Billet d’humeur du sieur Du Plessis : ils sont indécrottables.

13 Juin

Qui ne connaît pas la cité de La Villeneuve, à Grenoble ? De bien triste mémoire depuis 2014-2015. Mais, après tout ne l’avions-nous pas prédit ? (Lire « Un jugement d’une honteuse clémence » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/12/14/bulletin-climatique-quotidien-14-decembre-2015de-la-republique-francaise/). Souvenez-vous d’ailleurs de notre conclusion de cet article :

«  Avec de tels verdicts vous pouvez être assurés que le message sera entendu dans nos banlieues.« 

Pensez-vous que, malgré nos craintes, ces graves évènements de 2014, adoucis par la clémence du tribunal ne cherchant qu’à acheter la paix civile, aient pu servir de leçon à ces  » Chances pour la France « , choyées par la République, gavées des crédits sans limite de la politique de la ville (plus de 100 milliards d’euros y ont été dépensés en pure perte), bénéficiant de conditions d’étude sans cesse optimisées ? Jusque dans le programme électoral d’Emmanuel Macron : 12 élèves par classe dans les zones d’éducation prioritaire. Conditions qu’aucun de nos enfants, nés Français de souche, ne connaîtra jamais.

Eh bien non !

Car un incendie d’origine criminelle a ravagé dans la nuit de samedi à dimanche le collège Lucie-Aubrac, situé à La Villeneuve, ce fameux quartier malfamé de Grenoble dont nous venons de parler.

« L’incendie, qui a nécessité l’intervention de 75 sapeurs-pompiers, a débuté à 02 h du matin et les dégâts sont très importants. Il a été éteint vers 11 h », ont précisé les pompiers.

Selon le directeur de cabinet du préfet, Alexander Grimaud, qui s’est rendu sur place, « des pneus, préalablement déposés à l’entrée du collège, ont été embrasés volontairement. À son arrivée sur place, une première équipe de pompiers a été caillassée par plusieurs bandes de ces racailles, retardant les opérations, et le feu s’est propagé à l’intérieur du collège », a-t-il ajouté.

La préfecture de l’Isère précise que si les salles de classe situées en bas de l’établissement ont été épargnées, les flammes ont rapidement gagné la toiture par celles du premier étage et dégradé la structure métallique du bâtiment par le haut.

« Ce genre d’acte est totalement intolérable. En incendiant un établissement scolaire, ce sont les valeurs de la République qui prennent feu », a réagi M. Grimaud, soulignant vouloir passer « un message de fermeté ». Combien de fois n’a-t-on pas entendu ces mêmes phrases dans la bouche de Manuel Valls, de Bernard Cazeneuve ou même de François Hollande ? Pour quel résultat ?

Le maire de Grenoble Éric Piolle s’est également rendu sur les lieux du sinistre, indiquant que les 350 collégiens allaient être répartis dans d’autres établissements. Une réunion s’est tenue dans la matinée à la Préfecture à cet effet.

Sur les réseaux sociaux, l’élu a condamné « avec force » cet incendie. « Incendier un collège, lieu d’émancipation et de découverte, c’est attaquer la jeunesse et la République », a-t-il déploré.

De son côté, le président du département de l’Isère Jean-Pierre Barbier s’est dit « choqué par […] ce vandalisme contre l’éducation, cette mise à sac de lieux de vie ». Ajoutant que « Les jeunes qui s’en sont pris au collège piétinent tous les efforts qui ont pu être faits pour en faire de véritables citoyens intégrés à notre société. Ils ruinent toutes les bonnes volontés. Ce sont de véritables criminels ». Hélas, tous oublient que tout ce qui est « émancipation« , « découverte » et même CULTURE est étranger à ces populations de sauvages indécrottables.

Situé en zone d’éducation prioritaire, le collège Lucie-Aubrac, dans le quartier de l’Arlequin, au cœur de l’ensemble de La Villeneuve de Grenoble, est doté d’une architecture originale qui évoque une soucoupe volante. Sans doute par métonymie architecturale voulant évoquer un monde extra-terrestre…

En juin 2009, le gymnase situé à quelques centaines de mètres du collège avait également été détruit dans un incendie volontaire : « Perseverare diabolicum« .

Mais, notez aussi que, cerise sur le gâteau, M. Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, qui séjournait, comme la plupart des week-ends, dans sa bonne ville de Lyon…n’a pas daigné se déplacer à Grenoble (112 km) pour témoigner de sa compassion et, mieux encore, pour affirmer la fermeté du gouvernement dans la lutte sans relâche contre les violences urbaines, même venues d’ailleurs ! Ce détail en dit long sur la volonté réelle du nouveau pouvoir d’éradiquer les vers qui sont dans le fruit.

Nous aurons sans aucun doute à en reparler avant longtemps.

Le 13 juin 2017.
Du Plessis.

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