Billet d’humeur du sieur Du Plessis : n’en doutez pas, ce sera plus agréable que des vacances au fort de Brégançon.

10 Juil

On ne choisit pas sa famille, mais chacun sait que l’on choisit ses amis. C’est ce que rappelle l’association environnementale corse U Levante à propos de Pierre Ferracci, président du Paris Football Club mais, surtout, ami d’Emmanuel Macron.

Cette association s’est fâchée après la décision de la Cour d’appel de Bastia de ne pas détruire deux villas, appartenant à Pierre Ferracci, situées sur un site protégé de la baie de Rondinara, près de Bonifacio (Corse-du-Sud) mais réalisées sans permis de construire.

Baie de Rondinara

Les juges de Bastia ont certes condamné le propriétaire de ces deux constructions à une amende d’un million d’euros mais sans exiger la démolition des deux maisons. « C’est un endroit totalement vierge, en plein espace remarquable, qui a une des plus fortes protections. Le terrain est maintenant ravagé », a regretté Lisandru Plasenzotti, membre de l’association U Levante, partie civile, avec l’Association bonifacienne comprendre et défendre l’environnement (ABCDE), à l’origine de l’appel dans ce dossier.

Le 8 février 2016, en première instance, la chambre correctionnelle du TGI d’Ajaccio avait déclaré la SCI Tour de Sponsaglia, représentée par Pierre Ferracci, coupable d’avoir, entre 2010 et 2013, construit deux villas non autorisées par un permis de construire et l’avait condamné à un million d’euros d’amende, mais pas à la démolition des bâtiments. Et ce mercredi, la Cour d’appel de Bastia a confirmé cette décision.

L’homme au cœur de l’affaire, c’est Pierre Ferracci, businessman, père de Marc Ferracci, un ami intime d’Emmanuel Macron : « Pierre Ferracci n’est pas en effet n’importe qui. Fils d’Albert Ferracci, figure de la Résistance et responsable du parti communiste, il préside la société de conseils Alfa et le Paris Football Club », précise France Bleu Corse. « L’amende d’un million d’euros est certes élevée mais elle reste futile pour ce genre de personnes. Cette affaire est gravissime car elle crée une jurisprudence qui peut ouvrir la porte à n’importe quoi pour des gens avec de l’argent », regrette Lisandru Plasenzotti.

Le chancre des villa Ferracci à Rondinara

« Si une famille puissante (financièrement et relationnellement) se permet de construire, sans permis, dans un lieu protégé, vierge, (…) et n’est condamnée qu’à une amende (faible comparée à la valeur estimée des deux villas), sans obligation de détruire, la porte s’ouvre pour une bétonisation illimitée de lieux, pour l’instant indemnes, par des personnes fortunées qui se moqueront d’avoir à payer une amende », renchérit l’association dans son communiqué. « Aucune amende ne peut compenser la flétrissure et seule la démolition et la remise en état pouvaient effacer la souillure », conclut-elle.

Rien n’a changé depuis Jean de La Fontaine et,  » Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir « .

Le 10 juillet 2017.
Du Plessis

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3 Réponses to “Billet d’humeur du sieur Du Plessis : n’en doutez pas, ce sera plus agréable que des vacances au fort de Brégançon.”

  1. Colette B. juillet 10, 2017 à 2:52 #

    Mais je croyais que les Corses savaient dynamiter les maisons qui les dérangeaient…. C’est la solution, non?

  2. Hervé J. VOLTO juillet 12, 2017 à 10:38 #

    De l’autre côté des Alpes, les constructions sauvage sont légions. Les Corses ne sont-ils pas des italiens Françisés sous Louis XV ?

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