Djihadistes français : un cas d’école.

19 Juil

Depuis que le Conseil dans l’Espérance du Roi exprime ses propositions ou parfois même ses exigences face à la situation politique actuelle de notre pays, nous avons toujours revendiqué les deux règles suivantes en matière de djihadisme :

1/ notre opposition à toutes les tentatives de rétention des islamistes français candidats au départ vers les zones de guerre du Proche-Orient (ou des pays apparentés), ce qui permet ainsi de se débarrasser physiquement de leur présence sur notre territoire et même, dans les circonstances les plus favorables, de profiter de leur éradication dans les combats qui s’y déroulent;

2/ notre refus absolu de les autoriser, eux autant que leurs familles si elles les ont suivis, à revenir dans notre pays au cas où ils auraient échappé à la mort dans le cadre de leurs activités guerrières. Ce qui sous-entend la déchéance de la nationalité française dès leur départ (familles accompagnantes comprises) et, par conséquent, le fait que tout retour ne pourrait être que clandestin et donc justiciable des règles applicables en la matière.

Jusqu’à présent nous n’avons pas été entendus par les autorités de notre pays qui persistent à vouloir garder au bercail national d’incurables terroristes et même à leur accorder une absolution aussi intolérable qu’irresponsable en cas de retour.

En voici un exemple caricatural.

Samedi 8  juillet, vers 19  heures. Les hommes du bataillon des forces antiterroristes irakiennes de Nadjaf prennent position dans une des rares maisons encore épargnées par les combats, près du marché aux poissons de la vieille ville de Mossoul. Sous leurs pieds, des pleurs d’enfants leur parviennent. Dans la cave de la maison, une femme et quatre enfants sont prostrés, terrifiés à la vue des soldats.

Vêtue d’un voile marron et d’une robe noire, la mère n’est plus que l’ombre d’elle-même. Dans ses bras, un nourrisson de 5  mois, amorphe. Les cheveux ébouriffés, deux fillettes de 3 et 8 ans flottent dans leurs robes colorées et le garçon de 5  ans a le visage émacié.  »  Elle pensait qu’on allait la tuer, elle a donc commencé à insulter l’ – organisation – Etat islamique – EI – , mais on l’a bien traitée, une fois qu’on s’est assurés qu’elle ne portait pas de ceinture explosive  « , raconte le lieutenant-colonel Ali.

Aussitôt, les soldats d’élite comprennent qu’ils viennent de faire une prise importante. Dans un arabe rudimentaire ponctué d’anglais,  M., la femme, dit être venue de France, avec ses enfants et son mari, et demande à être remise à l’ambassade de son pays ! Lors de son interrogatoire filmé en vidéo, elle assure  :  »  Mon mari ne voulait pas être un combattant. (…) Il ne faisait rien dans l’EI.   » Sur sa disparition, elle déclare  :  »  Il était sorti chercher de l’eau – quelques heures plus tôt – et n’est jamais revenu.   » Heureusement, les soldats irakiens connaissent sur le bout des doigts les préceptes du coran et savent que ce roman porte un nom : LA TAQIYA.*

Depuis le début de la bataille de Mossoul, en octobre  2016, peu de djihadistes étrangers, pas plus que leurs familles, ont été capturés vivants. Le profil exceptionnel de cette famille décide le général Falah Al-Obeïdi, des forces antiterroristes, à la garder une nuit et un jour, dans sa maison en lisière de Mossoul, pour l’interroger avant son transfert aux officiers du renseignement de son unité.

 »  Quand les soldats m’ont dit qu’ils avaient une femme française, je leur ai dit de veiller à la capturer vivante, qu’on puisse la rendre aux Français et leur montrer que le prétendu Etat islamique n’est que mensonge. Qu’ils sachent ce qui arrive vraiment à ceux qui prennent ce chemin. Elle était très choquée que Daech – acronyme arabe de l’EI – ait utilisé les femmes et les enfants comme boucliers humains  « , explique le général Al-Obeïdi.

Dans les deux téléphones que M. avait sur elle, celui de son mari et le sien, de nombreux contacts ont été retrouvés, en plus de photos et d’une carte de la bataille mise à jour dans l’après-midi du 8  juillet.

Et, grâce à ces téléphones, nous apprenons que, depuis fin mai, le quotidien Le Monde avait pu échanger directement mais secrètement des messages avec le couple en utilisant le fait que, déjà condamné en France dans un procès en lien avec un groupe terroriste, A., le mari, avait réussi à persuader sa femme de quitter leur appartement de la banlieue parisienne et de le suivre en Syrie avec leurs trois enfants, pour vivre l’expérience du  » califat « .

 »  Quand on est arrivés en Syrie, j’étais tellement contente. Je me disais, c’est fou, je n’entends pas de bombes. Puis, sans nous prévenir, ils nous ont envoyés en Irak. On n’a su qu’au bout de quatre  heures de route qu’on passait la frontière. « , raconte la fameuse M.

 »  On recevait un salaire mensuel de 240  dollars – 210  euros – pour toute la famille. Mais, parfois, ils ne voulaient pas le donner à A. car il ne participait pas à leur truc. Mon mari, c’était un touriste. On pensait pouvoir vivre dans un Etat islamique, mais sans faire la guerre. C’est vrai qu’il avait une arme, mais c’est obligé ici  « , ajoute-t-elle auprès des Irakiens qui n’en croient pas un mot. LA TAQIYA, vous dis-je.

Le mari prétendit au Monde avoir tenté de s’enfuir avec sa famille quand la bataille de Mossoul a commencé, en octobre  2016. Il raconta avoir acheté une voiture et pris la route de l’ouest pour rejoindre Tal  Afar, à 60 kilomètres en direction de la frontière syrienne. Mais le véhicule serait tombé en panne avant qu’ils aient dépassé les faubourgs de Mossoul…LA TAQIYA, vous dis-je.

A.  aurait même entamé alors des démarches pour demander l’autorisation de partir aux autorités de l’EI ! Il remplit de nombreux documents, signe des attestations sans paraît-il vraiment comprendre.  »  Ils ont finalement refusé de nous laisser partir, avait-il raconté au Monde. Sans nous expliquer pourquoi. Au début de la bataille de Mossoul, la plupart des familles étrangères sont parties. Rien n’a été mis en place, sauf pour les émirs – chefs – et les veuves. Les Tchétchènes aussi, mais eux sont très bien organisés.   » ET LE MONDE L’A CRU !

Petit à petit, les habitants du quartier s’enfuient. Les étrangers rejoignent la Syrie, les Irakiens se rendent à l’armée, qui se rapproche inexorablement.  » On n’a jamais vu beaucoup de Français à Mossoul, assurait A. Nos voisins ne comprenaient pas ce qu’on était venus faire dans cette galère. Il y avait cinq ou six autres familles de Français ici. En majorité des blaireaux, tous prêts à finir dans une opération kamikaze. C’est pour ça qu’on habite un peu à l’écart vers le quartier Chifa. « 

Sur place, la situation devient de plus en plus difficile. Mais qu’allaient-ils effectivement faire dans cette galère ?  »  Un déluge de feu s’abat chaque nuit sur la ville. La nuit dernière, j’ai cru que notre maison allait s’effondrer. Le pire, c’est les mortiers et les tirs d’artillerie. Ils font énormément de victimes chaque jour et l’accès à l’hôpital est pratiquement coupé  « , dit A. Avec le siège, la vie devient intenable. La famille doit déménager vers la vieille ville. Les marchés se vident  : plus de viande ni de fruits ou de légumes.  »  On a encore un peu de riz, de la semoule, des lentilles, avait alors raconté M. Mais surtout de la farine. C’est tout ce qu’il nous reste. Les prix ont vraiment explosé, c’est horrible  : avant, le sucre c’était 1  000 dinars irakiens – 75 centimes d’euro – , maintenant ça a dépassé les 45  000 dinars.  « 

Début juin, l’homme tombe malade.  »  Mon mari est très faible, raconte alors sa femme. Il ne peut plus se lever. Nous n’avons pas de médicaments et, à l’hôpital, ils n’ont plus rien, ils lui ont seulement donné du Doliprane. Les enfants, eux, ont la gale. La situation est grave.  «  A peine rétabli, A.  reprend son téléphone. Il dit culpabiliser d’avoir entraîné sa famille dans cette affaire. Sa frustration contre l’EI est grande  :  »  Nous et les civils, on doit boire l’eau croupie des puits. Mais les émirs et les gens bien placés, eux, ils ont le droit de boire l’eau de l’hôpital qui est filtrée et ne rend pas malade  « . Sans doute la grande générosité et la justice de l’islam.

A la fin du ramadan, fin juin, A.  avait senti les combats se rapprocher. Un jour, il n’a même pas pu atteindre la mosquée Al-Nouri, située pourtant à 200 mètres de sa maison. Ses voisins et les familles qui squattaient la même cave partent à ce moment-là vers la ligne de front, à leurs risques et périls.

Mais le carré encore tenu par l’EI rétrécit à vue d’œil. Cachée dans une cave, la famille ne sort plus, les enfants ne dorment plus. Un sniper s’installe dans les étages au-dessus.  »  Il faut que j’emmène ma famille loin d’ici. Les drones vont viser le sniper et nous avec  « , précise A. au Monde. Ajoutant :  »  Je ne comprends pas pourquoi l’EI se bat encore, il n’y a plus rien à sauver de leur Etat à Mossoul. Ils ne pourront jamais reconstruire. C’est ça qu’ils appellent préserver le sang des musulmans  ?  « 

Samedi 8  juillet dans l’après-midi, A.  dit à sa femme qu’il va chercher de l’eau pour la famille. Quelques heures plus tard, sans nouvelles, M.  s’inquiète.  »  Des hommes armés entrent dans la pièce.  «  C’est le dernier message qu’elle envoie. Quant à A., il n’y a aucune information fiable à son sujet mais il est probable qu’il s’est enfui seul, laissant sur place sa femme et ses quatre enfants.

Selon nos informations, les services de renseignement français doutent du récit fait par le couple sur sa vie à Mossoul et considèrent A. comme un  »  homme dangereux  « . Pour eux, il reste à démontrer que le couple n’ait pas joué un rôle au sein de l’organisation djihadiste.

Dans une lettre adressée mercredi aux services consulaires français en Irak, l’avocat de la famille de M., Me William Bourdon (un activiste de la cause islamiste), a requis que soit effectuée, conformément à la loi, une visite consulaire auprès de sa cliente.  »  Nous en appelons à une très grande vigilance des autorités françaises, à la fois en raison de la présence de quatre enfants mineurs en bas âge, mais aussi en raison de la justice en Irak qui est loin de respecter les principes d’un procès équitable  « , précise l’avocat. MAIS QUE DIABLE SONT-ILS ALLÉS FAIRE DANS CETTE GALÈRE ? PERSONNE NE LES Y A CONTRAINTS.

Et pourtant, Le ministère des affaires étrangères a affirmé à l’avocat que la protection consulaire serait apportée à M. et à ses enfants pour s’assurer de leurs conditions de détention et du respect des droits de la défense, ajoutant qu’une vigilance toute particulière serait exercée quant à la situation des enfants. Ceci n’existerait pas s’ils avaient, comme nous l’exigeons, été déchus de leur nationalité française.

Depuis leur arrivée à Bagdad, le 11  juillet, M.  et ses quatre enfants sont détenus au centre d’investigation des forces antiterroristes (CTS), qui dépendent du bureau du premier ministre. Dimanche 16  juillet, les autorités françaises n’avaient toutefois pas encore été prévenues officiellement de leur capture et de leur détention par Bagdad, un préalable à toute demande d’exercice de la protection consulaire.

Mais cette notification pourrait être à double tranchant pour la mère et ses enfants  : le ministère de la justice irakien pourrait alors se saisir du dossier, décider d’ouvrir une instruction et transférer la famille dans une prison de droit commun, ce que redoutent l’avocat et la famille, au vu des rapports alarmistes rédigés sur le système carcéral et judiciaire irakien. Selon la gravité des faits qui pourraient lui être reprochés, M.  pourrait encourir la peine de mort devant un tribunal antiterroriste irakien. Enfin de bonnes nouvelles…

Heureusement, il semble que les autorités françaises soient, pour le moment, d’une grande fermeté au point que l’avocat de la famille craint qu’elles maintiennent une ligne intransigeante et refusent d’agir pour obtenir le retour de M. en France : Vous avez voulu rejoindre le diable, restez-y  ! « , explique-t-il. Démontrant ainsi que la position précise et ferme du Conseil dans l’Espérance du Roi est entendue dans certaines allées du pouvoir. Le communiqué publié vendredi 14  juillet par le ministère des affaires étrangères va d’ailleurs dans ce sens.  »  Nous ne contestons pas aux autorités irakiennes la possibilité de poursuivre en justice les ressortissants français impliqués dans des organisations terroristes présentes en Irak  « , a en effet déclaré le Quai d’Orsay.

 »  La place de la mère, si elle doit être jugée, est plus devant un juge français qu’irakien alors que ses quatre petits doivent évidemment retrouver leur famille au plus vite  « , assure non sans cynisme Me Bourdon. En cas d’extradition et de jugement en France, M.  n’encourt qu’une peine de prison pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. La première condamnation d’une femme ayant séjourné en Syrie, prononcée en avril, a été de six ans. Un véritable cadeau (avec les remises de peine) pour ce monstre.

Les enfants seraient, dans un premier temps, placés par l’aide sociale à l’enfance, le temps d’examens médicaux et d’une enquête sur une possible prise en charge par les grands-parents. Mais le processus est encore à l’étape d’élaboration, et rares sont les enfants qui ont été rendus à leurs familles.

Au total, nous avons devant nous la preuve par neuf de la nécessité de déchoir de la nationalité française tous les islamistes de notre pays (ainsi que leurs familles) comme de l’intérêt de ne surtout rien faire pour retenir ceux qui prétendent quitter la France pour effectuer le djihad.

Le 19 juillet 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

* Lire « Vous ne saviez pas encore ce qu’est la taqiya ? Vous allez le savoir » :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/10/vous-ne-saviez-pas-encore-ce-quest-la-taqiya-vous-allez-le-savoir/

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