Chronique d’une imposture annoncée : l’enfumeur.

5 Juil

 » Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent  » ont coutume de nous dire, depuis des générations, tous les hommes politiques de la République.  » Pas avec moi  » avait clamé Emmanuel Macron….avant d’être élu. Car, avec lui, demain, on raserait gratis.

Hélas !

1/ Avec un déficit public colossal, caché sous le tapis par le gouvernement précédent (dans lequel, rappelons-le, Emmanuel Macron fut…ministre de l’Economie de fin avril 2014 à fin août 2016), plus grand chose des promesses du candidat à l’élection présidentielle ne reste possible.

2/ D’autant qu’il ne dispose, comme unique remède à cette consternante réalité, que de vieilles recettes dans lesquelles on ne change que les condiments pour donner l’illusion de changer de plats.

Et cette imposture s’est étalée au grand jour, hier mardi 4 juillet, tout au long du discours de politique générale du Premier ministre, Edouard Philippe, qui commençait ainsi : « La France est dans les cordes et aucune esquive ne nous sauvera. »

L’enfumeur

Alors, les reculades commencent à s’empiler devant leurs yeux ébahis de ses électeurs. Jugez-en.

Promesse majeure du candidat Macron, la baisse de la taxe d’habitation sera bien mise en œuvre mais….pas avant « la fin du quinquennat », sans que le locataire de Matignon ne donne  de calendrier plus clair, quand une mise en place progressive en 2018-2019 était espérée par les contribuables.

En revanche, la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), elle, aura bien lieu et au plus tôt si l’on en croit le docteur Philippe-Diafoirus : « Nous avons anesthésié nos compatriotes à force de parler comme des comptables », mais « il y a une addiction française à la dépense publique » dont il faut se « désintoxiquer », a-t-il fait valoir : « aucun ministère, aucun opérateur, aucune niche fiscale » ne seront « sanctuarisés ».

D’ailleurs, pour ne pas vider trop vite les caisses de l’Etat, l’allégement de l’impôt sur la fortune et la transformation du crédit d’impôt pour la compétivité et l’emploi (CICE) en allégement de charges sont reportés, eux aussi, en 2019. La réforme, qui prévoit de recentrer l’ISF sur le seul patrimoine immobilier, « sera votée dès cette année, dans la loi de finances pour 2018, et entrera en vigueur en 2019 », a-t-il déclaré. Quant à la réduction de l’impôt sur les sociétés, elle  n’interviendra que par étapes pour passer de 33,3 % aujourd’hui à 25 % en 2022.

Et, malgré tout, 4 à 5 milliards d’euros (au moins) restent à trouver d’ici au prochain collectif budgétaire de l’automne. Nul doute que la partie n’est pas encore gagnée et que les promesses de ne pas accroître la pression fiscale ne restent, aujourd’hui…que des promesses.

Le 5 juillet 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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