Il n’y a pas que les Français. Les Allemands aussi sont des veaux.

16 Mai

Les conséquences tragiques des folies immigrationnistes d’Angela Merkel, chancelière d’Allemagne, ne se comptent plus. Des viols collectifs et autres tournantes aux attentats en tout genre, les Allemands ont, eux aussi, payé un prix exorbitant à l’accueil démentiel de hordes barbares sur leur territoire, à l’appel de leur chancelière en 2015 et 2016 (elle semble s’être un peu calmée depuis !). Et pourtant, croyez-vous qu’ils lui en tiennent rigueur ? Même pas tant ils sont anesthésiés. Mais quand ils se réveilleront…ils seront près de mourir. Une fin de race.

Car, pour la troisième fois en un mois et demi, les sociaux-démocrates allemands ont passé un dimanche cauchemardesque. Après avoir essuyé deux lourdes défaites dans la Sarre, le 26  mars, et dans le Schleswig-Holstein, le 7  mai, ils ont été à nouveau sévèrement battus par le parti d’Angela Merkel, dimanche 14  mai, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Pour leur président, Martin Schulz (ancien président du Parlement européen de triste mémoire), qui espère succéder à la chancelière Angela Merkel à l’occasion des législatives du 24  septembre, il s’agit là d’un cuisant camouflet.

Bastion du Parti social-démocrate (SPD), qui l’a dirigée presque sans interruption depuis 1966, région natale et fief électoral de M. Schulz, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie est aussi, avec ses près de 18  millions d’habitants, le Land le plus peuplé d’Allemagne. Pour ces trois raisons, le scrutin avait valeur de test national à moins de cinq mois des législatives. Encore donné largement en tête à la mi-avril, le SPD a réalisé son pire score depuis 1947 : 31,5  % des voix, soit 7,5 points de moins que lors des dernières élections, en  2012. Avec 33  % des suffrages exprimés, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) a en revanche progressé d’environ cinq points en cinq ans.

Cette débâcle du SPD est d’autant plus alarmante pour M. Schulz qu’elle peut difficilement s’expliquer par de seuls facteurs locaux. Dans la Sarre, les sociaux-démocrates avaient reproché à leur candidate d’avoir laissé entendre qu’elle pourrait former une coalition avec le parti de gauche radicale Die Linke, au risque de démobiliser une partie de l’électorat de centre gauche.

Dans le Schleswig-Holstein, ils s’en étaient également pris à leur tête de liste, dont plusieurs déclarations malencontreuses lui auraient coûté la victoire.

Cette fois, de telles explications ne tiennent pas. La social-démocrate Hannelore Kraft, qui dirigeait la Rhénanie-du-Nord-Westphalie depuis 2010, est une personnalité appréciée dans sa région, y compris par ses adversaires. Elle a par ailleurs appliqué à la lettre la consigne édictée par son parti après la défaite de celui-ci dans la Sarre, en prenant soin de préciser, quatre jours avant le scrutin, qu’elle ne gouvernerait en aucun cas avec Die Linke.

A l’inverse, Armin Laschet, le candidat de la CDU (le parti d’Angela Merkel), jouissait il y a encore quelques semaines d’une assez faible notoriété. Et, même au sein de sa famille politique, rares étaient ceux qui misaient sur sa victoire.

Que s’est-il donc passé pour en arriver là ? D’abord, sans doute, une campagne efficace de la part de la CDU. Et c’est là que le scandale apparaît. En mettant la sécurité au cœur de son programme, le candidat conservateur a mis en difficulté les sociaux-démocrates, et en particulier le ministre de l’intérieur du Land, mis en cause après les agressions sexuelles commises à Cologne le 31  décembre 2015, puis au lendemain de l’attentat de Berlin, le 19  décembre 2016, quand il a été révélé que son auteur avait séjourné pendant des mois en Rhénanie-du-Nord-Westphalie sans être inquiété, alors même que ses liens avec l’organisation Etat islamique étaient établis. Mais en oubliant que la cause véritable de tous ces maux n’est autre qu’Angela Merkel et ses appels déments à l’accueil de centaines de milliers de migrants.

Dans la perspective des élections législatives, il s’agit là d’un avertissement sérieux pour les sociaux-démocrates. En effet, si les questions de sécurité sont amenées à occuper une place importante dans la campagne électorale, ce qui est probable, le SPD risque d’être moins audible que la CDU. Ne serait-ce que parce que, sur des sujets tels que les contrôles de police ou la vidéosurveillance, les conservateurs défendent une ligne beaucoup plus claire aujourd’hui. Même si c’est un peu facile…

Reste le facteur Martin Schulz. Dans un premier temps, la désignation de l’ex-président du Parlement européen comme candidat du SPD aux législatives, annoncée fin janvier, s’était traduite par une flambée sondagière. Crédité jusque-là d’environ 20  % des intentions de vote, le SPD était parvenu, en l’espace de seulement quelques jours, à dépasser la barre des 30  %. Depuis fin avril, la courbe s’est à nouveau inversée, et le SPD est redescendu autour de 28  %, alors que la CDU a gagné quelques points, se situant désormais au-dessus de 35  %.

Dimanche soir, M.  Schulz, a pris sa part de responsabilité dans la débâcle de son parti en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. «  C’est un jour difficile pour le SPD et pour moi-même. Je suis originaire de ce Land, dans lequel nous avons subi une lourde défaite. Jusqu’aux législatives, la route est encore longue « , a-t-il déclaré, avant de faire cet aveu :  » Je ne suis pas un magicien.  » Mais, bon sang, pourquoi personne ne montre-t-il du doigt la responsable de l’état catastrophique du pays, Angela Merkel ?

En réalité, de la part de M. Schulz, peu porté à faire acte de contrition, une telle posture n’est pas anodine. A l’évidence, le président du SPD a compris que les trois déroutes successives essuyées par son parti depuis un mois et demi ne sont pas seulement imputables aux faiblesses ou aux erreurs de ses têtes de liste régionales, mais qu’elles sont aussi liées à la façon dont lui-même conduit sa campagne au niveau national.

Or, celle-ci commence à susciter de vraies interrogations, y compris au sein du SPD. Dans les jours qui avaient suivi l’annonce de sa candidature, M.  Schulz avait clairement mis la barre à gauche, n’hésitant pas à prendre ses distances avec Gerhard Schröder – le dernier chancelier social-démocrate (1998-2005). Il avait notamment critiqué son Agenda 2010, cet ensemble de réformes ayant permis à l’Allemagne de renouer avec la croissance et le plein-emploi mais au prix, selon ses détracteurs, d’une précarisation du marché du travail et d’une montée des inégalités.

Depuis, M.  Schulz a fait preuve de davantage de modération, se contentant de propos assez généraux sur la nécessité de restaurer la  » justice sociale « , et se gardant de remettre en cause l’héritage de M. Schröder. Une modération doublée de discrétion. Alors que son prédécesseur à la tête du SPD, l’actuel ministre des affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a largement occupé l’espace médiatique au cours des dernières semaines, s’impliquant notamment sur les dossiers européens chers à M. Schulz, ce dernier s’est fait particulièrement silencieux sur les grands sujets de politique intérieure et internationale. Ce qui permet à Mme Merkel, en ignoble  » sainte-nitouche « , d’occuper souverainement le terrain sans faire face au moindre contradicteur, et sans non plus se sentir obligée d’entrer elle-même dans la bataille électorale. Cette femme est un monstre froid.

Forte de sa nette avance dans les sondages, la chancelière semble décidée à revêtir le plus tard possible l’habit de candidate, comme elle l’avait fait avec succès en  2013. Or, pour M. Schulz, le calendrier n’est pas le même. S’il veut garder une chance de l’emporter le 24  septembre, le président du SPD doit très vite reprendre la main sur la campagne. Au risque de laisser s’installer l’idée selon laquelle les trois défaites régionales que son parti vient de subir coup sur coup sont la preuve qu’il n’est pas en mesure de mener son camp à la victoire dans cinq mois.

Heureusement, ce ne sont pas les maigres résultats de la rencontre entre Angela Merkel et Emmanuel Macron, lundi 15 mai, qui vont marquer les esprits et booster la chancelière…

Le 16 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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