DURA LEX SED LEX.

18 Juin

 » La loi est dure mais c’est la loi. »

Nul n’ignore plus que l’une des principales missions (car ce sont d’authentiques missionnaires de la cause immigrationniste) de nos médias officiels consiste à faire pleurer dans les chaumières sur le sort des migrants illégaux, surtout si on peut les qualifier de «  mineurs non accompagnés  » (entendez qu’il s’agit de créatures étrangères à notre culture, jetées sur les chemins caillouteux de leurs pays puis dans les rafiots des négriers par leurs familles pléthoriques, impécunieuses et fatalistes pour aller se faire nourrir et éduquer par les pigeons des pays où perdurent encore les bienfaits de la charité chrétienne…).

En voici un exemple colporté par le journal Le Monde, organe officiel de la pensée conforme et obligatoire (http://abonnes.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/06/17/les-meilleurs-eleves-de-la-classe-d-un-internat-d-amiens-risquent-de-dormir-dehors-cet-ete_5146303_1654200.html#xtor=AL-32280270).

«  Au lycée professionnel de l’Acheuléen, à Amiens, l’été n’est pas encore arrivé que l’internat semble déjà déserté par ses élèves. Les cent cinquante pensionnaires de l’établissement ont presque tous quitté la torpeur de l’internat avec l’enthousiasme, chaque année renouvelé, de ceux qui attendent la saison estivale, et avec elle, une promesse de liberté. Hamidou, Rony, Rossy, Ibrahim, Moussa, Merphy, et Bamory souhaiteraient, eux, que les vacances n’arrivent jamais. » Nous raconte la journaliste.

Car cette dizaine d’élèves, venus d’Afrique sub-saharienne, ont un point commun : tous se sont introduits frauduleusement dans notre pays, via l’Espagne et l’Italie, à partir des côtes marocaines ou libyennes et aucun ne dispose du moindre document administratif autorisant le séjour en France.

AUCUN NE DEVRAIT DONC ÊTRE AUTORISÉ À RESTER EN FRANCE ET MOINS ENCORE À Y ÊTRE SCOLARISÉ : DURA LEX SED LEX.

Avec la fin de l’année scolaire, synonyme de fermeture du lycée, ces élèves en cursus métiers du bâtiment (que savent-ils faire d’autre que monter des murs de pisé ou chauler quelques briquettes de terre crue ?) devront quitter les murs de l’internat, où ils logent dans des chambres de quatre lits. « Ici, c’est mieux », commente, peu loquace, Hamidou, qui vit dans la crainte que tout s’arrête.

Dans cette pièce meublée de quatre penderies, Hamidou, qui étudie la métallerie depuis septembre, a rangé tout ce qu’il a : deux chemises et autant de tee-shirts, une doudoune et un déodorant que ses parents ne lui ont même pas donnés avant son départ de la Guinée. La Guinée ? Tiens, comme c’est curieux. C’est pourtant un pays qui n’est pas en guerre pas plus qu’il n’est dirigé par un tyran sanguinaire (Jean-Yves Le Drian lui même ne parlait-il pas cette semaine encore de son «  ami le président Alpha Condé « ). Ce n’est donc pas un réfugié au sens précis du terme mais un migrant économique clandestin :

COMMENT PEUT-IL ÊTRE AUTORISÉ À RESTER EN FRANCE ET MOINS ENCORE À Y ÊTRE SCOLARISÉ : DURA LEX SED LEX.

Mais il y a autant de récits de ce type que de migrants scolarisés désormais au lycée professionnel de l’Acheuléen. Treize au total. « Sur l’ensemble d’Amiens, une quarantaine de jeunes sont concernés par la situation », avoue même Martine Tekaya, de l’association Réseau éducation sans frontières (RESF), qui précise qu’il s’agit de jeunes recensés par l’association, « mais qu’ils sont en réalité beaucoup plus ».

Parmi ces migrants du lycée professionnel, les profils sont variés. Il y a ceux, les plus « chanceux » mais les plus rares, dont le statut de mineur a été reconnu, comme Mouhamed. Demandez-lui son âge, le jeune homme de « 16 ans et demi » répond invariablement par la date précise de sa naissance : « 21 janvier 2001 ». Une date qui a été maintes fois mise en doute durant son périple, qu’il a accompli seul, parti de la Côte d’Ivoire, qu’il a laissée derrière lui un jour de décembre 2016, « après un conflit familial ». La côte d’Ivoire ? Tiens, comme c’est curieux. C’est pourtant un pays qui, lui non plus, n’est pas en guerre pas plus qu’il n’est dirigé par un tyran sanguinaire…Alassane Ouatara, son président, n’a-t-il pas été largement aidé dans sa prise de pouvoir en 2012-2013 par les gouvernements de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande ?

COMMENT PEUT-IL ÊTRE AUTORISÉ À RESTER EN FRANCE ET MOINS ENCORE À Y ÊTRE SCOLARISÉ : DURA LEX SED LEX.

Contrairement à de nombreux autres, Mouhamed a été reconnu mineur à la suite d’un « test osseux ». Mais les autres… C’est pour eux que le lobby immigrationniste d’Amiens se mobilise. Et pour les majeurs scolarisés qui, eux aussi, risquent d’appeler le 115 du SAMU social pour avoir un toit où dormir.

Avant d’être logé au lycée professionnel, où il entrera en première à la rentrée, Moussa, un Sénégalais de 22 ans (un âge auquel il pourrait travailler chez lui depuis longtemps) a passé plusieurs nuits dehors, entrecoupées de passage au SAMU social. Il en garde un souvenir amer, nourri par l’indigence des conditions de vie, les vols et la saleté de ses congénères.

Après des mois dans les rues d’Amiens, il décide de lui-même de frapper à la porte du proviseur du lycée professionnel de l’Acheuléen dont on lui a vanté la chaleur de l’accueil, et qu’il appelle « son excellence », comme un leitmotiv. Un troublant souvenir du passé colonial ?

« On n’a pas la meilleure vie qui soit, on demande juste un endroit pour dormir, pour continuer nos études. C’est mon rêve depuis toujours de travailler en France », résume Mouhamed, scolarisé depuis mars, qui sort fièrement son bulletin scolaire, où sont inscrits des « débuts prometteurs », malgré une arrivée tardive dans l’établissement. Pour la suite,  » Carpe diem, quam minimum credula postero « .

ET POURTANT, AUCUN NE DEVRAIT ÊTRE AUTORISÉ À RESTER EN FRANCE ET MOINS ENCORE À Y ÊTRE SCOLARISÉ : DURA LEX SED LEX.

« Personne ne les laissera dehors, on trouvera une solution », prévient Claire, qui cette année a hébergé deux jeunes migrants pendant les petites vacances scolaires et le week-end, quand l’internat est fermé. La mère de deux enfants, qui s’est longtemps posé la question de comment venir le mieux en aide à ces adolescents, déplore que les citoyens doivent se substituer au désengagement de l’Etat : « L’Etat doit prendre sa responsabilité pour accompagner ces jeunes. Mais à la place, il compte sur nous. »

 

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