Vous avez aimé la politique familiale de François Hollande ? Vous adorerez celle d’Emmanuel Macron.

13 Oct

Après les coupes financières effectuées par les gouvernements de François Hollande, celui dEmmanuel Macron  envisage d’en finir avec l’universalité des allocations familiales. Ce qui lui permettrait de modifier à bon compte son image de  » présidence des riches « . La question est en tout cas soulevée par le rapporteur général de la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, le député Olivier Véran (Isère, La République en marche) mais aussi le ministre de l’économie, Bruno Le  Maire, qui n’est plus à un reniement près et s’est dit  » pas fermé «  à cette idée.

Heureusement, la résistance est encore réelle, en particulier du côté de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn.  » Ce n’est pas à  l’ordre du jour « , indique son entourage alors qu’elle-même précise :  » Je souhaite entamer (…) un débat et une réflexion sur la politique familiale en général, a déclaré Mme Buzyn mardi 10 octobre à l’Assemblée nationale. Il faudra prendre le temps, car – cette politique – ne se décide pas dans l’urgence.  » Sauf que la République nous a habitués à ces ballons d’essai qui finissent tôt ou tard par être de véritables trahisons.

Brigitte Bourguignon, la présidente (LRM) de la commission des affaires sociales de l’Assemblée -nationale, n’y est pas non plus favorable.  » Il ne me semble pas pertinent de traiter cette question sous le seul prisme budgétaire, note la députée du Pas-de-Calais. Je ne souhaite pas de précipitation sur le sujet, car la politique familiale, qui concerne l’ensemble des Français, mérite une réflexion plus large. « 

Mais il faut rappeler que le principe d’une mission d’information sur l’universalité des allocations familiales avait été acté le 27  septembre par le bureau de la commission avant que le thème soit élargi à l’ensemble de la politique familiale. Sa création devrait être officialisée mercredi 11  octobre, et ses travaux commencer en décembre.

Et il faut aussi rappeler que, dans notre satané pays, parler suppression possible d’une prestation ou, au contraire, adjonction d’une nouvelle taxe n’est jamais le fruit du hasard et aboutit toujours, tôt ou tard, à presser davantage les citrons que nous sommes.

Même si la suppression des allocations familiales pour les plus aisés est une mesure qui ne -concernerait que 12  % des familles, toucher à celles-ci suscite toujours de vifs débats.  » Nous n’y sommes pas favorables, affirme Jean-Pierre Door, vice-président (Les Républicains, LR) de la commission des affaires sociales. Les allocations ont déjà été réduites sous Hollande, il faut en rester là. « 

 » C’est présenté comme une mesure de justice, alors qu’en vérité on est en train de mettre en cause le principe même des allocations familiales « , a jugé Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, sur LCP lundi 9  octobre.

Un principe fondateur de la Sécurité sociale est en jeu : chacun contribue en proportion de ses revenus et touche selon sa situation. Il a déjà été très entamé par la modulation votée en  2014, qui divise les allocations par deux au-dessus de 5 600  euros mensuels de revenus (65  euros pour deux enfants) et par quatre au-dessus de 7 500  euros (32  euros). La politique familiale, conçue à l’origine pour compenser le coût des enfants, quel que soit le niveau de vie des familles, est devenue beaucoup plus redistributive. Et qui profite de cette redistribution ? Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille : les familles issues de l’immigration et qui engendrent le plus. En d’autre terme, cette politique « familiale » pour les autres que les natifs n’est qu’une arme de plus pour favoriser le « Grand Remplacement« . CQFD !

 » Dès lors que la somme perçue est très faible par rapport aux revenus, il devient facile (…) de dire qu’elle ne représente plus rien « , regrette l’Union nationale des allocations familiales, guère rassurée sur les intentions de la majorité. Mais,  » quand un plafond est introduit, il ne cesse ensuite de baisser « , prévient-elle. Comme dans le cas de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant, dont 10  % de familles supplémentaires devraient être exclues après le vote du projet de loi.

Au fait, pour qui avez-vous voté en mai dernier ?

Le 13 octobre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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