Le cadeau ruineux d’Emmanuel Macron et de ses sbires à la populace algérienne.

16 Déc

Ce que nous avons prévu ne manque jamais de se produire et en voici un bel exemple. Il y a longtemps déjà que nous dénonçons l’importation dans notre pays de trop nombreux médecins à diplômes étrangers, souvent d’origine africaine mais, plus encore, en provenance d’Algérie (Lire « Comment cette catastrophe sanitaire a-t-elle été possible ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/10/17/comment-cette-catastrophe-sanitaire-a-t-elle-ete-possible-2eme-partie/). Non seulement cette démarche nuit à la qualité des soins prodigués à nos compatriotes mais elle prive, en outre, les habitants des pays « exportateurs » des médecins qui pourraient pourtant leur être utiles. Au point d’engendrer un système démentiel : l’abaissement de la qualité de la médecine française, la spoliation médicale des populations étrangères concernées par ce trafic et, enfin, logiquement, la venue chez nous de celles-ci…pour faire prendre en charge leur santé !

Sachez que cette tragédie sanitaire ne va pas cesser, du moins en ce qui concerne l’Algérie, puisque sur injonction gouvernementale, l’Assemblée nationale s’apprête à voter « un projet de loi autorisant l’approbation » d’un nouveau protocole de soins entre la France et l’Algérie.*

 

Un projet de loi a été examiné en commission à l’Assemblée nationale à la fin du mois de novembre et devrait l’être lundi 18 décembre en séance publique, selon le cabinet de Michel Fanget, député (MoDem), membre de la commission des affaires étrangères. Ce député est l’auteur d’un projet de rapport présenté en commission. avec comme objectif de modifier dans un sens plus favorable encore la convention de sécurité sociale qui lie déjà la France et l’Algérie depuis 1980.

Cette convention, qu’il serait urgent d’abroger, prévoie déjà que des salariés et fonctionnaires résidant en Algérie puissent être pris en charge en France, mais pas leurs ayants droit.

Mais, de ce fait, la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) algérienne a noué d’autres conventions directes avec des établissements de soins français pour étendre les prises en charge aux ayants droits. Ce cas de figure concernerait ainsi, selon les chiffres cités par M. Fanget, « cinq cents à sept cents » patients algériens par an, alors que la convention de 1980 ne concernerait « plus que quarante à soixante » patients par an.

Si l’on sait que de plus en plus de patients algériens échappent au recouvrement des frais médicaux, on comprend le danger d’une telle situation. Certains établissements ont même cessé d’admettre des patients dans ce cadre. L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) évaluait, au 15 novembre 2014, à 31,6 millions d’euros les créances dues par des patients venus d’Algérie (sur un total de 118 millions d’euros tous pays confondus), dont un tiers était dû par le CNAS. Ces créances atteignaient 39 millions d’euros pour la France entière en mars, selon le rapport de M. Fanget.

Le député Michel Franget prétend que son projet de loi vise, en réalité, à fixer un meilleur cadre à l’accueil de ces malades algériens pour éviter les contentieux et donc des soins non payés. Pour cela, le protocole défini dans le projet de loi propose d’instaurer un système unique de prise en charge de ces malades, avec une autorisation préalable et de meilleures garanties de prise en charge des frais. Mais qui pourrait croire que ce qui n’a pas fonctionné jusqu’ici fonctionnera, comme par miracle demain ? C’est mal connaître l’Algérie que de le penser.

Alors, pour tenter de nous convaincre, voici l’argument imparable du député Franget : ce système a vocation à toucher un public plus large que par le passé, non pas pour augmenter le nombre de patients concernés mais parce que c’est dans ce cadre que les contentieux financiers sont les moins nombreux ! On croit rêver. Et, d’ailleurs voici la suite de l’argumentaire de M. Franget : le rapport parlementaire relève qu’une large part des créances non payées aujourd’hui sont le fait de patients venant se faire soigner à titre personnel. Leur donner un meilleur cadre formel (entendez en augmenter le nombre en l’encadrant) permettrait donc de limiter les impayés…Il nous prend vraiment pour des benêts.

Les malades algériens continueront donc, mais en plus grand nombre, à venir se faire soigner en France au prétexte qu’ils espèrent y recevoir des soins de meilleure qualité que dans leur pays. Notons que ce n’est pas faux puisque leurs médecins les mieux qualifiés exercent chez nous où leurs revenus sont bien meilleurs ! Quant à la prise en charge de leurs soins par la CNAS algérienne, elle ne sera évidemment pas plus efficace ni même réelle demain qu’hier.

Nous jugerons donc sur pièce en examinant de très près le projet de loi qui sera présenté à l’Assemblée nationale dans les jours qui viennent et nous serons particulièrement attentifs aux modalités qui prétendent limiter les cas litigieux entraînant des coûts insupportables pour les établissements de soins français.

Mais nous entendons déjà le choeur des louanges algériennes en faveur d’Emmanuel Macron et de ses sbires…

Le 16 décembre 2017.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique.

* Ne manquez pas de vous reporter également à la version officielle de l’affaire, portée par le relais médiatique habituel des grandes causes humanitaire, le quotidien Le Monde (http://abonnes.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/12/14/intox-sur-des-patients-algeriens-soignes-aux-frais-de-la-secu_5229830_4355770.html?xtmc=projet_de_loi_de_securite_sociale_entre_la_france_et_l_algerie&xtcr=1).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :