La repentance ? Ça suffit.

29 Mai

Les négriers du XXIe siècle, ceux qui organisent à leur seul profit et en catimini la traite trans-méditerranéenne de centaines de milliers et bientôt de millions de maghrébins et, plus encore, d’Africains sub-sahariens pour alimenter leur dumping social, sont les mêmes qui investissent leur fortune dans les pays qui pratiquent l’esclavage depuis toujours et continuent à le faire aujourd’hui. Il en est ainsi des pays du golfe arabo-persique, de la corne de l’Afrique mais aussi…du Maroc. Ce beau pays où beaucoup de nos négriers possèdent de splendides résidences, à Marakech, à Tanger et ailleurs, dans lesquelles ils exploitent un personnel aussi nombreux que sous-payé.

Mais ce sont les mêmes aussi qui ne cessent de vouloir battre leur coulpe sur notre poitrine en prétendant que l’esclavage, tel qu’il exista aux XVIe ou au XVIIe siècles, fut un crime contre l’humanité.

Alors, ramenons-les à la réalité marocaine d’aujourd’hui.

Tous les matins, des femmes vêtues de djellabas colorées s’installent dans les jardins des ville du pays, espérant trouver du travail comme domestiques. Au fil de la matinée, des maîtresses de maison défilent. Elles viennent scruter et choisir leur nouvelle femme de ménage selon des critères de compétences, d’âge, et même physiques. Le tout sous le regard intraitable d’un « samsar ». Ce gagne-pain informel, dont le terme est impossible à traduire en français, consiste à jouer l’intermédiaire lors d’une transaction financière, en échange d’une commission. Très présents dans le secteur de l’immobilier, où ils font de l’ombre aux agents officiels, certains samsars se sont spécialisés dans le commerce de domestiques. Réédition des anciens marchés aux esclaves, tant montrés du doigt aujourd’hui.

Addison Thomas Millar : Le marché aux esclaves

Pour chaque femme qu’il place dans un foyer, Mohamed (nom d’emprunt) touche 500 dirhams (45 euros) : 400 versés par l’employeur, 100 par la femme de ménage. Si le client n’est pas satisfait dans les trois mois, il propose de l’échanger pour 200 dirhams. « Il gagne au moins 20 000 dirhams par mois [plus de 1 800 euros], sans payer d’impôts ni aucun frais puisqu’il travaille en plein air », témoigne, d’un air amusé, un gardien de square.

Des centaines de samsars interviennent rien qu’à Casablanca. Dans des parcs, derrière une mosquée, à l’angle d’un boulevard, chacun contrôle son territoire. Exactement comme chez nous quand la racaille allogène ( qualifiée de « Chance pour la France« ) organise le trafic de stupéfiants dans nos banlieues ! Sans compter ceux qui ne travaillent « que par WhatsApp » et par le circuit d’informateurs – gardiens de voiture ou d’immeubles – qui les alimentent. Cette activité, au départ essentiellement du bouche-à-oreille, est devenue un véritable métier dans une métropole où la population a atteint près de 6 millions d’habitants et où les besoins en services sont croissants. Pour gagner plus d’argent, les samsars ont tous la même ruse : rappeler les femmes de ménage au bout de quelques mois pour les placer ailleurs… et multiplier ainsi leurs commissions.

Fatima, 27 ans, est cuisinière chez un couple de quinquagénaires marocains. « Comme beaucoup de filles de la campagne, j’ai quitté mon village pour trouver du travail à Casablanca. En arrivant, à l’âge de 15 ans, j’ai connu un samsar », raconte-t-elle. Pendant près de dix ans, elle a enchaîné les emplois, à sa merci. « Il nous vendait comme du bétail : les maîtresses de maison venaient choisir selon leurs critères personnels. Elles prenaient des moches pour ne pas tenter leur mari coureur de jupons, ou demandaient au contraire des filles susceptibles d’être abusées. »

Parfois, les intermédiaires se déplacent dans les douars, au fin fond de la campagne marocaine, pour recruter des petites filles, illettrées. Comme au bon vieux temps de l’esclavage en Afrique de l’ouest où les négriers troquaient un peu de verroterie contre des bras (ou plus si affinité…) prometteurs. Une fois en ville, elles sont piégées. « Le samsar mentait au client sur mon âge, ajoute Fatima. De toute façon, personne ne cherchait à en savoir plus vu que je ne coûtais pas grand-chose » : 350 dirhams par semaine, sans sécurité sociale ni jour de congé. « Quand on débarque dans une grande ville et qu’on ne connaît personne, on n’a pas le choix, on leur fait confiance », explique la jeune femme, qui paraît plus vieille que son âge.

Dans la rue, les samsars redoutent en réalité d’autres concurrents : les recruteurs étrangers. Au Maroc, de plus en plus de familles embauchent des femmes de ménage asiatiques et subsahariennes. Zineb, 38 ans, emploie une Sénégalaise depuis deux ans, recrutée par l’intermédiaire de Marc, un Ivoirien. Il propose des domestiques ivoiriennes, sénégalaises, camerounaises et gambiennes, avec ou sans papiers, pour 1 200 dirhams par mois. « C’est toujours mieux payé qu’au pays », se justifie l’Ivoirien de 35 ans. Zineb n’a pas hésité : « Elle parle français, coûte moins cher qu’une Marocaine et ne prend jamais de congé, même pendant les fêtes religieuses. Le choix était vite fait. »

Cela devrait vous rappeler les esclaves africains (le plus souvent Sénégalais) incorporés dans l’unité militaire d’élite du royaume chérifien, appelée  » Garde noire  » des sultans Almoravides perpétuée jusqu’à nos jours et qui date du XIe siècles…PERSEVERARE DIABOLICUM !

Et il faudrait « faire repentance« .

Le 29 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

 

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