Migrants : l’Australie persiste et signe.

25 Sep

Chacun connaît cette célèbre affiche du gouvernement australien qui met en garde les migrants contre les conséquences de toute tentative de pénétration illégale sur le territoire national. Chacun connaît aussi (ou devrait connaître) l’efficacité des méthodes employées par l’Australie pour empêcher l’entrée de ces migrants. En particulier, leur détention sur plusieurs îles du Pacifique en attendant l’examen de leur dossier…

Critiqué comme il se doit et avec la véhémence que l’on imagine par tout ce que notre pauvre Terre compte de droit-de-l’hommistes et autres lobbys immigrationnistes, le gouvernement australien ne cède pas un pouce de terrain dans ce domaine. Il vient même de mettre en oeuvre une nouvelle riposte à l’encontre de ceux des migrants qui sont parvenus, sous le prétexte d’une demande d’asile, à s’introduire dans le pays.

«  Le gouvernement australien a décidé que vous n’avez plus droit à ses aides sociales « , indique le document donné par le département de l’immigration. « Vous devez quitter dans les trois semaines les logements financés par le gouvernement » et « prendre les dispositions nécessaires pour quitter l’Australie ». Le 28 août, 63 demandeurs d’asile, placés sous le régime d’un nouveau visa, intitulé « final departure Bridging E Visa », ont été privés, sans préavis, de tout soutien financier et se sont vu donner jusqu’au 18 septembre pour se trouver un toit dans l’attente d’une éventuelle expulsion.

Ce visa, octroyé pour l’instant à 63 hommes et femmes sans enfants, pourrait concerner, à terme, l’ensemble des quelque 400 demandeurs d’asile admis temporairement sur le sol australien après avoir été placés dans les centres de rétention offshore des îles de Nauru (Pacifique) et Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée).

Ces immigrants ont été exceptionnellement transférés, au fil des ans, en Australie afin d’y recevoir des soins médicaux urgents. Parmi eux, des victimes de viols, des femmes enceintes, des personnes ayant besoin d’opérations chirurgicales complexes ou encore d’un suivi psychologique. Ils n’en restent pas moins soumis au même régime que les autres boat people interpellés en mer alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Australie.

En 2012, le pays a relancé une politique très critiquée, consistant à délocaliser sur les îles mentionnées les demandeurs d’asile arrivés illégalement par voie maritime (comme le font la plupart de ceux que nous connaissons chez nous mais à une différence près : les prétendus demandeurs d’asile qui franchissent la Méditerranée le font à l’instigation des négriers des grandes entreprises – à des fins économiques – mais aussi des responsables politiques européens – dans le cadre de leur projet de « Grand Remplacement  » des populations de souche – ). Même si la majorité d’entre eux a, depuis, reçu le statut de réfugié, la plupart ne seront jamais autorisés à s’établir sur l’île-continent.

 

La plupart des demandeurs d’asile transférés en Australie ont d’abord été incarcérés dans des centres de détention pour migrants puis progressivement placés sous un régime de « détention dans la communauté ». Vous noterez l’imagination fertile de nos amis Australiens ! Vivant au sein de la population australienne, ils résident dans des appartements financés par l’État et reçoivent une allocation de 140 dollars (94 euros) par semaine. Soumis à des mesures de contrôles strictes, ils n’ont ni l’autorisation de travailler ni celle d’étudier. Le nouveau visa, tout en supprimant les aides sociales, leur ouvre les portes du marché du travail pour que, selon les autorités, ils ne soient plus « à la charge du contribuable » en attendant leur renvoi en centre de rétention offshore.

Afin de ne pas être « de nouveau exposés au danger » et d’empêcher une expulsion sans préavis, la majorité des demandeurs d’asile admis temporairement en Australie ont déposé, depuis leur arrivée, des recours judiciaires.

Mais, plutôt que défendre sa position devant la justice, le gouvernement veut pousser ces migrants au départ en les privant d’aides élémentaires. Pour les soutenir, ONG, associations caritatives, avocats, églises ou simples individus, se sont sont évidemment mobilisés, mais nous avons les mêmes à la maison….L’important est de NE JAMAIS CÉDER UN POUCE DE TERRAIN, au sens propre comme au sens figuré.

D’ailleurs, si 63 migrants sont pour l’instant concernés par la dernière décision de gouvernement australien, plus de 300 autres vivent désormais avec cette même menace de recevoir un  » final departure Bridging E Visa « .

Mais, après tout, ne sont-ce pas là les risques du job de migrant !*

Le 25 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Car, comme nous le répétons souvent, le droit de migrer a son corollaire : le droit du pays choisi de s’en préserver. Rien ni personne ne peut s’y opposer et tout le reste n’est que littérature.

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