Déclin très alarmant de la qualité du sperme chez les hommes d’Occident.

4 Sep

Décidément, nous sommes en droit de nous demander si l’Occident n’est pas en train de vivre une réplique des Dix plaies d’Egypte. Aurait-il quelque méfait à expier ? Au point que le Ciel a pour avis de faire disparaître notre espèce, en commençant par ceux qui ont osé prétendre que « Dieu est mort » et qu’ils sont parfaitement capables de se substituer à Lui…C’est le transhumanisme.

Logotype du mouvement transhumaniste.

Alors comment faire disparaître l’espèce humaine ? Il n’y a qu’une alternative : sa destruction (et un certain nombre de catastrophes naturelles comme de mouvements criminels s’y emploient) ou les obstacles à son renouvellement. Mais il n’est pas impossible que les deux termes de l’alternative soient, simultanément, mis en oeuvre afin d’accélérer le processus !

En tout cas, voyons ce qu’il en est aujourd’hui des obstacles à la procréation et donc au renouvellement de l’espèce humaine, en particulier en Occident.

L’évolution de la qualité du sperme est une question de santé publique en lien direct avec les facteurs d’infertilité masculine, dont l’impact sociétal et économique augmente sans cesse. Par ailleurs, la réduction de la qualité du sperme prédirait une augmentation de la mortalité et de la morbidité et serait également associée à la cryptorchidie, à l’hypospadias et au cancer des testicules. Enfin, la qualité du sperme reflèterait notre sensibilité à l’impact environnemental du monde moderne (perturbateurs endocriniens, pesticides, habitudes de vie dont l’alimentation, stress, tabagisme…). Une équipe scientifique a réalisé une méta-analyse afin de prendre un peu de recul sur le sujet à partir de l’ensemble des données de la littérature disponible entre 1973 et 2011.

 

Méthodologie

  • Revue de la littérature menée par PubMed/MEDLINE et EMBASE afin d’identifier les études sur la composition du sperme humain publiées jusqu’en 2011.
  • Seules les études permettant de recueillir des données sur la qualité du sperme humain (concentration en spermatozoïdes et nombre total de spermatozoïdes) étaient retenues.
  • L’évolution de la concentration et du nombre total de spermatozoïdes a été estimée annuellement sur la base d’un modèle de régression linéaire et de méta-analyse pondérée.

Résultats

  • L’analyse par méta-régression porte sur l’évaluation des données du sperme de 42.935 hommes issues de 185 études menées entre 1973 et 2011.
  • La concentration en spermatozoïdes a diminué de manière significative entre 1973 et 2011 : entre -0,64 et -0,70 million de spermatozoïdes/ml/an en fonction du modèle statistique utilisé, p<0,05.
  • Le déclin de la concentration en spermatozoïdes était significatif entre 1973 et 2011 en Occident indépendamment de la fertilité des sujets (-1,38 [-2,02 à -0,74], p<0,001), ainsi que chez les sujets fertiles (-0,68 [-1,31 à -0,05], p=0,033). Alors qu’aucune tendance significative n’a pu être mise en évidence chez les sujets d’autres régions géographiques, quelle que soit la fertilité ou spécifiquement chez les sujets fertiles. Le pourcentage moyen du déclin de la concentration en spermatozoïdes en Occident, indépendamment de la fertilité, a été estimé à 1,4% par an, soit un déclin moyen global de 52,4% entre 1973 et 2011.
  • Les tendances calculées à partir du nombre total de spermatozoïdes étaient similaires (-5,33 millions/an [-7,56 à -3,11], p<0,001), soit un déclin moyen de 1,6%/an et un déclin de 59,3% entre 1973 et 2011.
  • Les analyses menées en tenant compte uniquement des données publiées après 1995 ont abouti à des résultats similaires pour l’Occident indépendamment de la fertilité pour la concentration en spermatozoïdes et le nombre total de spermatozoïdes (respectivement -2,06 millions de spermatozoïdes/ml [-3,38 à -0,74], p=0,004 et -8,12 millions [-13,73 à -2,51], p=0,006).

Limitations

  • Seules les publications en langue anglaise ont été incluses, ce qui a pu limiter les résultats pour les pays non occidentaux.
  • La concentration en spermatozoïdes et le nombre total de spermatozoïdes ont été évaluées, mais pas la mobilité de ces derniers, ni leur morphologie.

Résultat

Cette analyse montre un déclin significatif de la concentration et du nombre total de spermatozoïdes entre 1973 et 2011 en Occident (Amérique du Nord, Europe, Australie, Nouvelle Zélande). La pente correspondante à ce déclin serait de 50 à 60% sur la période 1973-2011, et ce quelle que soit la fertilité des hommes évalués (fertiles ou non).

Il en ressort que des recherches doivent être mises en place de manière urgente pour comprendre les causes de ce déclin et réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour tenter d’y remédier, nous disent les chercheurs.

Doux rêveurs qui croient, contre toute évidence, qu’ils ont le pouvoir de bouleverser les voies du Seigneur.

Le 4 septembre 2017.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique.

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