Le racisme anti-Français existe, le gouvernement d’Emmanuel Macron vient de le rencontrer !

21 Déc

Il leur en aura fallu du temps, dans les allées du pouvoir, pour découvrir qu’à tant accueillir la lie du monde on finirait nécessairement par en recueillir les fruits amers et, en particulier, le racisme anti-Français.

Certains persistent malgré tout à parler de racisme anti-blanc alors qu’il s’agit bien en réalité d’un racisme anti-Français puisque, pour nous et selon la formule bien connue du général de Gaulle, rapportée par Alain Peyreffite , les Français sont  » avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! « 

Comment le gouvernement de la République s’y est-il frotté ? Mal, comme vous allez le voir, mais le pire est qu’il n’est pas sûr, pas sûr du tout, qu’il sache en tirer les conséquences et en déduire une démarche responsable.

Voici les faits et d’abord le tout dernier épisode.

Premier couac pour Mounir Mahjoubi. Le secrétaire d’Etat au numérique ne parvient pas à éteindre le feu allumé par la nomination, lundi 11 décembre, de la militante féministe et prétendument antiraciste Rokhaya Diallo au sein du Conseil national du numérique. Après s’être attiré un tombereau de critiques, Mounir Mahjoubi a rétropédalé, mercredi, en catastrophe en demandant son départ.

L’amour de la France se lit dans ce doux visage

Mais cette décision, censée calmer le jeu, a donné à l’affaire une caisse de résonance encore plus forte. « L’exclusion de @RokhayaDiallo du @CNNum quelques jours après sa nomination est une alarme grave sur la montée de l’intolérance dans notre pays », s’est emporté l’inénarrable fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, sur Twitter. « [Rokhaya Diallo] n’est pas moins laïque ni moins républicaine que la plupart d’entre nous », s’est ému l’ancien député socialiste des Français de l’étranger Pouria Amirshahi.

Rokhaya Diallo, qui figurait parmi les trente nouveaux membres bénévoles du nouveau collège de cette instance gouvernementale, faisait partie « des voix que nous n’avions pas l’habitude d’entendre sur le numérique », justifiait lundi la nouvelle présidente du conseil, la fondatrice du fonds d’investissement Daphni, Marie Ekeland qui, depuis, a démissionné avec la plupart des autres membres du Conseil. Rokhaya Diallo a enquêté récemment sur la violence des propos sur Internet. « Je rentre du Caire où j’étais conviée par les Nations unies pour évoquer la haine sur Internet, sujet parfaitement illustré par les événements récents », a commenté la militante sur Twitter, répondant à la polémique.

Au sein du cabinet de Mounir Mahjoubi, on assure que les qualités de Rokhaya Diallo ne sont pas remises en cause, mais on justifie cette éviction en raison de réserves émises par « le monde du numérique ». En privé, Mounir ­Mahjoubi assure avoir péché par ignorance, ne se rendant pas compte du caractère inflammable d’une telle nomination. « Il y a deux Rokhaya Diallo, celle qui a écrit la BD Pari(s) d’amies, et celle qui tient des positions politiques », justifie un proche du ministre.

La jeune femme n’a pourtant jamais caché ses idées, reconnaissant dans un entretien accordé le 30 novembre au site Regards « être un peu abrasive sur certaines questions en France ». Un euphémisme ! Provocatrice, elle invitait par exemple Jean-Michel Blanquer à porter plainte contre elle, rappelant qu’elle avait dénoncé « aux Nations unies » « le racisme d’Etat » de la France. Elle faisait référence aux propos du ministre de l’Education, qui a porté plainte en novembre contre le syndicat Sud Education de Seine-Saint-Denis après que ce dernier eut employé cette expression.

« Je ne vois pas en quoi le fait de marquer la féminité par un voile, c’est plus sexiste que de le marquer par des talons aiguilles ou minijupe », notait-elle encore. Cet été, la militante avait défendu un festival afro-féministe qui organisait « des ateliers réservés aux femmes noires et ce afin qu’elles puissent échanger paisiblement sur leur condition spécifique », expliquait la jeune femme dans Slate.

Plus que la communauté du ­numérique, ce sont plusieurs ­sensibilités politiques qui sont montées au créneau. Le 12 décembre, Valeurs actuelles fustigeait celle qui se définit comme une « féministe intersectionnelle et décoloniale ». Le lendemain, Valérie Boyer enfonçait le clou en rendant publique une lettre adressée au premier ministre, Edouard Philippe. La députée (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône rappelait qu’en 2011 la chroniqueuse de l’émission « Touche pas à mon poste » de Cyril ­Hanouna signait une pétition critique à l’égard de Charlie Hebdo après une attaque au cocktail ­Molotov des locaux de l’hebdomadaire. « Normal », a de son côté commenté l’ex-premier ministre Manuel Valls, chef de file de la gauche « ultra-laïque » en tweetant l’annonce de son éviction.

Le secrétaire d’Etat au numérique a tenté d’atténuer la responsabilité du gouvernement, prenant de la distance vis-à-vis de cette nomination. « Le Conseil a pu, ce qui est inédit, composer son équipe, en intégrant des points de vue dont certains peuvent être différents de ceux du gouvernement », pointait le communiqué mercredi, laissant entendre que ce choix relevait d’abord de Marie Ekeland, présidente d’une institution « indépendante ».

En réalité, cette composition a été le fruit d’un échange constant entre l’entrepreneuse et Mounir Mahjoubi. Pour le moment, la polémique s’est arrêtée à sa porte. C’est pourtant Edouard Philippe qui a signé l’arrêté de nomination de Rokhaya Diallo. Le nouveau casting lui avait été transmis en amont, comme à l’Elysée.

En vérité, l’exécutif, dans sa grande naïveté sur ces sujets, n’était pas préparé à une telle affaire. Et, au fond, c’est bien fait pour lui car il récolte aujourd’hui les fruits de décennies d’ouvertures inconsidérée de nos frontières et de célébration de la mixité ethno-culturelle.

Nous y reviendrons dès demain avec d’autres aventures de la même eau…

Le 21 décembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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