Les maires de France sont aux abois…malgré les liquidités offertes par la BCE.

24 Août

En quoi la Banque centrale européenne vient-elle en aide à la lente mais inexorable désertification de nos pays ? En rien et d’aucune façon. Elle préfère alimenter la spéculation et la bulle financière qui ne va pas tarder à exploser et à ruiner nos économies, ainsi que nous le disions ici  

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/08/24/chronique-dune-imposture-annoncee-les-lendemains-qui-chantent-demmanuel-macron/.

Quant à la désertification, elle se poursuivra pour la plus grande joie des hordes sauvages venues du Sahara et de ses confins.

Dans les faits, les baisses de dotations aux collectivités locales se cumulent depuis plusieurs années et durant ces deux derniers mois une nouvelle liste de restriction est venue compliquer la tâche des édiles.

  • Le 17 juillet, Emmanuel Macron a confirmé que les collectivités territoriales devraient participer à un effort budgétaire de 13 milliards d’euros sur le quinquennat.
  • Le 3 août, 300 millions d’euros de crédits de l’Etat aux collectivités locales ont été supprimés par décret.
  • Le chef de l’Etat a également confirmé la suppression sur trois ans de la taxe d’habitation pour 80% des Français, une manne qui rapporte environ 22 milliards d’euros chaque année aux communes et intercommunalités.
  • Enfin, cet été encore, le gouvernement a annoncé la réduction du volume de contrats aidés (contrats pour lesquels l’employeur bénéficie de subventions publiques, souvent utilisés dans les collectivités) d’ici la fin de l’année.

Tout n’est certes pas mauvais dans ces décisions du nouveau gouvernement mais à trop vite et trop fort serrer la corde qui les tient par le cou, elles ont toutes chances d’aggraver une paupérisation déjà bien avancée de nos territoires. Et à ce petit jeu (si l’on ose dire) les plus petites communes vont être nécessairement les premières victimes. Mais n’est-ce pas ce que souhaitent les pouvoirs publics qui rêvent de réduire de 15 à 20 000 le nombre des communes de France ? ETOUFFONS-LES ET « EMBRASSONS-NOUS FOLLEVILLE » !

Blason d’Igny

Un exemple : à Igny, dans l’Essonne, sur le plateau de Saclay, le maire Francisque Vigouroux le dit lui-même, les chiffres et le budget, c’est son truc, mais aujourd’hui, équilibrer les comptes est devenu un casse-tête. Car avec la baisse des dotations depuis trois ans, il doit construire son budget avec 600 000 euros de moins par an. Pour une commune de 10 000 habitants, c’est forcément aux dépens d’un nombre de plus en plus grand d’aménagements.

Du coup, toutes les économies sont bonnes à prendre. Vraiment toutes. Economies d’électricité en éteignant l’éclairage publique, économies d’eau, réorganisation des moyens humains, fermeture de la mairie un samedi par mois, fusions de service avec des communes voisines. Francisque Vigouroux explique que désormais « les commémoration comme le 8 mai 45 ou 11 novembre et les mariages sont entièrement assurés par les élus pour faire des économies de personnel, ce qui nous permet quelques centaines d’euros à chaque fois ».

Avec les trois millions d’euros annuels de taxe d’habitation en moins qui s’annoncent sur un budget de fonctionnement de 14 millions, Francisque Vigouroux commence à avoir des sueurs froides imaginant les résultats :« c’est forcement toute une chaîne de service public et de proximité qui va se détériorer et impacter directement les familles : MJC, crèches, maisons de retraite, services périscolaires, cantine, gymnases. Les dotations aux communes ce n’est pas facultatif, c’est un vrai service public !« 

D’ailleurs, les écoliers doivent déjà apprendre à patienter : leur école des années 70 est en réfection en mode ralenti explique Thibault Martel, le directeur des services techniques : « le bâti est vieillissant car on a beaucoup d’écoles des années 70 qui forcement ont une étanchéité qui mérite d’être refaite. La première année on va refaire l’étanchéité et ensuite l’année prochaine l’isolation extérieure, car une rénovation complète d’une école sur un exercice budgétaire c’est juste impossible. »

Des projets au ralenti, ou à l’arrêt, Francisque Vigouroux a renoncé à un espace de co-working : « sachant qu’on navigue dans le grand flou en 2018, on avait des projet d’investissements qu’on va geler. On a un projet de création d’un centre de co-working en centre ville, ce qui correspondait d’ailleurs à des préconisations dans le programme d’Emmanuel Macron dans lesquelles je me reconnaissais, mais aujourd’hui je ne me sens pas capable de le porter si je suis lâché en plein milieu de la rivière par l’État. » 

Le Maire d’Igny se revendiquait « Macron-compatible« , l’été a fait office de douche froide : « Les arrêtés et les décrets de cet été me laissent dans le doute« , dit-il avec un brin d’amertume. 

C’est bien fait pour lui. Il aurait mieux fait de lire le blogue du CER, chaque jour de la campagne présidentielle. Il aurait appris en chanson que….

  » Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus « 

Le 24 août 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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  1. CER:Les maires de France sont aux abois…malgré les liquidités offertes par la BCE. | actualitserlande - août 24, 2017

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