Que sont devenues les prétentions de Najat Belkacem ?

8 Juil

De plus en plus nombreuses sont les matières dans lesquelles la pénurie de professeurs s’installe en France. Lettres modernes, lettres classiques, anglais, allemand, mathématiques, etc.… D’après les résultats du Capes externe 2017, connus désormais dans leur intégralité, 1 303 postes au total n’ont pas été pourvus à l’issue du concours de recrutement des enseignants du second degré. Soit 17  % du total.

Le faible nombre de candidats explique principalement le déficit, à quoi s’ajoute leur niveau. Lorsqu’il est jugé trop faible par le jury, celui-ci peut en effet décider de ne pas pourvoir tous les postes. Pour assurer la qualité du recrutement, le ministère de l’éducation nationale estime qu’il faudrait quatre candidats pour un poste. Dans certaines disciplines, on en est loin ! Mesurez-vous l’état catastrophique du niveau des étudiants ?

Les difficultés sont particulièrement fortes en langues. En anglais notamment, le nombre de candidats reçus est en forte baisse par rapport à la session 2016, où 1 055 avaient été admis. Ils ne sont plus que 847 cette année, 343 postes n’ayant pas été pourvus. La baisse est également spectaculaire au Capes externe d’allemand depuis 2012. A l’époque, 80  % des postes étaient pourvus. Depuis 2016, à peine la moitié le sont. Un effet, peut-être, de la réforme du collège qui a entraîné la disparition de nombreuses classes bilangues et probablement découragé des candidats. Cette année, 125 candidats seulement ont été admis, alors que le concours offrait 345 postes, soit seulement 36  % des postes ouverts.

Du côté des lettres classiques, où la pénurie est habituelle, seuls 85 des 230 postes offerts au concours ont été attribués (37  %). Ces dernières années, le nombre de postes pourvus a rarement dépassé les 40  %. En lettres modernes, le déficit reste modéré, à 12  %.

En mathématiques, dont le Capes a été entaché cette année d’une erreur de publication des résultats faisant apparaître des candidats admis qui ne l’étaient finalement pas, le nombre de postes non pourvus est important (374, soit 26  % du nombre de postes ouverts). La situation s’est toutefois globalement améliorée ces dernières années : depuis 2012, le nombre de postes ouverts a constamment augmenté ainsi que le nombre de postes pourvus, sans l’être jamais cependant intégralement.

Ces difficultés de recrutement ne sont pas nouvelles : le nombre de candidats aux concours a  baissé dès l’année 2004, avec une accélération à partir de 2011.

Comment l’expliquer ? Experts de la profession et syndicats citent, pêle-mêle, le déficit d’image de la profession, l’affectation géographique liée au statut de fonctionnaire d’Etat et la rémunération, dans la moyenne basse des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Dans certaines disciplines, comme les mathématiques ou l’anglais, les carrières sont en outre plus rémunératrices hors enseignement.

Dans un rapport publié en novembre  2016, le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) expliquait quant à lui cette crise par les  » à-coups « successifs des politiques de recrutement. A la période de disette sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy et ses 80 000 suppressions de postes a succédé une phase de recrutement plus intensive. En  2012, François Hollande est élu président de la République. Il avait fait de la création de 60 000 postes un slogan de campagne. Mais les étudiants, échaudés par la politique menée précédemment, n’ont pas massivement répondu à l’appel d’air créé par la gauche (Lire « Le plan com de Najat Belkacem » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/05/15/bulletin-climatique-quotidien-15-mai-2015de-la-republique-francaise/).

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, semble vouloir jouer la continuité. Dans le courrier qu’il a adressé à tous les personnels, jeudi 6  juillet, il salue  » la mission la plus noble qui soit « . Reste que le gouvernement, engagé dans une politique de maîtrise de la dépense publique, entend supprimer 120 000 postes de fonctionnaires.

Sur le terrain, les syndicats d’enseignants craignent les conséquences de la persistance des difficultés de recrutement. Les rectorats sont contraints de faire appel à de nombreux contractuels, peu ou pas formés.  » Le recours massif aux contractuels est concentré dans certaines académies, comme les territoires d’outre-mer, et sur les collèges de l’éducation prioritaire, précise Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du SGEN-CFDT. Or, c’est justement à ces endroits que les élèves ont le plus besoin d’avoir des équipes stables et des personnels formés.  » Mais ceux aussi où cette triste situation…n’aggrave pas grand chose !

Comprenez-vous pourquoi Najat Belkacem oeuvrait avec tant d’ardeur pour étendre  » la médiocrité pour tous » ?

Le 8 juillet 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “Que sont devenues les prétentions de Najat Belkacem ?”

  1. Vallier juillet 9, 2017 à 12:50 #

    Sous Benoît Hamon c’était pire mais les pédophiles gai.e de Belcacems sont rois désormais.Mets ta belle écharpe de couleur najat y a 150000 familles dans la rue Tata Taubira a encore plié sous son neveu.Elle chante.Moi c’est Lalleluia.Gloire au Seigneur.

  2. Hervé J. VOLTO juillet 9, 2017 à 10:07 #

    Njat : en mini-jupe, les plus belles fesses du Gouvernement Walls, sous la présidence de François Hollande. Mais celà ne suffit pas pour gouverner un ministère…

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