Saint-Martin : quelques vérités pas bonnes à dire mais bonnes à savoir.

13 Sep

Il nous faut vous mettre en garde. Ces rochers volcaniques du nord de l’arc antillais qui viennent de subir les violences météorologiques de l’ouragan Irma ne sont pas que des paradis tropicaux sur lesquels des paquebots géants déversent des hordes de touristes argentés. Ce ne sont pas non plus que des criques de sable blanc, baignées d’une eau cristalline et turquoise, ombragées de quelques cocotiers et qui accueillent des vamps lascives et leurs riches protecteurs. Ce ne sont pas seulement des cartes-postales oniriques qui rendent jaloux tous ceux qui sont restés à la maison, faute de moyens, mais qui alimenteront les dîners en ville des bobos le soir au coin du feu.

Ce sont aussi des bombes à retardement !

Pour le comprendre, attardons-nous un peu sur l’île de Saint-Martin, justement. Quel joli nom s’il en est. Peut-on imaginer meilleure évocation de l’un des plus grand saint de la chrétienté ?

 

Et pourtant…

L’île de Saint-Martin, située à environ 250 km au nord de la Guadeloupe, est soumise à une double souveraineté, française et néerlandaise, depuis le traité de Concordia de 1648. Elle vit essentiellement du tourisme de croisière, mais connaît une situation économique calamiteuse.

La souveraineté française sur la partie nord de l’île a été réaffirmée par le traité de Paris de 1816 puis fixée par une convention signée avec les Pays-Bas le 28 novembre 1839. Elle porte depuis 2007 le statut de Collectivité d’Outre-mer, après avoir fait partie du département de la Guadeloupe. Marigot, plus grande ville de la partie française de l’île avec près de 7 000 habitants, en est le chef-lieu.

La partie française, qui s’étend sur un peu plus de la moitié de l’île (53 des 86 km2), est composée de deux parties : Grande Terre et Terres basses, reliées entre elles par d’étroits cordons littoraux qui enferment l’étang salé de Simpson Bay. Elle comprend en outre plusieurs petites îles : Tintamarre, Pinel, Cayes vertes, Petite clef ou Crowl Rock. Le Pic Paradis, à 424 m, est son point culminant.

Carte de situation de l’île de Saint-Martin. / Sting/ Wikimedia Commons

Carte de situation de l’île de Saint-Martin. / Sting/ Wikimedia Commons

En revanche, sa population est très cosmopolite (elle regroupe une centaine de nationalités). Plus d’un tiers est constitué d’immigrés, la plupart venus d’Haïti ou de Saint-Domingue, mais dont on aimerait connaître le statut exact, en particulier en ce qui concerne la légalité du séjour*, comme la question se pose à Mayotte par exemple.

Port franc, la partie française de Saint-Martin vit essentiellement du tourisme et est vantée comme « un paradis du shopping et de la détaxe » mais connaît, malgré cet aspect prétendument paradisiaque, un taux de chômage particulièrement élevé élevé (33 %, soit plus du triple de la partie hollandaise).

Sint Maarten, la partie sud de l’île, forme quant à elle, depuis la dissolution des Antilles néerlandaises en octobre 2010, un des quatre États du royaume des Pays-Bas. Elle est dotée de son propre gouvernement et de son Parlement. La capitale est Philipsburg.

Cette partie hollandaise concentre néanmoins l’essentiel de l’afflux de touristes : 2,5 millions de visiteurs en 2014 contre 100 000 environ pour la partie française. Mais le PIB des 35 000 habitants de la partie française est presque deux fois inférieur à celui de la partie néerlandaise. Ceci expliquerait-il cela ? En effet, la partie française de l’île souffre de l’existence d’un sous-prolétariat, sans éducation, sans formation et sans travail pérenne ce qui engendre des actes de violence nombreux et conséquents. À l’image de la Guadeloupe, si proche, mais aussi…de nos banlieues de métropole. D’ailleurs, les pillages qui ont suivi le passage de l’ouragan Irma en sont la démonstration. RETENEZ QUE LA PARTIE NEERLANDAISE DE L’ILE N’EN A PAS CONNU. CQFD.

 

Alors, de grâce, oubliez la carte-postale et interpelez nos responsables politiques.

Le 13 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

Dans un rapport de 2011, la Cour des comptes estimait le nombre d’étrangers en situation irrégulière entre 5 000  et 8 000, nombre bien supérieur aujourd’hui.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :