Inauguration des Archives associatives de l’Institut Emmanuel Ratier le samedi 14 octobre 2017.

16 Oct

Une grosse cinquantaine de personnes a répondu à l’invitation pour inaugurer les nouveaux locaux, berrichons, des antécédentes Archives associatives du Vexin, créées par l’avocat Éric Delcroix et le journaliste, prématurément disparu voilà deux ans, Emmanuel Ratier. Pour l’essentiel, la constitution de ces archives répondaient surtout à des préoccupations de feu Emmanuel Ratier, grand archiviste devant l’Éternel, qui souhaitait ainsi transmettre toute la documentation libre à la postérité que nous serions susceptibles d’avoir… D’ailleurs, c’est sa postérité propre, incarnée par sa fille Marguerite, qui a voulu insister sur l’aspect de mémoire documentaire liée à cette entreprise : aujourd’hui où l’intelligentsia cherche à adapter les documents à ses soucis idéologiques, notamment en privilégiant le traitement de l’information sur les réalités, il devient absolument nécessaire de chercher à sauver «matériellement» les données capables de donner accès à la compréhension des vérités factuelles.

 
Assurément, les diverses famille de la Droite étaient à peu près toutes représentées, l’accent étant toutefois mis sur celles que l’«information» la plus habituellement triviale réunit sous la périphrase «droite la plus extrême». Pour ma part, je n’ai, d’ailleurs, nulle difficulté à me satisfaire de cette «extrémité» à laquelle on veut me réduire, et j’imagine, «Dieu voulant», ne pas être tout à fait le seul à être dans cette disposition d’esprit. Toutefois, on peut se demander ce qui peut bien réunir de vieux «nostalgiques de Vichy», comme d’aucuns diraient, et de jeunes solidaristes révolutionnaires, des répondants du «catholique et royal» et des pagano-fachos, lesquels, du reste, purent se colleter quelquefois, ici ou là, sans parler de quelques enthousiastes anciens jeunots d’Ordre nouveau à nuque un peu plate et à la stature proportionnée… Moi, je ne me le demande plus depuis que j’ai compris que ce qui réunissait de si disparates gens tenait, au fond, au même souci de ne jamais accepter que l’on nous grugeât intellectuellement. Parce qu’il s’agit d’une opération intellectuelle que cette entreprise d’archivage, une opération intellectuelle et émotionnelle, qui plus est, car rien ne point au cœur réellement sinon ce qui nous attache à la vérité de ce qui se vit, tant autour de nous qu’intérieurement. La coïncidence entre l’intérieur individuel et la considération pour notre prochain constituant les assises de la vérité des faits que nous avons personnellement connus et qui sauront fonder la clarté de notre regard. Mais, pour mieux nous éclairer la vision, il y a lieu de lui réserver la fidèle mémoire des événements, rapportés par ceux de ces documents que d’aucuns n’auront pas craint de livrer aussi véritablement qu’il est possible à un humain de le faire. Certains aimeront à se rappeler avec une teinte d’opportunité que le mot martyr signifie étymologiquement «témoin»… Attention à n’y pas trop céder ! sous peine de friser, quelquefois, un tantinet, une fâcheuse tendance au complexe de persécution. Ce n’est pas parce que la persécution est un fait qu’il y a lieu d’en tirer un complexe. Il faut échapper à la terreur institutionnelle, sous peine de se laisser aller à un comportement d’espèce, somme toute, pusillanime… Il n’en est pas moins exact que la librairie Facta, tenue par Emmanuel Ratier, eut à souffrir de plusieurs mini attentats, tout comme celle de Jean-Gilles Malliarakis, autrefois et entre autres… De plus, la disposition matérielle du papier à se montrer particulièrement inflammable peut inquiéter sur les conséquences produites par une mauvaise intention fébrile détentrice de simples allumettes… Mais comment faire là contre? La question se pose, car, en effet, la seule raison d’être de l’Institut Emmanuel Ratier tient à la préservation de ce papier, qu’il y a donc lieu de protéger expressément contre les atteintes éventuelles de quelques quidams mal intentionnés. La question a été soulevée et, si j’ose dire, elle est assez brûlante
 
Il y a bien évidemment lieu de signifier l’utilité et l’emploi de ces archives et des locaux où elles sont serrées. Cela constitue une réserve capable d’accueillir quelques chercheurs soucieux d’avoir accès à une certaine documentation, cette documentation susceptible de se trouver d’ici peu de temps sensiblement inaccessible du fait de sa destruction quasi programmée par la nouvelle éducation, non plus «nationale» mais mondialisatrice. «Accueillir» les chercheurs, au sens propre du terme, aussi ; à telle fin, deux «studios» ont été ménagés, avec le nécessaire spartiate à l’hébergement fonctionnel de ceux-ci.
Bien entendu, il est fait appel à tout donateur qui serait détenteur de documentation à préserver, don à effectuer de notre vivant, soit dit en passant, pour cette raison que l’association n’aspire volontairement à ne pas être reconnue «d’utilité publique», pour des raisons de liberté d’être et de mouvements, tout simplement. Du coup, nul ne peut songer à un legs posthume — pour user du barbarisme apprécié d’Alphonse Allais, montrons-nous donc anthumes, s’il vous plaît.
 
Pour finir, je dois avouer m’être attendu à retrouver essentiellement les bons «vieux de la vieille», tant et plus blanchis sous le harnais — et nous y étions bien ! —, mais j’ai eu l’excellente surprise de compter à vue d’œil un tiers de jeunes gens parmi nous et, par les temps qui courent, l’existence d »une pareille proportion doit être colportée, afin de réchauffer un tant soit peu quelques-uns des cœurs ayant tendance à se serrer, comme le mien.
 
Bonne vie aux Archives associatives de l’Institut Emmanuel Ratier !
 
David Gattegno, envoyé  spécial de la Charte de  Fontevrault
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