Anecdotique ? Pas tant que ça.

23 Juin
 Certes il fait chaud. Mais la température n’est pas plus clémente au Maghreb ou en Afrique sub-saharienne. Alors, pourquoi ne pas se faire plaisir en vidant les citernes et autres nappes phréatiques d’Ile-de-France. Surtout quand  » ça ne coûte rien (puisque) c’est l’Etat qui paie « , comme disait François Hollande quand il existait encore !

Mais l’ouverture de bouches et poteaux incendie n’est pas sans conséquence. 150 000 m3 d’eau, soit l’équivalent de 60 piscines olympiques, ont été perdus, mercredi 21 juin, en Île-de-France, annonce Veolia dans un communiqué, jeudi. Ce phénomène atteint une ampleur jamais égalée selon l’entreprise, qui dénonce une situation « critique ».

Sur le territoire du Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF), qui assure l’alimentation quotidienne de 4,5 millions d’usagers, et desservant 150 communes réparties sur sept départements d’Île-de-France, hors Paris, le volume d’eau distribué mercredi a augmenté de près de 50%. Cela représente près de 500 appareils ouverts. En voici une petite démonstration (observez bien la faune des utilisateurs-trices-) :

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Ffranceinfovideo%2Fvideos%2F1568221449888014%2F&show_text=0&width=560

Veolia estime aussi que depuis le 26 mai, 600 millions de litres d’eau ont été gaspillés sur la région francilienne.

Vous remarquerez que les voleurs d’eau sont quand même très colorés…

Le phénomène touche aussi la région des Hauts-de-France. L’entreprise dénombre 600 ouvertures de bouches à incendie depuis quatre semaines. Les communes les plus touchées sont Lille, Tourcoing et Roubaix. A Calais, c’est interdit…

Mais, en plus, ces ouvertures intempestives sont dangereuses selon. Outre les centaines de milliers de mètres cubes d’eau potable perdus, elles rendent les appareils inutilisables en cas d’incendie et entraînent une chute de pression qui met à mal la lutte contre le feu comme l’exploitation du service de l’eau potable.

Ces comportements « irresponsables », selon l’entreprise, engendrent aussi l’inondation des voies de circulation, des parkings et des caves, des dommages aux véhicules et des risques d’accidents, et même des blessures dues à la forte pression de l’eau qui jaillit du réseau et peut former un geyser de 5 à 6 mètres de haut. Par ailleurs, les baisses de pression dans le réseau fragilisent les canalisations et entraînent des manques d’eau dans les immeubles…

Mais qui s’en soucie ? Certainement pas toutes ces « Chances pour la France« . Nous les nourrissions déjà. Nous tentions même (avec les succès que l’on sait) de les éduquer un tant soit peu. Voilà qu’il faut à présent les doucher aux frais de la collectivité ! Ils nous auront décidément tout fait.

Il n’est pourtant pas si loin le temps où leurs grands-pères étaient « guerrab » (porteur d’eau) et savaient combien l’eau est précieuse…

Le 23 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

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