Chronique d’une imposture annoncée : MONSIEUR 13% !

12 Juin

Le taux d’abstention au premier tour des élections législatives d’hier dimanche 11 juin a battu tous les records avec plus de 51% des électeurs qui ont boudé des urnes…pré-remplies par la machine infernale médiatique qui annonçait un raz-de-marée du parti d’Emmanuel Macron. Il faisait beau, la journée était douce alors à quoi bon se déplacer pour ne finalement rien changer au résultat annoncé ?

Sauf que c’est ainsi que l’on donne carte blanche à d’autres pour faire des choix essentiels…et que la tyrannie peut librement et insidieusement s’installer. Après cela, il ne faudra pas venir pleurnicher.

Mais qu’en est-il réellement de ces fameux résultats ?

Les candidats du président de la République, LRM et MoDem réunis, totalisent 32,32 % des suffrages exprimés au premier tour, soit près d’un tiers des voix. Mais cela ne représente en définitive que 15,39 % de l’électorat. Et encore, avec son seul parti de La République en marche (LRM), Emmanuel Macron atteint à peine 13% des électeurs inscrits !

MONSIEUR 13%

Et encore faudra-t-il voir après le second tour combien d’entre eux sont élus en recueillant plus de 30 % des inscrits. En dessous de ce seuil théorique, la fragilité de l’élection est réelle. Et les risques de retour de boomerang accrus.

Seuls 59 départements ont connu une participation supérieure à 50 %. C’est dans la Lozère que l’on a le plus voté en métropole, avec une participation de 59,4 %. Viennent ensuite le Lot (58,4 %), l’Aveyron (58,4 %), les Côtes-d’Armor (57,9 %) et le Gers (57,5 %). Des départements somme toute peu peuplés.

A l’inverse, en dehors des circonscriptions des Français de l’étranger, où l’abstention a dépassé 80 %, et de la plupart des collectivités d’outre-mer, le département métropolitain où la participation a été la plus faible est la Seine-Saint-Denis, avec une abstention de 60,7 %. Elle est suivie par la Moselle (57,4 % d’abstention), le Val-d’Oise (56,1 %), la Seine-et-Marne (54,9 %) et le Haut-Rhin (54,3 %).

En métropole, le record d’abstention par circonscription est atteint dans la 8e circonscription du Val-d’Oise, où 67,9 % des électeurs ne se sont pas déplacés. Le député sortant François Pupponi (PS) y arrive en tête avec 38,4 % des suffrages – aucun candidat de La République en marche (LRM) ne lui était opposé –, mais cela signifie qu’à peine 11,9 % des électeurs ont voté pour lui.

Autre exemple dans la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, où le taux d’abstention s’élève à 67,4 %. Les deux candidats arrivés en tête, Sophie Grech (Front national, 23,1 %) et Saïd Ahamada (LRM, 19,9 %), réunissent respectivement sur leurs noms 7,3 % et 6,3 % des électeurs inscrits.

Enfin, dans la 2e circonscription de la Seine-Saint-Denis, celle du député sortant Mathieu Hanotin (PS), éliminé dès le premier tour, le candidat de La France insoumise, Stéphane Peu, arrive en tête avec 27,7 % des suffrages devant la candidate LRM, Véronique Avril (20,7 % – celle qui louait il y a peu un taudis de 23 m2 à  cinq migrants pour 650 euros/mois !). Mais l’un et l’autre ne totalisent respectivement que 8,8 % et 6,6 % des électeurs inscrits.

A l’autre bout de l’éventail abstentionniste, les plus forts taux de participation sont atteints dans des circonscriptions parisiennes dans lesquelles règne l’entre-soi des bobos de la capitale. En tête du palmarès, la 11e circonscription de Paris, avec 62,3 % de participation : une circonscription, il est vrai, qui focalisait l’attention. La ministre des affaires européennes, Marielle de Sarnez (LRM-MoDem), y arrive en tête avec 40,6 % des suffrages, soit un quart seulement de l’électorat.

                           https://reporterre.net/Le-sortilege-oligarchique

Vous l’aurez compris, nous sommes en droit de nous interroger sur la légitimité de ce nouveau pouvoir tout autant que sur ses réels perspectives de pérennité.

Verrons-nous alors, comme semblait l’espérer J-G. Malliarakis (http://www.insolent.fr), les opposants à la vaguelette macronienne se relever très vite et se rassembler pour barrer la route aux candidats officiels ?

Le 12 juin 2017.

  Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “Chronique d’une imposture annoncée : MONSIEUR 13% !”

  1. alaintexier juin 14, 2017 à 4:11 #

    Le vote des Français aux Législatives 2017 :
    Intelligence vraiment ? Lassitude sûrement .

    Par Christian Vanneste
    Homme politique
    Président du Rassemblement pour la France, Président de La Droite Libre ,ancien député U
    MP,

    Au delà des bavardages stériles des commentateurs politiques, une seule question se pose :
    le vote des Français lors du premier tour des élections législatives de 2017 a-t-il été intelligent ou l’un des plus stupides de notre histoire ?
    Un seul argument plaide, hélas, en faveur de l’intelligence : une majorité d’électeurs, suivant la logique de la Ve République, a offert au Président élu une majorité à l’Assemblée nationale pour lui permettre de mener sa politique.

    En revanche, les raisons de penser que la démocratie française a connu un véritable trou d’air, hier, sont nombreuses.
    D’abord, s’il s’agissait d’un choix enthousiaste pour un homme et un projet, alors l’intention du fondateur de nos institutions serait sans doute respectée. Mais il n’en est rien. Un candidat peu connu, surgi tardivement, muni plus tardivement encore d’un programme flou, a été élu, en premier lieu grâce à une machination médiatique et judiciaire contre celui qui représentait une alternance claire, et ensuite face à Marine Le Pen, et avec une participation faible pour un second tour d’élection présidentielle. Dans les deux cas, le vote a moins consisté dans un choix que dans un rejet. Hier, les électeurs ont été nombreux à s’abstenir, comme s’ils se désintéressaient du sujet, et ceux qui se sont exprimés ont surtout sanctionné les partis qui jusqu’à présent organisaient le débat démocratique.
    Autrement dit, la volonté de changement l’a largement emporté sur la perception du but poursuivi à travers celui-ci. Donner à un homme jeune, qu’aucune action insigne au service de la France n’a illustré, de pareils pouvoirs relève d’une désinvolture criminelle. Lui permettre de gouverner avec une nuée d’amateurs ignorants du fonctionnement de nos institutions accroît le sentiment d’une légèreté inouïe du corps électoral. Que penser, enfin, de l’irresponsabilité des citoyens qui ont laissé faire, sont allés profiter du beau temps sans trop savoir ce que ce caprice d’un jour allait leur faire subir, sur le plan fiscal notamment, pendant cinq ans. Le raz-de-marée du parti unique fondé sur la pensée unique dont le Président est un adepte et la fuite des électeurs sont des signes inquiétants pour une démocratie en danger.

    Le triomphe d’En Marche ! est, par ailleurs, une redoutable illusion. Loin de bâtir l’avenir avec des matériaux nouveaux, il recycle largement pour inaugurer une période d’incertitudes et de troubles dans un champ de ruines abandonné par les partis en capilotade. La chute du Parti socialiste est une punition méritée et son anéantissement serait une merveilleuse nouvelle si beaucoup de ses membres ne s’étaient fardés et reconvertis en « marcheurs ».

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