Le chantage de l’Union européenne contre la Pologne.

18 Nov

Vous allez comprendre pourquoi il est impératif de quitter cette  » association de malfaiteurs  » qu’est devenue l’Union européenne (UE) !

Depuis que le parti conservateur nationaliste PiS est sorti victorieux des élections de fin 2015, en Pologne, il a entrepris de très importantes réformes concernant, en particulier, l’immigration et la justice. Mais celles-ci n’ont pas l’heur de plaire à l’UE et à sa vision politiquement correcte, mondialiste et immigrationniste. 

Armoiries de la Pologne

(de gueules à l’aigle d’argent, armée, becquée et couronnée d’or)

Quelques oligarques européens se sont donc mis en tête de trouver le moyen le plus efficace permettant de mettre en échec la politique polonaise et proposent donc de… »frapper le pays au portefeuille « .

La question a été abordée frontalement, mercredi 15  novembre, lors d’un conseil des ministres des affaires européennes à Bruxelles consacré aux fonds de cohésion. La France, l’Allemagne, la Finlande, la Belgique, les Pays-Bas et la Suède ont fait valoir qu’il faudrait conditionner l’allocation de ces fonds destinés aux pays les plus pauvres de l’Union, pour l’essentiel dans l’est du continent, au respect des valeurs démocratiques fondamentales de l’UE. Sur la période 2014-2020, l’enveloppe totale des fonds de cohésion est de 63,4  milliards d’euros, surtout destinée à financer des projets d’infrastructure énergétique et de transport.

Ce sujet hautement sensible pourrait à nouveau être évoqué, lundi 20  novembre, lors d’une réunion ministérielle consacrée, entre autres, au budget de l’Union pour 2020-2026.  » Les fonds de cohésion peuvent être assortis de conditionnalités liées au respect de l’Etat de droit « , assure la ministre chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau.  » Sur l’Etat de droit, la France et l’Allemagne sont très en phase « , ajoute la ministre.

Même s’il n’est pas nommé explicitement, le cas polonais est dans toutes les têtes. Pour la période 2014-2020, le pays a été le plus généreusement doté par l’Union, avec 86  milliards d’euros venus des fonds structurels européens (fonds de cohésion, fonds social européen, etc.). C’est dire si la menace d’une réduction de l’enveloppe peut porter. Mais cela porte un nom : CHANTAGE.

La Commission a certes mis en garde le gouvernement de Beata Szydlo. S’il faisait adopter des lois visant les tribunaux de droit commun et le Conseil national de la magistrature et risquant de soumettre le pouvoir judiciaire à l’exécutif, l’institution a dit qu’elle réclamerait le déclenchement d’une procédure inédite mais brutale : l’article  7 des traités de l’UE. Menée à son terme, elle peut aller jusqu’à priver un pays de ses droits de vote au Conseil européen.

Mais, pour que cette procédure soit activée, le feu vert des quatre cinquièmes des pays membres (22 pays) est nécessaire. Or, à ce jour, rien ne dit que le compte y soit. Paris et Berlin n’écartent pas le recours à l’article  7 quand d’autres hésitent, arguant que la procédure est vaine, car pour déboucher sur une suspension des droits de vote, elle requiert le consensus des pays membres. Or la Hongrie a, jusqu’à présent, dit qu’elle volerait, le moment venu, au secours de Varsovie.

La crise catalane et l’assassinat brutal de la journaliste Daphne Caruana Galizia, à Malte, ont aussi créé un trouble au Conseil. Madrid et La Valette seraient-ils prêts à soutenir contre la Pologne une procédure prévue par l’article  7, au risque de mettre le sujet du respect de l’Etat de droit au cœur des débats bruxellois ? Pas sûr.

Les capitales se concentrent donc sur les moyens de pression financiers. C’est plus facile car les oligarques de Bruxelles n’ont jamais été des foudres de guerre en matière de courage. Les discussions des derniers jours sont restées très policées. Elles pourraient devenir bien plus rudes au printemps prochain, quand la Commission fera sa proposition de budget de l’UE pour 2020-2026. Le fait que l’enveloppe financière globale va se retrouver amputée d’au moins 10  milliards par an, à cause du Brexit, risque d’exacerber les tensions entre Etats.

La Commission fourbit déjà ses arguments. Selon la lettre spécialisée Agence Europe, ses services ont dressé plusieurs scénarios de réduction des fonds de cohésion pour 2020-2026. L’un d’eux prévoit une baisse drastique de 30 % des montants alloués aux dépenses de cohésion…Mais, comme vous pouvez l’imaginer, c’est évidemment de la frime !

En vérité, la grande différence entre les dirigeants Polonais et les membres de la Commission européenne, c’est que les premiers ont été élus par leurs compatriotes tandis que les seconds ne sont qu’auto-proclamés et n’ont donc de compte à rendre à personne !

C’est l’un des scandales de l’Europe politique : des tyrans qui prétendent sans cesse donner des leçons de démocratie . 

Le 18 novembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Publicités

Une Réponse to “Le chantage de l’Union européenne contre la Pologne.”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 29, 2017 à 6:10 #

    Il faut rompre avec l’eurocratie, renégocier les traités, organiser la sorti de la France de l’Union Européenne et travailler pour une Europe des patries Chrétiennes et couronnées en aidant au retour des Monarchies dans tous les pays européens encore en république, en donnant des constititons Chrétiennes à ces Monarchies et en organisant une Table Ronde des cousins Royaux déjà régnant.
     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :