La Cinquième colonne immigrationniste se voit pousser des ailes.

12 Mai

Feu la Ville lumière

Le quinquennat de François Hollande se termine sur l’image calamiteuse de hordes migrantes dont le nombre est tel qu’il submerge la prétendue fermeture de nos frontières autant que sur l’impuissance des pouvoirs publics à mettre en oeuvre les capacités d’accueil de la misère du monde, tant vantée par le lobby immigrationniste. L’évacuation d’un millier d’Africains et d’Afghans il y a deux jours alors qu’ils s’entassaient en contrebas du périphérique ou sur les boulevards des Maréchaux du 18e arrondissement de Paris en est la démonstration.

Alors, voici ce qu’ont sorti de leur chapeau ceux qui oeuvrent depuis si longtemps pour le métissage ethno-culturel de notre pays et le  » Grand Remplacement  » de sa population de souche : « L’Etat n’accueille pas suffisamment et nous voulons proposer mieux qu’un sac de couchage sur les trottoirs de Paris ou d’ailleurs. Aussi désormais, nous allons demander aux Français d’ouvrir leur maison », annonçait mercredi 3 mai, Valérie Le Bloa, cofondatrice d’Utopia 56. Présente en Ile-de-France, dans le Nord, le Pas-de-Calais et en Bretagne, son association vient de rejoindre le réseau des hébergeurs officieux. Pour le moment ce n’est qu’une simple demande mais, bientôt, ce sera UNE OBLIGATION.

Une de plus sur la carte de France des « 1 000 initiatives citoyennes de solidarité avec les migrants » où plus de 200 associations ou collectifs proposent déjà un peu d’hospitalité aux migrants qui arrivent chaque jour en France. Elles se répartissent partout sur le territoire – 13 en Pays de la Loire, 27 en Ile-de-France, 38 en Rhône-Alpes, 10 dans le Grand-Est – et il n’y en a pas deux qui se ressemblent.

De la capacité d’accueil, qui va d’une ou deux personnes isolées à plusieurs dizaines ; à la formule qu’elles proposent, soit un canapé offert quelques nuits en dépannage ou un logement pérenne, chaque initiative est unique. En revanche, la démarche, elle, est commune à ce réseau qui veut désormais sortir de l’anonymat, « rendre visible cette solidarité », montrer qu’« une autre France existe, accueillante et mobilisée aux côtés des migrants », rappelle le site Sursaut citoyen à l’origine de la carte collaborative. Nous n’en sommes pas et le revendiquons.

Parce que « nous sommes des millions », que « nos actes et ce qu’ils posent comme vision de la France, doivent être pleinement pris en considération », précisent ces bénévoles qui regrettent que leur militantisme exotique soit trop atomisée pour être médiatiquement visible.

Si, depuis 2015, les associations ont plus distribué de repas et de couvertures qu’offert de lits, il existait quand même quelques « grands » précurseurs à cette vague 2017 d’hébergements. A l’automne 2015, la plate-forme Singa avait ouvert le bal avec son programme « Comme à la maison ». Depuis, elle a placé quelque 500 réfugiés chez des volontaires pour trois à douze mois. Autant que le Service jésuite des réfugiés qui, lui, offre des accueils de six semaines avec un suivi proche. Mais, il faut l’avouer, cette action militante est bien modeste au regard des centaines de milliers d’arrivants. Car l’accueil, c’est bien mais…pour les autres !

A Calais, où plusieurs centaines de migrants sont revenus et se terrent pour échapper à la police, dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes) ou à Paris, des bénévoles individuels sont, eux aussi, devenus « par la force des choses », comme le relève l’un d’eux, des têtes de réseau et ont, hors structure, fait héberger quelques migrants. Certains se concentrent sur les jeunes arrivés seuls, qui lorsqu’ils ne sont pas reconnus comme mineurs ne sont pas pris en charge par les départements.

« Au fil des mois, nous avons compris que le gouvernement socialiste, tenaillé par sa peur de créer un appel d’air, ne ferait jamais le nécessaire pour que tout le monde soit hébergé », rappelle le membre d’un collectif parisien qui abrite de plus en plus souvent. Les distributions de nourriture, apportée par des riverains collabos du 18e arrondissement, se sont donc enrichies de propositions de logements.

Les quelques dizaines de procès de militants, comme celui de Cédric Herrou dans la vallée de la Roya, jugé pour « délit de solidarité » (c’est l’appellation fallacieuse de la haute trahison) n’ont pas découragé cet élan, pour la bonne et simple raison que beaucoup ont été acquittés et que les autres n’ont reçu que des peines symboliques. D’ailleurs, même si le phénomène est difficilement quantifiable, il croît tranquillement. A Calais, N. est sur la liste des hébergeurs de l’Auberge des migrants. « J’ai toujours quelqu’un chez moi », confie la jeune femme. « L’hospitalité est un devoir », ajoute celle qui a découvert par hasard un beau matin qu’un de ses voisins aussi hébergeait…Rappelons-nous cependant que  » l’hospitalité  » en question est parfois teintée de lubricité (Lire « La jungle de Calais est devenue le lupanar des immigrationnistes » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/23/bulletin-climatique-quotidien-23-septembre-2016-de-la-republique-francaise/).

Si aider un demandeur d’asile ou un réfugié est légal, en revanche « la personne qui héberge un étranger majeur sans séjour régulier s’expose à des poursuites pénales et peut se voir reprocher un délit de solidarité. Il en va de même tant que la minorité de l’hébergé ne peut pas être établie de manière certaine », rappelle Me Hannes Vervenne aux volontaires du réseau Utopia 56. Parmi toutes ces associations, certaines restent dans le cadre strict de la légalité, quand d’autres s’aventurent hors les sentiers balisés. « Mais nous prévenons toujours l’hébergeur du statut de son hôte et en lui expliquant les risques encourus », rappelle Valérie Le Bloa qui estime important ce cadrage juridique. De même son association organisera des entretiens avec les logeurs et a prévu une convention tripartite. Afin de pouvoir rapidement monter en puissance, l’association a déjà embauché un salarié pour mobiliser ses 4 700 adhérents sur cette initiative.

Mais ce n’est pas tout car, à la rentrée, la Mairie de Paris aimerait tenter de fédérer ces élans. De son côté, Emmanuelle Cosse, la ministre du logement, avait annoncé le 11 août 2016 qu’elle « lançait »un programme d’hébergement chez des particuliers. L’annonce était belle ; en fait, elle s’est résumée au conventionnement de onze associations qui font déjà ce travail. L’opération de la ministre se limitait en réalité à un parrainage de projets déjà existants doublé du versement de 1 500 euros annuels par migrant hébergé. C’est toujours ça de pris ! Mais vous observerez qu’aucune des grandes consciences politiques, médiatiques ou culturelles qui réclament à corps et à cri davantage de générosité dans l’accueil des migrants ne s’est portée volontaire pour en héberger !…

Le problème, c’est que ce n’est pas l’arrivée du nouveau régime macronien qui va permettre de remettre de l’ordre dans cet intolérable scandale.

Le 11 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

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