L’arroseur arrosé.

3 Août

« Un an et demi que ça dure et pourtant rien ne change » :(https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/08/01/un-an-et-demi-que-ca-dure-et-pourtant-rien-ne-change/) était le titre de notre article du 1er août consacré au scandale de la gestion de l’islamisme en Allemagne.

Après avoir largement contribué à l’envahissement du continent européen par des hordes migrantes, en très grande majorité de religion musulmane et parmi lesquelles s’étaient imiscés de nombreux terroristes, les autorités politiques de l’Allemagne, aveuglées par leur irrépressible sentiment historique de culpabilité mais aussi une incroyable naïveté, sont confrontées à la violence de l’islam sur leur propre territoire.

C’est affligeant mais…c’est bien fait !

Et la chancelière Angela Merkel a beau user de tous les stratagèmes à sa disposition pour tenter de masquer la réalité autant que sa responsabilité, elle est rattrapée par la règle qui veut que LES FAITS SONT TÊTUS. L’attaque au couteau qui a fait un mort et six blessés dans un supermarché de Hambourg, le 28  juillet, a en effet remis au cœur du débat l’immigration et la sécurité, prenant de court les autorités, à qui sont aujourd’hui posées des questions auxquelles elles auraient préféré éviter de devoir répondre à moins de deux mois du scrutin législatif du 24  septembre.

Ces questions sont les suivantes : comment l’auteur de l’attaque, Ahmet Alhaw, a-t-il pu passer à l’acte alors qu’il avait déjà été identifié comme un  » cas suspect « montrant  » des signes de radicalisation religieuse « , ainsi que l’a reconnu Andy Grote, le ministre de l’intérieur de la ville-Land de Hambourg ? Pourquoi ce Palestinien de 26  ans, né aux Emirats arabes unis et arrivé en Allemagne début 2015 depuis la Norvège, n’avait-il pas été expulsé alors que sa demande d’asile avait été rejetée en novembre  2016 ?

Ces questions sont d’autant plus embarrassantes qu’elles ne sont pas nouvelles. Elles s’étaient déjà posées après l’attentat commis contre un marché de Noël de Berlin, le 19  décembre 2016 (douze morts et une cinquantaine de blessés), quand il fut révélé que son auteur, Anis Amri, un Tunisien de 24 ans arrivé en Allemagne en  2015, avait été placé sur la liste des 550 individus les plus dangereux du pays, que la police le soupçonnait de préparer un attentat et que sa demande d’asile avait été rejetée six mois plus tôt.

Quinze jours après cet attentat, le plus meurtrier en Allemagne depuis celui perpétré par un néonazi à Munich, le 26  septembre 1980 (13 morts, 211 blessés), Angela Merkel avait demandé qu’un  » effort national  » soit engagé afin que  » tout individu qui n’a pas le droit de séjour – soit – reconduit dans son pays d’origine « 

 » Paroles, paroles… »

Huit mois plus tard, cet objectif est loin d’être rempli. Selon le ministère de l’intérieur allemand, 12 545 personnes ont été expulsées au cours des six premiers mois de l’année, soit 1 198 de moins que sur la même période en  2016 ! Or, parallèlement, le nombre d’étrangers expulsables a augmenté, passant d’environ 207 000 fin décembre 2016 à un peu plus de 226 000 fin juin 2017.

A l’approche des législatives, la quasi-concomitance entre l’attaque de Hambourg et la parution de ces chiffres réactive un débat que Mme  Merkel pensait avoir artificiellement refermé après l’attentat de Berlin, porté notamment par le quotidien Bild, le plus vendu du pays. Mardi, sa double page d’ouverture faisait ainsi le lien entre  » le grand mensonge des reconduites à la frontière  » et ces  » criminels – qui – restent parmi nous « .

Mercredi, le journal revenait sur Hambourg, expliquant que  » l’origine du crime « est d’abord à chercher dans  » l’échec des autorités « . Reprenant des informations du Spiegel, le quotidien raconte qu’Ahmet Alhaw aurait pu être expulsé dès juillet  2015 vers la Norvège si les autorités n’avaient pas dépassé de trois jours le délai entre le moment où elles ont enregistré ses empreintes digitales et celui où elles pouvaient demander à Oslo de l’accueillir de nouveau, en application des accords de Dublin stipulant qu’un réfugié doit faire traiter sa demande d’asile par l’Etat européen où il est entré en premier.

Si la chancelière aurait volontiers évité cette polémique, qui met en lumière le décalage entre ses promesses et ses actes, et ce au moment même de ses vacances dans le Tyrol italien, il n’est pas certain que son adversaire Martin Schulz, loin derrière elle dans les sondages, ait davantage à y gagner. Au contraire : alors que le président du Parti social-démocrate (SPD) avait prévu de profiter de l’absence de Mme  Merkel pour relancer le débat sur la politique migratoire en accusant celle-ci de faiblesse, l’attaque de Hambourg est venue percuter de plein fouet sa stratégie.

Face aux promesses de fermeté de M. Schulz, plusieurs dirigeants conservateurs se sont ainsi relayés depuis quatre jours pour rappeler que le SPD avait longtemps retardé le vote d’une loi autorisant la rétention des étrangers en attente d’être expulsés et considérés comme dangereux. Et que ce sont des Länder dirigés par la gauche qui, ces derniers mois, se sont opposés aux expulsions groupées de demandeurs d’asile déboutés originaires d’Afghanistan.

En Allemagne, c’est comme chez nous : il n’y en a pas un pour racheter l’autre.

Pris à son propre piège, M.  Schulz ne s’est pas exprimé directement sur la question des expulsions. Soucieuse de ne pas s’exposer à la critique, Mme  Merkel n’a pas non plus réagi, convaincue que parler le moins possible de ces sujets-là est la meilleure façon de contenir l’extrême droite. Il n’est toutefois pas certain que cette stratégie du silence soit tenable jusqu’au scrutin. Un sondage de l’institut Civey publié le 27  juillet, la veille de l’attaque de Hambourg, indiquait ainsi que 62 % des Allemands souhaitent que la question des réfugiés occupe une place plus importante dans la campagne.

En leur temps, Louis et Auguste Lumière avait réalisé un excellent film :

 

Le 3 août 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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