Le principe des vases communicants appliqué aux Grandes Invasions.

1 Sep

Il y eut d’abord les assauts des hordes sauvages sur les enclaves territoriales espagnoles au Maroc mais elles ne tardèrent pas à être contenues par l’installation de barrières anti-migrants particulièrement dissuasives et efficaces. Il y eut ensuite le flot des migrants proche-orientaux par la route dite des Balkans avec la complicité de la Turquie et…de la chancelière d’Allemagne, Angela Merkel, qui réclama et imposa leur accueil au sein des pays de l’Union européenne. Le revirement des Turcs (grassement payé par les fonds communautaires) mit quasiment un terme à cette voie d’invasion de l’Europe et l’essentiel des migrants de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique sub-saharienne se rua alors sur la route de la Méditerranée centrale via la Libye et l’Italie. Des centaines de milliers de sauvages ont ainsi réussi, là encore avec la complicité de l’Union européenne et grâce à l’organisation d’une véritable traite négrière, à s’introduire sur notre continent.

Mais les actions récentes des gardes-côtes libyens ( stimulés par l’association identitaire Defend Europe et son navire C-Star) contre les trafiquants d’esclaves locaux et les ONG pseudo-humanitaires qui furent si longtemps leurs complices a réduit considérablement l’importance de cette traite négrière. Aussi ne devons-nous pas nous étonner d’assister au développement explosif d’une nouvelle route aux invasions des hordes de migrants. Il s’agit de celle de la Méditerranée occidentale, par le Maroc puis, de nouveau, l’Espagne.

Cerné de barbelés et de clôtures de 6 mètres de haut, gardé par des policiers espagnols d’un côté  et marocains de l’autre, le passage entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta – seule frontière terrestre entre l’Europe et l’Afrique avec l’enclave de Melilla plus à l’est – connaît depuis le début de l’année un regain d’arrivées. Les 17 et 20  février, plus de 800 migrants subsahariens sont parvenus à passer, au moins une centaine dans la soirée du 7  août.

A ces entrées s’ajoutent surtout les traversées par la mer, depuis les côtes marocaines jusqu’à l’Espagne. Le 16  août, 600 migrants ont ainsi été secourus en une journée dans le détroit de Gibraltar et la mer d’Alboran plus à l’est. Au total, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 13 682 personnes sont arrivées en Espagne entre janvier et mi-août, dont 9 738 par la mer et 3 944 par la terre. En  2016 à la même période, ce nombre était deux fois moins important. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a estimé que ce flux pourrait rattraper celui de la Grèce aujourd’hui, loin toutefois des quelque 100 000 arrivées en Italie.

Parmi ces nouveaux arrivants, une partie est là après avoir renoncé à prendre la route de la Libye. Ismaël, 23 ans, est de ceux-là. Bob clair et maillot de foot bleu marine, ce Béninois raconte d’une voix posée son périple. Il a passé la barrière entre le Maroc et Ceuta le 7  août.  » Quand j’étais en Algérie, je voulais passer par la Libye. La majorité des Béninois passent par là-bas « , explique-t-il. A Alger, il rencontre un jeune Guinéen, Mokhtar.  » On est devenus comme des frères. Lui aussi voulait aller en Libye. Et puis plusieurs amis nous ont dit qu’il ne fallait pas. On a aussi vu des vidéos où des Noirs se faisaient tuer. Franchement, on a été pris par la peur. « 

Au Maroc, les deux amis ont dû se cacher plusieurs semaines dans les forêts qui entourent Ceuta en attendant qu’une occasion de passage se présente.  » La forêt, c’est le plus dur, témoigne Ismaël, on ne mange qu’une fois par jour, on ne se lave pas, on se cache. Tu es comme un gibier. «  La police marocaine et les forces auxiliaires viennent chaque jour tenter de débusquer les migrants.  » Dans la forêt, on peut être jusqu’à 1 000 personnes « , explique-t-il.

A Tétouan, l’association collabo Manos Solidarias vient en aide aux migrants. Dans la petite pièce où elle reçoit les étrangers en consultation médicale, la docteure Rajae Marsou, jeune généraliste marocaine, explique avoir le plus grand mal à travailler en forêt. L’ONG est pourtant soutenue par le ministère marocain chargé de la migration.  » Nous n’avons pas pu mener notre dernière campagne de distribution de nourriture et de soins « , déplore Rajae Marsou.

 » S’agissant des traversées sur l’eau, il y a aujourd’hui plusieurs flux : de Tanger-Assilah vers Cadix, d’Al-Hoceima-Nador vers Malaga. Et un troisième, d’Oran en Algérie vers Valencia, Murcia et les Baléares « , explique Elena Maleno, responsable de l’association Caminando Fronteras basée à Tanger, qui note surtout » la forte augmentation du nombre de Marocains candidats au départ « . Tous issus de la région du Rif  dont nous parlions récemment (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/08/23/il-ny-a-que-les-ignorants-pour-en-etre-surpris/).

Selon elle, cette hausse (environ 10  % des arrivées en Espagne) est une conséquence des événements dans le Rif, cette région du nord du Maroc, théâtre depuis dix mois d’un mouvement de contestation sociale, mais aussi de la pauvreté dans certaines zones rurales. Les techniques de traversée varient, de même que les prix. Certains migrants se cotisent pour acheter un petit bateau pneumatique et rament. En bateau à moteur, il faut payer 2 500  euros à un passeur, 3 000  euros en jet ski. Et la facture monte à 4 500  euros pour se cacher dans une voiture. Dans les forêts, ceux qui tentent de passer par la barrière s’auto-organisent : chacun verse 2 à 3  euros pour l’achat de la nourriture. Des  » guides  » organisent les déplacements de groupes.

Sur les hauteurs de Ceuta, le centre pour migrants offre une photographie de ces hommes et de ces femmes prêts à tout risquer pour un illusoire Eldorado. Comme ce groupe de 35 ressortissants du Bangladesh, passés par l’Arabie saoudite, dont certains sont en attente de leur transfert vers l’Espagne depuis huit mois.  » Il y a des familles entières qui dépendent de nous. Si on reste ici, c’est impossible de travailler pour envoyer de l’argent « , se désole l’un d’eux. Ou comme cet Algérien, originaire de Tiaret. L’an dernier, il était passé par la Turquie puis par la Grèce où il est resté coincé six mois sans pouvoir prendre la route des Balkans, fermée, avant de rentrer en Algérie. Et de réfléchir à une autre route.

Il est évident que si nos pays européens ne rendent pas TOTALEMENT INFRANCHISSABLE la Méditerranée par ces hordes barbares, ils finiront par être submergés pour la plus grande joie des tenants du « Grand Remplacement » et le plus grand malheur des Européens. Et qu’on ne nous dise pas que c’est une utopie : aucun migrant ne pénètre plus en Hongrie.

Le 1er septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

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Une Réponse to “Le principe des vases communicants appliqué aux Grandes Invasions.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 3, 2017 à 10:32 #

    Il faudrait obliger l’Italie, par des sanctions économiques, à fermer ses ports…

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