François tendant une fois de plus la joue gauche après avoir reçu un soufflet sur sa joue droite…

Prions.

Le 29 avril 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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