Non seulement nos dirigeants politiques sont fous mais ce sont des incapables…

28 Juin

Croyez-vous que notre pays n’est envahi que par des migrants maghrébins ou africains sub-sahariens ? Pas du tout. Il y a aussi, et pour une large part, les migrants économiques originaires des Balkans, Albanais et Kosovars en tête.

D’ailleurs, en  2016, les Albanais ont été la deuxième nationalité enfermée dans des centres de rétentions administratifs (CRA), relève le bilan annuel des cinq associations présentes dans les centres (Assfam, Forum réfugiés, France terre d’asile, Cimade et Ordre de Malte), rendu public mardi 27  juin. Ces voisins de l’Union européenne, qui n’ont pour l’heure pas besoin de visa pour venir à Paris (première erreur conséquente), représentent à eux seuls 11  % des étrangers qui ont fréquenté un centre de rétention administrative durant l’année. Ils arrivent en deuxième position des nationalités les plus enfermées, derrière les Algériens (12,4  %). Interpellés le plus souvent parce qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux ou pas d’assurance-maladie.

Dans 80  % des cas, les préfets parviennent à renvoyer les Albanais, dans 85,6  % les Roumains, ce qui permet de rehausser les statistiques administratives et de faire illusion. Mais à quel prix.

Ainsi, l’histoire de Yazin, Albanais de 20 ans scolarisé (deuxième erreur conséquente) dans un lycée professionnel de Suresnes (Hauts-de-Seine) sans permis de séjour, est intercepté…par un contrôle routier des plus banals avec son père et son frère également en séjour illégal. Après un court séjour en CRA et une éphémère manifestation de lycéens et de professeurs de son établissement, il est conduit à l’aéroport.  » On était cinq Albanais, il y avait dix policiers. Ils nous ont dit que de toute manière on repartirait et qu’il valait mieux qu’on ne résiste pas, alors on est montés « , résume Yazin. Coût de l’opération : 30 000  euros pour la location du petit avion privé vers Tirana et quelque 10 000  euros si l’on adjoint la mobilisation des dix policiers escorteurs et le séjour des trois personnes pendant un mois en rétention…

Les associations notent dans leur rapport annuel combien le fatalisme du renvoi semble intégré par les ressortissants de cette nationalité.  » La plupart ne font donc pas de recours contre leur enfermement ou leur éloignement, qui est ainsi exécuté beaucoup plus facilement qu’en moyenne « , précise le document. Il faut dire que dans le Pas-de-Calais, 38  % des enfermements concernent des Albanais et qu’en Seine-Maritime ce taux monte même à 47  %. A Paris aussi, les Albanais sont des habitués de la rétention puisqu’en  2016 la moitié des éloignements a concerné des ressortissants de cette nationalité. Mais la raison de ce fatalisme n’a rien à voir avec leurs traditions culturelles. Il est tout simplement dû au fait que aussitôt renvoyés…ils sont de retour !

Aujourd’hui, Yazin est effectivement revenu en France. Il a terminé les examens de son CAP électricité, et attend les résultats. Son père a repris le travail et son frère cherche un employeur…Comment voulez-vous que les décisions administratives ou judiciaires de l’Etat français soient prises au sérieux et respectées ?

Le retour express de cette famille est une illustration de la faillite du système, mais les statistiques de la Direction générale des étrangers en France sont peu bavardes et se gardent bien de mettre en lien les renvois et les retours, qu’il s’agisse des Albanais ou des demandeurs d’asile renvoyés en Italie, mais revenant en deux jours… souvent même avant les policiers escorteurs.

En France, en  2016, le taux moyen de renvoi a été de 32  % depuis les centres de rétention. Ce qui signifie que, hormis pour les Albanais et les Roumains, la rétention est utilisée à d’autres fins que l’éloignement. Pour les associations, nombre de migrants ont été enfermés en  2016 pour les éloigner des zones de campement. Alors que Bernard Cazeneuve voulait vider la  » jungle  » de Calais, le centre de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais) a vu ses effectifs croître de 12  %, celui de Lille de 24  %.

Lorsqu’il était ministre de l’intérieur, M.  Cazeneuve a même utilisé des petits avions spécialement affrétés pour mettre en place une noria d’éloignements, loin de la frontière britannique. (Lire « Comment vider la Manche avec une cuillère à moka » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/10/21/bulletin-climatique-quotidien-21-octobre-2015-de-la-republique-francaise/).

Pour confirmer que ce système marche sur la tête, sachez que un tiers du total des 45 937 personnes placées en rétention en  2016 ont été libérées par un juge (32,3  %). Les préfectures elles-mêmes, pressentant que le juge leur donnerait tort, et souhaitant s’épargner ce moment, ont rendu la liberté à 16,6  % d’entre eux, avant leur présentation au tribunal.

En fait, la pratique n’a pas vraiment changé par rapport à l’année 2015. Elle s’est aggravée du point de vue du nombre de familles et d’enfants enfermés (+ 70  % entre 2015 et 2016), mais l’équilibre s’est fait différemment. Les privations de liberté ont été plus nombreuses en outre-mer, moins nombreuses en métropole (–  13  %), du fait notamment de la mobilisation des forces de l’ordre pour l’état d’urgence, qui a occupé les policiers à d’autres tâches.

Bref, tout ça pour ça…

Alors qu’il suffirait de modifier simplement la loi :

1/ tout séjour illégal sur le territoire français est interdit,

2/ tout migrant clandestin est expulsé après regroupement par nationalités pour simplifier les voyages de retour en charter (un Airbus A380 peut emporter jusqu’à 853 passager -en classe économique, faut pas rêver !- avec une autonomie de 15 700 km, ce qui ne représenterait que quelques allers simples). Ce qui constitue un sursis à exécution d’une peine automatique de relégation. Ses identités administratives et biologiques sont relevées pour valoir ce que de droit en cas de récidive,

3/ Tout migrant clandestin est informé que son éventuel retour en France entrainera ipso facto une relégation définitive dans un bagne approprié (comme nous l’avons déjà suggéré, nos Terres australes -Kerguelen, Crozet, etc.- feraient parfaitement l’affaire même s’il y fait moins chaud qu’au sud de la Méditerranée. Mais après tout ils n’avaient qu’à pas venir…).

Comme vous le voyez, les solutions ne manquent pas. Ce qui manque, c’est la volonté politique.

Le 28 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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4 Réponses to “Non seulement nos dirigeants politiques sont fous mais ce sont des incapables…”

  1. Hervé J. VOLTO juillet 1, 2017 à 11:52 #

    ILS NE SONT PAS FOUS. ILS SONT CRIMINELS !

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  1. Non seulement nos dirigeants politiques sont fous mais ils sont incapables-conseil dans l’espérance du roi | actualitserlande - juin 29, 2017

    […] Non seulement nos dirigeants politiques sont fous mais ils sont incapables.. […]

  2. Il y aura bientôt pire que Calais : PARIS !-conseil dans l’espérance du roi | actualitserlande - juillet 1, 2017

    […] https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/06/28/non-seulement-nos-dirigeants-politiques-s… […]

  3. Nouvel article sur conseil dans l’espérance du roi:À quand le prochain…camp ? | actualitserlande - juillet 10, 2017

    […] seulement nos dirigeants politiques sont fous mais ils sont incapables » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/06/28/non-seulement-nos-dirigeants-politiques-s…). conseilesperanceduroi | juillet 10, 2017 à 10:36 | Catégories : 3- Communiqués officiels du […]

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