Terrorisme et psychiatrie : la dérive gouvernementale inquiète les médecins.

28 Août

Il y a un moment déjà que nous alertons sur la dérive du gouvernement de la République qui, dans le sillage de l’Allemagne, ne nous parle quasiment plus de terroristes islamistes mais  de malades mentaux. Cette nouvelle qualification de la violence arabo-musulmane a le double avantage de réduire le risque de rejet de la pléthorique communauté musulmane par les Français ainsi aveuglés mais aussi de diminuer la responsabilité des services de renseignement dans les échecs dont nous sommes victimes puisqu’il est bien connu que les malades mentaux sont imprévisibles !

Les Allemand, qui ont une longue expérience (avec les soviétiques) de ce genre de classification de tous ceux qui les dérangent, ont exporté leur savoir faire au sein de l’Union européenne où ils font donc désormais des émules (Lire « Aktion T4 » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/11/bulletin-climatique-du-week-end-1112-mars-2017-de-la-republique-francaise/). Au point que Gérard Collomb, notre ministre de l’intérieur, a évoqué la semaine passée son ambition de mobiliser les psychiatres et les hôpitaux psychiatriques afin qu’ils puissent participer à la lutte contre le terrorisme ! Il évoquait la possible mise en place de « protocoles » afin de renforcer la détection des profils à risque, notamment des personnes développant des « délires autour de la radicalisation islamique ».  A l’antenne de RMC/BFMTV, il a récidivé et ainsi détaillé son argumentation : « Dans le fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation (FSPRT), nous considérons qu’à peu près un tiers des personnes présentent des troubles psychologiques », précise-t-il. Face à cet état de fait, le ministre de l’Intérieur considère : « Il est clair que le secret médical, c’est quelque chose de sacré, mais en même temps, il faut trouver le moyen qu’un certain nombre d’individus, qui effectivement souffrent de troubles graves, ne puissent pas commettre des attentats ».

La réponse des médecins psychiatres français ne s’est pas faite attendre, dans une publication du Journal international de Médecine (JIM), soulignant les limites d’une telle proposition et la complexité des présupposés sur lesquels elle semblait reposer. 

Sachant que la maladie mentale est loin d’être omniprésente chez les terroristes, cette sollicitation de la psychiatrie face au terrorisme suscite des réactions de rejet chez les spécialistes. Le psychiatre David Gourion signait ainsi le 22 août, dans le journal le Monde, une tribune où il s’indignait des déclarations du ministre de l’Intérieur, qu’il qualifiait de « consternantes ». Le spécialiste rappellait en effet que de nombreuses analyses ont invité à prendre ses distances avec l’idée d’un lien obligatoire entre maladies psychiatriques et terrorisme. « Les trajectoires individuelles des terroristes sont très variées. Le fait d’avoir été soumis à des difficultés socio-économiques ou d’être passé par un circuit psychiatrique est loin d’être omniprésent. Idem pour les maladies mentales : contrairement aux idées reçues, les patients dépressifs, schizophrènes ne sont absolument pas représentatifs des bataillons terroristes» écrivait-il. David Gourion rappellait par ailleurs le caractère fondamental du respect du secret médical et de l’indépendance des praticiens.

En d’autres termes, cette qualification de « détraqués » des terroristes islamistes par M. Collomb est une insulte…aux malades mentaux. D’autant que les liens établis par le ministre de l’Intérieur rappellent au spécialiste la longue tradition de brimades, de discrimination et de poursuites dont les patients atteints de maladie mentale ont été les victimes au cours de l’histoire (nous rappelions plus haut certains exemples bien connus au cours du XXe siècle). « Plutôt que de chercher les terroristes chez nos patients en souffrance, les responsables politiques feraient mieux de nous aider à battre en brèche les stéréotypes stigmatisants que véhicule la société sur la maladie mentale » affirme le psychiatre. Et d’ajouter : « Les patients jeunes schizophrènes, quand ils rentrent dans la maladie, font souvent des bouffées délirantes aigües avec des idées très mystiques qui font partie de leur maladie. Ils ont l’impression que Dieu leur parle, leur donne une mission. C’est très caractéristique, mais ils ne sont pas dangereux. S’il est musulman et qu’il se met à dire Allah, le jihad, etc, on serait dans le cadre d’une sorte de protocole, tenu de le signaler, il y a quelque chose qui ne colle pas. » 

Ceci démontre une fois de plus que ce n’est pas une maladie mentale qui est à l’origine du terrorisme islamiste mais que c’est l’islam qui rend fou ! Débarrassons-nous de l’islam en France et nous serons débarrassés du terrorisme.

Le 28 août 2017.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

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