Leïla Slimani, encore une imposture.

1 Sep

Leïla Slimani, née le 3 octobre 1981 à Rabat (Maroc), d’une mère franco-algérienne et d’un père marocain, est une journaliste et écrivain…franco-marocaine.

Le prix Goncourt 2016 lui a été attribué, le 3 novembre 2016, pour Chanson douce (éditions Gallimard). La romancière y raconte l’assassinat de deux jeunes enfants par leur nourrice et analyse les rapports de classes entre une famille bobo parisienne parée des meilleures intentions et la nourrice inspirée de l’entrée d’employée de maison d’origine étrangères dans certaines familles, dévouée, discrète et volontaire mais au fond, si sombre.

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Leïla Slimani

En seulement deux romans, cet écrivain de 35 ans s’est imposé comme une spécialiste (si l’on ose dire) des territoires sombres, de la nymphomanie (Dans le jardin de l’ogre, Ed. Gallimard, 2016 – ISBN : 2070468186) au coup de folie d’une nounou bien sous tous rapports. Bref, la vraie vie de ce monde de malades !

 » Errare humanum est « , direz-vous. Ce à quoi nous répondrons  » perseverare diabolicum « . Car cette coqueluche des médias dégénérés de notre pays (elle était encore l’invitée vedette de la matinale de France Inter lundi 28 août dernier) vient de récidiver dans son thème littéraire préféré, LE SEXE. Elle publie en effet ce mois-ci

 

qui traite de  » la délicate question de la sexualité au Maroc « . Au micro de Nicolas Demorand, l’ancienne journaliste racontait l’importance de la sexualité pour les jeunes qu’elle a pu croiser en Tunisie ou au Maroc, et notamment la question du harcèlement sexuel.

« La sexualité, explique l’écrivain, se retrouve au carrefour de beaucoup de chose. Elle vient s’entrechoquer avec la question de l’Éducation nationale et de ses lacunes, un sujet central au Maroc« , maniant ainsi avec aplomb un poncif bien dans l’air du temps.

Le sujet sous-jacent, ajoute-t-elle, c’est la question de la mixité. Prônée depuis plusieurs décennies, cette question de la mixité n’est pas vraiment défendue par la société, regrette l’auteure. C’est pourtant « un combat« . Leïla Slimani oppose notamment dans son ouvrage la question du silence et celui du statut de la femme marocaine, dont la sexualité est un sujet public : ou « vierge » ou « prostituée » n’est pas la réalité, assure Leïla Slimani, qui regrette cette loi du silence qui contraint les jeunes en général et les femmes plus précisément, à vivre leur sexualité dans le secret.

Bref, à en croire Leïla Slimani, la vie des femmes, au Maroc et ailleurs aussi sans doute, est vite résumée : LE SEXE, ENCORE LE SEXE, TOUJOURS LE SEXE ! Mais mille millions de mille sabords, dans la vie, il n’y a pas que le cul…

Que deux mille ans d’histoire et de culture disparaissent sous nos yeux ébahis et nos bras enchaînés, ne serait pas digne d’intérêt et d’action ?

Et c’est là qu’une surprise nous attendait. Fan et soutien politique d’Emmanuel Macron lors de le dernière élection présidentielle, cette bonne personne (certes un peu obsessionnelle) avoua à demi-mot au micro de Nicolas Demorand que, lors de la préparation du gouvernement d’Edouard Philippe, nouveau Premier ministre, LE CHEF DE L’ETAT LUI PROPOSA LE PORTEFEUILLE DE…LA CULTURE ! Aveu renversant mais, finalement, lui aussi, bien dans l’air du temps.

Ne nous dites pas que vous êtes surpris.

Le 1er septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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