France, ta culture fout le camp !

6 Déc

Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut rien entendre et, face au désastre du niveau actuel des élèves de notre pays, personne ne veut en voir la cause principale. Qu’avons-nous appris hier ? Tout simplement que l’une des désormais traditionnelles enquêtes internationales pratiquées parmi les élèves de nombreux pays pour en apprécier le niveau des connaissances vient de confirmer, une fois de plus, l’effondrement de notre pays. C’est ce qu’il ressort de l’étude Pirls (Programme international de recherche en lecture scolaire) portant sur les compétences en lecture et compréhension des textes par les écoliers en classe de CM1.

Les compétences en lecture et compréhension des écoliers français en classe de CM1 sont en baisse par rapport au début des années 2000, révèle l’étude internationale Pirls. En voici les principaux résultats :

34

C’est le nombre de pays participants à l’enquête dont le score dépasse 500 points, la moyenne symbolique de Pirls. C’est aussi le rang de la France dans le classement. Notre système éducatif se place, en 2016, en retrait par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE (541 points), ou par rapport à la moyenne des pays de l’Union européenne (540 points). Et loin derrière la Russie (581 points), Singapour (576), Hongkong (569), l’Irlande (567) ou la Finlande (566), qui briguent le podium de tête.

 511

C’est le score de la France. Cette cinquième édition de Pirls a été organisée en mars 2016 et a concerné 320 000 écoliers âgés de 9 à 10 ans dans cinquante pays. Les élèves français testés étaient en CM1 ; ils sont aujourd’hui en 6e

2 ÉPREUVES DE 40 MINUTES

Une première épreuve comporte des questions sur un texte narratif, une seconde des questions sur un texte informatif. Quatre compétences sont testées : « prélever », « inférer », « interpréter » et « apprécier ». Sur quinze ans, la baisse des résultats en France est significative sur la compréhension des textes informatifs (- 22 points) ; elle est moindre pour les textes narratifs (6 %). Les petits Français ont un sous-score de 521 points pour les processus « prélever et inférer », mais de 501 seulement pour ce qui est d’« interpréter et apprécier ». Ce ne sont pas les processus les plus simples mais bien les plus complexes qui coincent.

4 %

C’est la part des élèves jugés très performants en France, contre 12 % de leurs camarades européens – soit trois fois moins. La France compte plus d’élèves (6 %) en dessous d’une performance qualifiée de « basse ». Si l’on ordonne tous les élèves des pays européens en fonction de leurs scores, et que l’on découpe cet ensemble en quarts, les Français se retrouvent surreprésentés dans le groupe le plus faible (39 %, au lieu des 25 % attendus). A l’inverse, seuls 12 %, au lieu des 25 % attendus, font partie du quart européens le plus performant.

8 POINTS

C’est ce qui sépare, en France, le score des filles (515 points) de celui des garçons (507 points). Cet écart entre les sexes – qui se retrouve dans tous les pays à l’exception du Portugal, où il n’est pas significatif – est dans notre système éducatif l’un des moins marqués (13 points d’écart en moyenne européenne, 19 points en moyenne internationale).

19 %

C’est le temps de classe que les enseignants de CM1 déclarent passer à l’enseignement de la lecture-compréhension, et 37 %, plus généralement, à l’enseignement du français. Dans les autres pays, en moyenne, ces valeurs atteignent respectivement 18 % et 28 %. En langue française, 288 heures annuelles d’enseignement sont prescrites au moment de l’enquête par les programmes de 2008 ; les enseignants affirment aller au-delà (330 heures) ; la moyenne déclarée par les enseignants des autres pays européens est de 236 heures.

Ce n’est donc pas un problème lié à un sous-enseignement de la langue nationale. Alors, que se passe-t-il ?

Les enfants de France sont-ils devenus idiots ? Leurs maîtres ont-ils perdu toute capacité d’enseignement ? Ou bien encore le leur interdit-on ? Bien sûr que non. Simplement, les uns tentent d’enseigner et les autres d’apprendre dans de telles conditions environnementales et culturelles que les obstacles à la transmission des savoirs ne cessent de s’accumuler depuis des décennies.

Cette tragédie porte un nom que nous rappelons sans cesse : L’ACCULTURATION. Elle résulte de l’ouverture, sans la moindre restriction, de nos frontières à la misère des corps autant qu’à celle des esprits au nom des bienfaits supposés du métissage.

Et c’est ainsi que plus de 2 000 ans de civilisation sont progressivement mais inexorablement rayés de l’Histoire.

C’est un crime contre l’humanité.

Le 6 décembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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