« N’ayez pas peur ! »(1)….

26 Déc

…L’homélie du pape, lors de la messe de Noël, ne relève pas de l’infaillibilité pontificale.

Nous voilà rassurés. Car, en matière d’intoxication et, osons le dire, de fourvoiement, celle du pape François, dimanche 24 décembre 2017, fera date. D’autant qu’elle pose un autre problème, celui de la psychorigidité que d’aucuns qualifient…d’idée fixe, ainsi que vous allez en juger.

Le pape François au Vatican, le 24 décembre

Le pape François a une nouvelle fois exhorté à l’accueil des migrants à l’occasion de la messe de minuit célébrée dimanche 24 décembre, dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Comme a son habitude, le souverain pontife a appuyé sa déclaration sur la figure de la Sainte famille et sur les conditions qui ont entouré la naissance de Jésus pour plaider la cause des étrangers « contraints, a-t-il prétendu, de quitter leur terre » aujourd’hui.

Et voici que la fable pontificale prend corps. Lorsque Marie, sur le point d’accoucher, et Joseph, obligés de se rendre à Bethléem « par décret de l’empereur », qui avait ordonné le recensement de la population, arrivent sur place, ils font « l’expérience que c’était une terre qui ne les attendait pas, une terre où il n’y avait pas de place pour eux », a prétendu le pape. Ils se trouvent plongés « dans l’obscurité d’une ville qui n’a ni espace, ni place pour l’étranger qui vient de loin, dans l’obscurité d’une ville qui (…) semblerait vouloir se construire en tournant le dos aux autres ». En bon Français, on appelle cela un anachronisme !

Dans leurs pas, a-t-il ajouté, « nous voyons les traces de familles entières qui, aujourd’hui, se voient obligées de partir. Nous voyons les traces de millions de personnes qui ne choisissent pas de s’en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre ». Mais, manifestement, le pape ne connaît pas les méfaits de la publicité consumériste de nos médias occidentaux, via les satellites et autres récepteurs portables, sur les pauvres cervelles de tous ceux auxquels on répète en boucle que l’Eldorado…c’est chez nous.

Continuant à s’appuyer un peu abusivement sur le récit des Evangiles, le pape a de nouveau mis en cause la responsabilité des gouvernants dans ces exodes. Par référence au roi de Judée, qui aurait ordonné la mort de tous les garçons de moins de 2 ans à Bethléem afin d’éliminer le « roi des juifs » dont on annonçait la naissance, François a affirmé que beaucoup de réfugiés fuyaient pour « survivre aux Hérode de l’heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n’ont aucun problème à verser du sang innocent ». Oubliant hélas que la plupart de ces migrants viennent de contrées dans lesquelles il n’y a pas de persécution ni de guerre mais des moeurs si pesantes et une démographie si folle que le partage du gâteau s’avère chaque jour plus parcimonieux.

Puis, et alors, là, tenez-vous bien, il s’est adressé aux sociétés dans lesquels ces migrants cherchent refuge (vous aurez remarqué l’amalgame sous-jacent : REFUGE = RÉFUGIÉ) et qui sont tentées, comme en Europe (les monstres !), de fermer leur porte à une partie d’entre eux. Il les a appelées à faire en sorte que « personnes ne [sente] qu’il n’a pas de place sur cette terre » et à transformer « la force de la peur en force de la charité (…), la charité qui ne s’habitue pas à l’injustice comme si celle-ci était naturelle, mais qui a le courage, au milieu des tensions et des conflits, de se faire terre d’hospitalité ». Mais pourquoi cette  » place – des migrants – sur cette terre « , ne serait-elle pas tout simplement CHEZ EUX PLUTÔT QUE, OBLIGATOIREMENT, CHEZ LES AUTRES ?

Depuis les premiers temps de son pontificat, commencé le 13 mars 2013, le pape François n’a eu de cesse de culpabiliser l’Occident, et d’abord les pays européens, et à les enjoindre d’accueillir largement les demandeurs d’asile et les migrants qui franchissent la Méditerranée.

En juillet 2013, il s’était rendu sur l’île italienne de Lampedusa, alors aux premières loges des traversées de la Méditerranée. En avril 2016, il s’était rendu au camp de Moria, dans l’île grecque de Lesbos, et il en était reparti avec, dans son avion, trois familles de réfugiés syriens musulmans, installés depuis à Rome…aux frais de la princesse italienne.

Au Parlement européen, au Congrès américain, aux Nations unies, le pape François n’a cessé de répéter son discours immigrationniste et de dénoncer les gouvernements trop rétifs et les sociétés trop égoïstes pour les accueillir. Mais ses prises de positions commencent à gravement semer le trouble chez un nombre grandissant des catholiques européens, et notamment français, qui l’accusent de ne pas suffisamment prendre la défense d’une « identité » chrétienne du Vieux Continent.

HERMANOS

« Mes Frères, il ne suffit plus de prier« 

« Que ta tendresse révolutionnaire nous amène à nous sentir invités à prendre en charge l’espérance et la tendresse de nos gens », a conclu le chef de l’Eglise catholique. Et, là, il n’y a plus de doute, la théologie de la libération (2), chère à ses maîtres à penser latino-américains a pris le pas sur la charité chrétienne !

Le 26 décembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

(1) Injonction biblique, reprise dans les conditions que l’on sait par le pape Jean-Paul II.

(2) Théologie de la libération : 

http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Theologie/Qu-est-ce-que-la-theologie-de-la-liberation

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2 Réponses to “« N’ayez pas peur ! »(1)….”

  1. Conseil dans l'Espérance du Roi décembre 26, 2017 à 9:55 #

    Donnez-vous la peine d’écouter ou de lire les revues de presse des médias officiels (tous immigrationnistes) des 25 et 26 décembre et vous aurez confirmation de nos propos : ils se reconnaissent tous, à l’unisson, dans le texte du pape. L’éditorialiste de l’Humanité (parti communiste) allant jusqu’à affirmer se sentir bien plus proche du Saint-Père que d’Emmanuel Macron et Gérard Collomb ! C’est dire…

  2. Hervé J. VOLTO janvier 20, 2018 à 9:02 #

    A toute fin utile, nous rappelons que :

    -Selon le savoir, la compétence et le prestige dont jouissent les fidèles, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la Foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes (Canon 212 § 3).

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