Le principe des vases communicants !

17 Août

Pendant que le niveau des universités françaises ne cessait de baisser (comme en témoigne régulièrement le classement de Shanghaï), tous nos responsables politiques, depuis François Mitterrand et ses gouvernements, n’ont jamais rien proposé d’autre comme remède au chômage des jeunes que l’extension des emplois subventionnés…Autrement dit moins on crée de place et moins on obtient de résultats dans l’enseignement supérieur et plus l’Etat subventionne les petits boulots et le court terme, tirant ainsi vers le bas et vers les  » Chances pour la France « , le niveau intellectuel et professionnel de nos jeunes natifs. Etonnez-vous après cela que les résultats aux divers palmarès internationaux soient ce qu’ils sont.

Et pourtant, miracle ! Le gouvernement d’Emmanuel Macron vient de donner le sentiment de vouloir enfin s’attaquer à ce scandale qui coûte une fortune au contribuable mais ne sert qu’à acheter une illusoire paix sociale dont nos banlieues sont l’archétype.

Le 9 août, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a expliqué que les emplois subventionnés ne sont pas «efficaces» et «extrêmement coûteux» pour l’État. Sans doute avait-elle enfin lu les innombrables articles que nous avons consacrés à ce problème sur notre blogue…Quelques jours plus tôt, le premier ministre Édouard Philippe avait préparé le terrain en martelant, dans une interview au Parisien-Aujourd’hui en France, qu’«au lieu de promettre des emplois aidés au moment de campagnes électorales, il faut mettre en œuvre une vraie politique de formation, car les emplois aidés ne débouchent malheureusement pas sur des emplois stables». Lui aussi a manifestement lu le blogue du CER !

Il est vrai que, depuis les années 80, les innombrables contrats aidés n’ont jamais fait la preuve de leur réelle utilité, sauf pour faire baisser le chômage à court terme et de manière artificielle. Or ils coûtent plus de 3 milliards d’euros par an. En juin, la Cour des comptes avait une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme dans son audit sur la situation et les perspectives des finances publiques: «Si le niveau élevé du taux de chômage en France ne saurait être imputé aux seules politiques de l’emploi, il n’en demeure pas moins que certains outils de la lutte contre le chômage, pourtant coûteux et largement utilisés, sont loin d’avoir fait la preuve de leur efficacité», estimaient les magistrats de la rue Cambon.

Mais pourquoi diable tous ces experts ne nous ont-ils pas lus plus tôt ? Ils auraient épargné aux Français de creuser la dette du pays jusqu’à atteindre aujourd’hui des sommets. Mais ils auraient aussi évité de laisser croire trop longtemps aux racailles de banlieues qu’ils pouvaient tout espérer de l’Etat sans rien lui donner en échange, créant ainsi un sous-prolétariat exigeant, incapable et violent.

Mais le gouvernement d’Emmanuel Macron va devoir à présent déployer des trésors de pédagogie et d’imagination pour parvenir à mettre un terme à plus de trente ans d’irresponsabilité et d’incurie. Nous lui souhaitons bonne chance.

Le 17 août 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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