La peste bientôt à nos portes ?

7 Oct

Epidémie de peste noire en 1347 en France

La question mérite d’être posée si l’on sait :

1/ que les grandes pandémies ont toujours été associées, dans l’histoire, aux déplacements importants de populations,

2/ que le nombre de migrants lancés à l’assaut de l’Europe ne cesse d’augmenter,

3/ que la peste est l’une des maladies infectieuses les plus contagieuses et les plus graves (les chroniques des temps passés nous en donnant la preuve),

4/ que sa diffusion au sein des pays frappés est directement liée aux populations de rats…et de puces,

5/ que le nombre des rats à Paris (et même, de plus en plus, dans les autres grandes agglomérations) est en constante et rapide augmentation, parallèlement à la prolifération des campements sauvages de migrants illégaux et au déversement de déchets alimentaires et d’ordures les plus variées qui les accompagnent (que ce soit dans les poubelles ou…en dehors). Cette population animale parisienne est aujourd’hui estimée à plus de 4 millions,

L’ancienne « Ville Lumière » sous les ordures répandues…

6/ que la ville de Paris a réalisé plus de 1 800 opérations de dératisation depuis le début de l’année (par la pose d’appâts dans les espaces verts, grillages au-dessous des bouches d’égouts, containers à la place des poubelles à sacs plastiques, etc.) sans succès. Mais aussi, ne l’oublions pas,

7/ que des foyers endémiques, actuellement en expansion, de la maladie existent dans le monde, en particulier à Madagascar et en République démocratique du Congo. Deux pays avec lesquels la France entretient des relations aussi dangereuses que celles qui existaient il y a deux ans avec les zones infestées par le virus Ebola…Deux pays dont de nombreux ressortissants se joignent aux hordes sub-sahariennes qui aboutissent dans les campements sauvages que nous évoquions plus haut…

Or, que se passe-t-il là-bas, actuellement ?

Trente-trois personnes sont mortes de la peste à Madagascar depuis le mois d’août, selon le ministère de la santé de l’île, qui dénombrait 231 cas, jeudi 5  octobre. Si l’épidémie ressurgit régulièrement, elle n’est cette fois pas cantonnée aux seules zones rurales : onze morts ont été enregistrées à Antananarivo et le port de Toamasina est touché aussi.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère qu’il existe un  » risque élevé de propagation au niveau national « .  » L’OMS est préoccupée par le fait que la peste se répande, car elle est déjà présente dans plusieurs villes, et c’est seulement le début de la saison épidémique « , a admis Christian Lindmeier, l’un des porte-parole de l’organisation, lors d’un point presse, mardi, au siège à Genève.

Dans la capitale, les pharmacies sont prises d’assaut. Les ventes de Cotrim, un médicament à base de sulfamide censé prévenir l’infection, ont explosé. Il se revend désormais au marché noir. La communication du gouvernement est critiquée.  » Nous ne savons pas quoi faire, regrette un avocat sans dissimuler son abattement.  Madagascar n’avait pas besoin de cela. Connaître la peste au XXIe  siècle, c’est humiliant. « 

De 400 à 600 cas sont enregistrés chaque année entre septembre et mars. La peste est entrée dans le pays en  1898, à partir de Toamasina, à la suite de l’escale d’un bateau venant d’Inde, avant de se propager. Après des décennies de flambées meurtrières, l’infection colportée par les rats était tombée en sommeil grâce au progrès des traitements et de la prise en charge. Avant d’émerger à nouveau dans le paysage sanitaire au début des années 1980.

L’épidémie actuelle comprend les deux formes de l’infection : la peste bubonique, véhiculée par les rats infectés à travers des piqûres de puce, et la peste pulmonaire, transmise de personne à personne par la toux. La propagation des campagnes vers les villes de Yersinia pestis – le bacille responsable de la peste – a été favorisée par la déforestation et les feux de brousse. Mais, en ville, l’absence de réseaux d’assainissement et de collecte de déchets satisfaisants alimente à son tour la prolifération des rongeurs. A Antananarivo, la responsabilité de la municipalité, chargée du ramassage des ordures, a été mise en cause par le gouvernement.

Pour l’heure, l’OMS écarte le risque d’extension de l’épidémie hors des frontières, même si parmi les victimes figure un entraîneur de basket seychellois présent dans l’île pour la Coupe des clubs champions de l’océan Indien. Il est décédé dans la capitale le 27  septembre. Les rassemblements publics ont été interdits, les universités fermées.

Mais ce n’est que le début de la dissémination.

Le 7 octobre 2017.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

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