Et dire que 66,1% des citoyens français ont voté pour Emmanuel Macron !

10 Juin

Avec plus de vingt millions de voix qui se sont portées sur son nom, Emmanuel Macron a été élu président de la République française le 7 mai dernier. Président d’une République à l’agonie et qui avait besoin de remèdes de cheval pour espérer ne serait-ce que survivre. Croyez-vous que quelques bouts de sparadrap (dont nous avons déjà pu apprécier l’efficacité) , même assistés de pseudo-potions magiques, y suffiront ? Jugez-en.

Voici ce qui se passe en 2017 dans l’une des banlieues de la ville où reposent tans de nos rois et de nos princes qui firent la France mais que l’on a voués aux gémonies.

Les consignes sont claires : se taire, ne pas fixer du regard, passer son chemin comme si de rien n’était. Comme si la quinzaine de jeunes hommes stationnés dans le hall de l’immeuble et la cage d’escalier n’étaient pas là. Comme si on ne voyait pas les canettes vides et les mégots de cigarettes joncher le sol, ni la mare d’urine inonder l’ascenseur. Comme si on était sourd aux hurlements des guetteurs alertant les vendeurs de drogue de l’arrivée de la police : « A l’affût ! », « A l’affût derrière ! », « A l’affût devant ! »(traduction en langue française de quelques borborygmes émis par les racailles venues de la rive sud de la Méditerranée et qui mettent notre pays en coupe réglée).

Dans le bâtiment 4 de la cité Gaston-Dourdin, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Geneviève, 71 ans, résidente depuis plus de quarante ans, vit dans l’angoisse du faux pas susceptible d’attirer l’attention sur elle. Et elle passe son temps à fermer ses fenêtres.

Elle ne supporte plus ces cris qui parasitent ses jours et ses nuits, au point de lui faire perdre la boule, et le sommeil. « Vous les entendez, hein, vous les entendez », répète-t-elle en boucle, à bout de nerfs.« Auparavant, les quelques voyous qui trafiquaient n’étaient là que quelques heures dans la soirée, et on les connaissait, raconte la retraitée. Maintenant, ils sont là 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, et on ne les connaît plus. C’est devenu l’enfer sur Terre ici. »

Les nouvelles « méthodes de management » des dealers minent le quotidien des locataires, créant une tension « insupportable », « qui risque de mal finir », s’inquiète un habitant. Certains appellent cela la « stratégie des chaises tournantes ». Pour ne pas être dénoncés ou identifiés par les policiers et les habitants, les vendeurs et les « choufs » (de l’arabe شاف, chouf -regarder -), comme on appelle les guetteurs dans notre beau pays de France, sont dorénavant issus d’autres communes. Ils passent sans cesse d’une ville à l’autre.

« Ce ne sont jamais les mêmes, tempête Samia, une voisine, à Saint-Denis. Je les ai entendus dire qu’ils habitaient Sevran, Saint-Ouen et Aubervilliers. » « Résultat, ils se fichent du quartier, ils se fichent de tout casser, de jeter leurs détritus partout, d’uriner partout », renchérit Geneviève.

Pire, ils filtrent les entrées et les sorties. « Comme ils ne nous connaissent pas, parfois, on doit patienter trente minutes avant qu’ils nous laissent rentrer chez nous, peste Sylvie, 42 ans, qui habite le bâtiment mitoyen depuis quinze ans. Il leur arrive de contrôler nos identités ! On n’ose plus inviter personne ni garer nos voitures dans le parking. » Tout cela dans ce qu’il est encore convenu d’appeler un  » Etat de droit  » !!!

Fin avril, le bailleur social a décidé de condamner l’un des deux parcs de stationnement souterrains, plaque tournante du trafic, espérant ainsi y mettre un terme. Au lieu de cela, le deal s’est encore un peu plus concentré à l’intérieur du bâtiment 4.

La mobilité de la main-d’œuvre répond aussi à un objectif de rentabilité. « C’est bien plus lucratif d’envoyer des jeunes vendre dans d’autres quartiers que les leurs, souligne l’anthropologue Guillaume Sudérie, de l’observatoire régional de santé en Midi-Pyrénées, qui a observé le même phénomène à Toulouse. Moins il y a d’affinités et d’affect entre les habitants, qui sont aussi parfois consommateurs, et les vendeurs, plus il y a de bénéfices : pas de crédit, pas d’arnaques et aucune hésitation à mettre la pression. »

Menaces, intimidations, destruction des voitures, représailles physiques… Les mesures de rétorsion sont monnaie courante. « Ils peuvent se montrer charmants, nous dire bonjour et parfois même nous offrir leur aide pour porter nos courses, mais uniquement si on la boucle, témoigne Geneviève. Si l’un de nous proteste, ils se vengent. »

Comme cette voisine à qui « on » a promis « d’égorger son chien ». Ou cette femme dont les rétroviseurs ont été arrachés. Ou encore cet homme, qui s’est fait « casser la gueule », raconte même un policier. « La plupart des gens ont maintenant trop peur pour se mobiliser et occuper les halls pour les chasser, regrette Samia. Nous sommes totalement dépassés et désemparés. » Les habitants ne sont pas les seuls.

L’union sociale pour l’habitat d’Ile-de-France (AORIF), qui regroupe plus de 140 organismes HLM et travaille à l’élaboration d’un plan stratégique de tranquillité et de sécurité, évalue à 20 % le nombre de « sites complexes » (doux euphémisme, n’est-ce pas ?), dont deux tiers « en très grande difficulté » dues au trafic de stupéfiant. Une situation qui ne cesse de s’aggraver.

L’emploi de vigiles de sociétés de sécurité privée et de médiateurs, l’installation de caméras de surveillance et de Digicode, la réduction de la taille des halls d’entrée pour éviter les attroupements, l’agrandissement des fenêtres donnant sur l’extérieur afin de mieux voir ce qui se passe à l’intérieur, la suppression des recoins, le renforcement des gaines techniques et des faux plafonds (qui servent de planques pour la marchandise)… Les multiples dispositifs mis en place par les bailleurs sociaux peinent à freiner le trafic.

Et ils peuvent parfois « mal tourner ». Ainsi en 2016, au Clos-des-Roses, à Compiègne (Oise), gangrené par un important trafic de crack, de cocaïne et d’héroïne, lorsque l’office public d’aménagement et de construction (OPAC) a fait appel à quinze agents de sécurité privée : « Une soixantaine de jeunes leur ont tendu un guet-apens, raconte Vincent Peronnaud, directeur général de l’OPAC de l’Oise. Ils ont échappé de peu au piège. Nous avons donc levé le dispositif. » Et vidé l’immeuble. Les vingt-quatre familles restantes ont été relogées en début d’année afin d’entreprendre d’importants travaux. « Comme rien n’a marché, nous avons été contraints de tout fermer, explique le directeur général. Pour l’instant, le trafic s’est délocalisé sur la voie publique. »

« Leur système quasi industriel et très libéral est redoutable, estime un policier de Seine-Saint-Denis. La main-d’œuvre est beaucoup plus fluctuante et mouvante qu’auparavant et l’organisation, parfaitement rodée : aucun d’eux ne transporte de grandes quantités, si bien qu’ils ne restent pas longtemps en prison. Le tout rend les réseaux particulièrement difficiles à démanteler. » Pour nous ce serait dix ans de prison non négociables pour le moindre gramme la première fois, vingt ans en cas de récidive et la perpette au-delà (à défaut du rétablissement de la peine de mort)…Sans compter la perte de la nationalité et l’expulsion et, surtout, le nettoyage par les forces armées de ces quartiers gangrenés, rue par rue, immeuble par immeuble, des caves aux terrasses (Lire « 1977 » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/26/bulletin-climatique-quotidien-26-janvier-2015de-la-republique-francaise/).

Mais il y a aujourd’hui un autre problème de taille, « le rajeunissement des petites mains du trafic », souligne le sociologue Marwan Mohammed, auteur d’un rapport de recherche sur « L’implication des mineurs dans le trafic de stupéfiants » (décembre 2016) – les moins de 13 ans ne sont pas sanctionnés pénalement.

Fin avril, une soixantaine d’habitants se sont rassemblés devant la préfecture de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, pour manifester leur colère et leur ras-le-bol. Leur principale requête ? L’augmentation des effectifs des forces de l’ordre« Si nous avions le même ratio de policiers par rapport au nombre d’habitants que dans le 18arrondissement de Paris, nous devrions en avoir 200 de plus !, s’époumone Stéphane Peu, président de Plaine Commune Habitat et candidat de La Gauche debout – investi à la fois par La France insoumise et le Parti communiste – dans la 2e circonscription du département. Nous subissons une vraie discrimination territoriale. » Ce jour-là, le préfet ne les a pas reçus. Il attend de savoir comment le vent va tourner…Et le rendez-vous est reporté après les législatives. En attendant, à la cité Gaston-Dourdin, Geneviève continue de « raser les murs ».

Nous l’avons écrit sur notre blogue quasiment chaque jour depuis plus de cinq ans maintenant, le déferlement de hordes migrantes sur notre territoire et les conséquences de cette tragédie ajoutées à la lâcheté de nos dirigeants politiques et à la dhimmitude de beaucoup d’édiles comme de magistrats, constituent le problème le plus grave que la France ait à connaître de toute son histoire.

Mais, existe-t-il la moindre ébauche de réponse crédible à tout ce que nous venons de décrire et d’évoquer dans le programme électoral soumis par Emmanuel Macron aux suffrages des Français ? Cherchez bien !

La réponse est simple, c’est

 

Gageons qu’avant longtemps beaucoup diront, la larme à l’oeil, «  Je suis stupide, j’ai voté Macron ! « 

Le 10 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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