Ils les ont voulus, ils les ont eus !

10 Jan

En  2017, la barre symbolique des 100 000 demandes d’asile a été franchie, selon les chiffres publiés lundi 8 janvier par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Une hausse de 17 % sur un an, et un record, en dépit de la difficulté à faire enregistrer sa demande à Paris ou dans les Hauts-de-France.

Si 2017 marque un tournant quantitatif, avec 100 412 demandes, l’année a aussi vu l’émergence de nouveaux profils, en majorité venus d’Afrique. Parmi les dix nationalités qui ont le plus sollicité la France, la moitié est issue de ce continent*. Les Soudanais, qui sont en bonne place (la quatrième en  2017) dans la liste des pays demandeurs depuis 2015, sont désormais rejoints par des francophones : Guinéens (5e place), Ivoiriens (7e), Congolais (8e) et Algériens (9e).

Vous remarquerez surtout que, parmi les dix pays les plus producteurs de demandes d’asile, sept ne connaissent ni la guerre ni une dictature sanglante. Les trois autres (Afghanistan, Soudan et Syrie) sont certes le siège de violences mais à des degrés très divers. Autrement dit, la recherche d’une herbe plus verte ailleurs que chez eux est le motif largement majoritaire chez les demandeurs d’asile. C’est ce que l’on nomme tout simplement des migrants économiques qui ne sont en aucun cas, à nos yeux, de possibles réfugiés auquel le droit d’asile pourrait (sous certaines conditions) être accordé.

À peine installé à l’Elysée, Emmanuel Macron s’est attelé à ce dossier de la migration africaine. Mais il le fait avec la bienveillance de ceux qui ne sont pas (ou si peu) menacés par les conséquences de ces invasions. Le chef de l’Etat tente donc simplement de limiter les départs vers l’Europe par une collaboration étroite avec les pays du Sahel, chargés de les retenir, et en  faisant venir 3 000 réfugiés africains d’ici à 2019, pour créer une voie légale et dissuader – espère-t-il – les départs. Comment peut-on être aussi naïf ? À moins qu’il ne s’agisse que d’un rideau de fumée pour cacher la réalité du projet de  » Grand Remplacement « .

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui travaille lui aussi à réduire les entrées en France, s’est surtout focalisé sur l’Albanie depuis son arrivée place Beauvau, en faisant pression sur les autorités locales pour dissuader les départs. En dépit de son étroitesse territoriale, ce petit Etat des Balkans se classe premier demandeur d’asile en France en  2017, avec une hausse globale de 66  % des dossiers sur un an. Or, on connait les liens entre la communauté albanaise immigrée et l’économie parallèle touchant, en particulier, les vols mais aussi les trafics de stupéfiant ou d’armes de guerre. Ajoutez à cela que l’Albanie, et son vassal le Kosovo – non moins acteur dans les trafics en question – , sont deux territoires…musulmans et vous mesurerez davantage encore le danger que courent notre pays. À ce jour, les efforts du ministre de l’intérieur peinent à être couronnés de succès ! Quant au prince Leka Zogu, roi de jure d’Albanie, et son épouse Elia Zaharia (d’origine albanaise mais…naturalisée française), ils prétendent être très engagés dans diverses causes humanitaires (le prince est membre d’honneur de SOS Avenir Orphelins d’Albanie – France, dont le siège est à Cannes, et président d’honneur de la Société italienne des orphelins d’Albanie) mais sont peu actifs dans la prévention des migrations de leurs compatriotes…

Le prince Leka d’Albanie et son épouse

A Paris, où se concentre la moitié de la demande nationale, il faut commencer par décrocher un rendez-vous en préfecture afin de s’enregistrer. Puis il ne reste qu’à envoyer son dossier à l’Ofpra. Les prises de rendez-vous se feront prochainement et simplement par téléphone ou via Internet afin d’associer la discrétion à, sans doute, une obtention plus facile du précieux sésame. En effet, le fameux accord européen dit « de Dublin » qui permet THEORIQUEMENT de renvoyer un migrant déposant une demande d’asile dans le pays où il a laissé ses empreintes digitales lors de son arrivée, a du plomb dans l’aile : en pratique si la France ne parvient pas à le renvoyer vers ce pays – ce qui se produit dans 9 cas sur 10 –, il pourra finalement déposer sa demande après une attente variant entre six et dix-huit mois selon les cas (Lire « Le fantasme du renvoi des migrants illégaux » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/12/20/le-fantasme-de-lexpulsion-des-migrants-illegaux/).

Aujourd’hui, selon une source au ministère de l’intérieur, la moitié des demandeurs d’asile sont  » dublinés « . Six sur dix ont laissé leurs empreintes en Italie. Mais ils n’y ont presque jamais demandé l’asile et ne sont le plus souvent restés que le temps de traverser le pays. Quatre sur dix viennent, eux, d’Allemagne et présentent un autre profil. En général ils y ont été déboutés de l’asile et tentent une seconde chance en France !

Quelque 20 000 migrants seraient aujourd’hui en attente d’être autorisés à déposer leur demande d’asile. Parfois dans les CAO, parfois dans des structures spécifiquement pensées pour les renvoyer, parfois cachés chez des collabos immigrationnistes ou encore réfugiés dans l’hébergement d’urgence.  » Attendre quelques mois de plus ne fait pas peur à ceux qui ont passé des années sur la route « , observent à l’unisson plusieurs associatifs, confrontés au problème.  » Les renvoyer coûte cher, mais ne les empêche pas de revenir « , ajoutent-ils.

 » J’ai en tête le cas d’un Soudanais renvoyé à Milan, où on l’avait forcé à laisser ses empreintes. Trois jours après son départ des Ardennes, il m’appelait pour me dire qu’il était déjà de retour à Paris. Il avait été lâché sur le tarmac à la descente de son avion et avait simplement repris un train « , raconte l’une d’entre eux, qui a suivi  » au moins une dizaine, peut-être même vingt dublinés  » dans les Ardennes. Occupation durant des mois d’un logement, renvoi effectif une fois sur dix seulement, retour garanti, le règlement de Dublin ne semble manifestement pas la plus efficace des dissuasions.

Pour notre part, nous avons quelques petites idées sur la question et aussi d’efficaces suggestions à faire pour assurer le renvoi définitif de ces envahisseurs. Nous sommes à la disposition du ministre de l’intérieur pour les lui exposer…

Le 10 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

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