La mort de Simone Veil : un non-évènement.

30 Juin

Refusant de nous joindre au coeur des pleureuses qui occupent l’intégralité de l’espace médiatique depuis que, ce matin, la nouvelle de la mort de Simone Veil leur est parvenue, nous nous contenterons de rééditer l’article que nous avions publié dans le Bulletin climatique de la République française du 26 novembre 2014, quarantième anniversaire de la loi portée par la défunte devant la représentation nationale et nommée depuis «  Loi Veil  » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/11/26/bulletin-climatique-quotidien-26-novembre-2014de-la-republique-francaise/) :

 » Un triste anniversaire

Le 26 novembre 1974 à 16 heures, Simone Veil montait à la tribune de l’Assemblée nationale et commençait son discours présentant la loi autorisant l’avortement  (dit « interruption volontaire de grossesse« ).

Lorsqu’en 1635 le Cardinal duc de Richelieu fonda, sous la protection du roi Louis XIII, l’Académie française, il n’imaginait pas que la plus prestigieuse des Sociétés savantes ne serait plus au XXI ème siècle que l’ombre de ce qu’il avait voulu en faire. Il n’imaginait pas non plus qu’elle pourrait un jour recevoir en son sein celle dont le seul mérite reconnu fut, sous la protection du Chef de l’Etat du moment et de son Premier Ministre, la rédaction d’une loi autorisant et banalisant l’avortement. Cette reception, glorifiée par la bien-pensance d’aujourd’hui, eut lieu le 18 mars 2010. Sic transit Gloria mundi…

On pourrait, certes, reconnaître à cette immortelle une possible conviction politique ou sociale à l’origine de son action, même s’il est difficile de la suivre sur le douloureux chemin qui lui fit alors préférer la souffrance des femmes à la vie des enfants.

Mais il est impossible de croire qu’elle n’ait pas pris conscience, au fil du temps, de son instrumentalisation par les tristes démagogues qui ont tenu sa main au nom de la culture de mort. Même si cela n’est pas dans l’air du temps, le reconnaitre aurait été honorable et versé à son crédit.

Depuis cette réception académique et quarante ans après la proposition de ladite loi, plusieurs rapports des autorités de santé ont été publiés sur les conséquences de celle-ci . Ils sont accablant et indignent le monde de la médecine l’amènant à de profondes réflexions autant qu’à de douloureuses remises en question. Ces rapports soulignent en effet le paradoxe de la situation française avec la coexistence de trois phénomènes en apparence contradictoires :

– le plus fort taux de natalité en Europe,

– un taux de diffusion des différentes méthodes contraceptives parmi les plus élévés au monde,

– mais, hélas, un taux d’avortements qui stagne au niveau consternant de plus de 222 000 par an (soit un avortement pour trois naissances !).

Tordons d’emblée le cou à la légende du taux élevé de natalité. En effet, nous refusons de confondre, comme le font malhonnêtement les media politiquement corrects, le taux de natalité des Françaises et la natalité en France. Le premier s’accroit modestement, le second rapidement, exprimant le poids de l’immigration qui submerge insidieusement notre pays. Pour en mesurer la réalité il suffit, comme nous l’avons fait, de fréquenter et d’observer de près les plus grandes maternités de France. Nicolas Dupont-Aignan l’avouait lui-même récemment au micro d’une radio de la bande FM: “30 % des naissances dans notre pays sont le fait des habitants des quartiers difficiles (sic)”. Chacun sait ce que cela veut dire et se passe de commentaire.

Nous nous attarderons davantage sur les deux autres “phénomènes en apparence contradictoires”. D’abord la diffusion des méthodes contraceptives: les campagnes d’information qui commencent, chacun le sait, dès l’école primaire puis s’étalent à longueur de colonnes dans toutes les revues destinées autant aux adultes qu’aux adolescents, mais aussi l’abondance de ces méthodes ont fait espérer naïvement que, chaque couple trouvant une réponse à ses préoccupations en la matière, les grossesses dites “non désirées” devaient logiquement devenir l’exception. Ceci fut d’ailleurs l’argument principal des promoteurs de la loi Veil.

En réalité ce fut finalement une faute et sans doute, pour certains, un mensonge (maquillés depuis en une simple utopie) car c’est précisément l’inverse qui s’est produit. Comme on pouvait s’yattendre, l’AVORTEMENT EST DEVENU UNE METHODE CONTRACEPTIVE A PART ENTIERE, même si on peut parfois la qualifier de “rattrapage” des échecs des méthodes usuelles. La raison en est simple: les méthodes contraceptives sont nombreuses certes mais souvent mal comprises et/ou mal utilisées. En particulier chez les jeunes qui constituent de ce fait, et dans le monde d’aujourd’hui où toutes les valeurs de tradition et de respect de la vie sont vouées aux gémonies, la cohorte la plus importante des recours à l’avortement banalisé et dépénalisé.

Les rapports de l’Inspection générale des Affaires sanitaires et sociales (IGAS) et de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) ont démontrét de façon indiscutable cette contradiction entre le taux de “couverture contraceptive” de la population et la pratique des avortements : 72 % de ceux-ci sont pratiqués sur des femmes utilisant (manifestement de façon inadéquate) une méthode contraceptive considérée comme efficace. Et c’est ainsi qu’environ 140 000 avortements (62 %) sont pratiqués chaque année sur des jeunes femmes entre 15 et 29 ans. Elles y sont d’ailleurs encouragées, ou pour le moins aidées, depuis 1982, par le remboursement de l’avortement par l’assurance maladie et, donc, le budget de la nation.

Ajoutez-y les campagnes récentes de dénigrement des contraceptifs les plus modernes ayant amené trop de femmes à ne plus utiliser de moyens efficaces de contraception (lire « Quand la bêtise d’Etat conduit au crime« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/11/09/quand-la-betise-detat-conduit-au-crime/) et vous comprendrez pourquoi le recours à l’avortement comme méthode contraceptive de remplacement s’installe dans la pratique sexuelles de nos compatriotes que la loi de 1974 a libérées de leurs états d’âme.

Quarante ans plus tard, doit-on en remercier Simone Veil ? « 

Il se suffit à lui-même.

Le 30 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “La mort de Simone Veil : un non-évènement.”

  1. alaintexier juillet 1, 2017 à 12:03 #

    DITES CE QUE VOUS PENSEZ DE LA GENERALISATION DE L’AVORTEMENT DONT SIMONE WEIL A POSE LA PREMIERE PIERRE en postant un peu partout SUR LES MOYENS ELECTRONIQUES DONT VOUS DISPOSEZ:
     » Je ne suis pas Simone ».

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  1. La mort de Simone Weil : un non-évènement-conseil dans l’espérance du roi | actualitserlande - juillet 1, 2017

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