L’Union européenne est une calamité mais, avec Emmanuel Macron, ce sera…encore plus d’Europe.

17 Juin

À quelques jours du premier Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, Emmanuel Macron se sent pousser des ailes et il s’active. C’est ainsi qu’il vient de rencontrer à l’Elysée le président du Conseil espagnol, Mariano Rajoy, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, et le Premier ministre estonien, Jurï Ratas. Et,dès le début de la semaine, il s’entretiendra avec des dirigeants d’Europe de l’Est, ce qui sera sans doute moins facile qu’avec ceux qui sont convaincus que  » moins l’Europe fonctionne et plus il faut d’Europe  » (comme autrefois le communisme).

Vendredi 16 juin, le président français a d’abord reçu le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, puis déjeuné avec le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui ont fait part de grandes convergences avec lui sur l’avenir de l’Union. Il a aussi reçu Jüri Ratas, Premier ministre de l’Estonie, pays qui présidera le Conseil de l’UE à partir de juillet,
l’assurant que la France serait  » un partenaire ambitieux et constructif  » et laissant entendre par là que nous sommes, avec lui, bien loin d’un indispensable  » Franxit « …

Ces dirigeants, comme auparavant la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, lui ont dit leur satisfaction de voir un pro-européen à
l’Elysée, déterminé à relancer l’Union pour enrayer le populisme qui, à leurs yeux, menace l’équilibre politique de nombreux Etats.

Pour souder ce noyau dur de l’UE, Emmanuel Macron prétend avoir deux atouts : avoir vaincu Marine Le Pen en défendant l’Europe et l’euro, réconfortant ainsi ses homologues, et porter un agenda dans la droite ligne de celui décidé par les Européens après le choc du vote pour le Brexit il y a un an et formalisé à Bratislava en septembre.

Avec Mariano Rajoy, Emmanuel Macron a assuré que  » l’Europe qui protège sur le plan social est en train de gagner du terrain mais il faut le faire de manière intelligente et non
antagoniste « , ce qui suppose de convaincre les pays de l’Est qu’ils y trouveront eux aussi leur intérêt. Ben voyons…Trouveront-ils aussi leur intérêt dans le projet de répartition des migrants, imposé sous la contrainte par Bruxelles ?

Mariano Rajoy a exprimé au côté du président français sa conviction que la relance de l’Europe était engagée. « L’Europe va vers plus d’intégration, plus de politique de défense, une plus grande politique commune en matière de sécurité, nous allons achever l’union bancaire, nous allons commencer à parler d’union budgétaire, de budget européen« , a-t-il déclaré.  » L’Europe, l’Europe, l’Europe… » disait le général de Gaulle :

Avec Mark Rutte, Emmanuel Macron a présenté ses réformes économiques et sociales comme une façon de rapprocher les modèles français et néerlandais et jeté les bases d’un travail commun sur l’Europe. « Les réformes que nous portons l’un et l’autre nous rapprochent et rapprochent nos deux pays qui sont face à des défis communs, celui de la compétitivité, celui d’économies qui sont à rendre plus attractives dans un monde ouvert« , a-t-il dit lors d’une déclaration conjointe.

Pour faire bonne mesure, il a souligné que Mark Rutte et lui-même avaient affronté des extrémistes et des populistes, portés par une hostilité envers l’Europe, lors des récentes élections. « Cette Europe qui protège que nous allons promouvoir, c’est celle qui nous conduira dans les prochains mois à renégocier la directive travailleurs détachés« , a-t-il dit, en soulignant que le compromis initialement proposé n’était pas satisfaisant.
« Mon souhait, c’est que nous puissions construire en profondeur un accord beaucoup plus exigeant qui permettra d’arrêter avec le dumping social en Europe« , a-t-il poursuivi. Et c’est bien ce que nous disions :  » cette affaire est un raté évident mais, ce n’est pas grave, on la laisse en place après quelques petits bricolages pour faire passer la pilule auprès des opinions publiques ignorantes .« 

Ces gens-là sont prêts à tout pour survivre et, comme disait ma grand-mère,

 » Ils avaleraient une souris et la queue dépasserait qu’ils diraient que c’est pas vrai  » !

Le 17 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “L’Union européenne est une calamité mais, avec Emmanuel Macron, ce sera…encore plus d’Europe.”

  1. Hervé J. VOLTO juin 19, 2017 à 10:59 #

    Le Général De Gaulle pensait à la France dans l’Europe -comme à l’époque de Napoléon I° et Nicolas sarkosy semblait vouloir aller dans le même sens- pas l’Europe dans la France…

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  1. Conseil dans l’espérance du roi:’Union européenne est une calamité mais, avec Emmanuel Macron, ce sera…encore plus d’Europe. | actualitserlande - juin 19, 2017

    […] L’Union européenne est une calamité mais, avec Emmanuel Macron, ce sera…encore plus d’Europ… […]

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