Etudes de médecines : ils sont de plus en plus fous !

13 Jan

Hippocrate de Cos

Chacun sait désormais que la France manque et manquera davantage encore, avant longtemps, de médecins. Au point que nos pouvoirs publics, jamais en reste de scandaleuses manipulations, importent un nombre croissant de médecins à diplômes étrangers dont la formation et les compétences sont souvent très inférieures aux besoins de la santé de nos compatriotes. Quelques mises au point publiées sur notre blogue vous en diront davantage :

Hélas, aucune amélioration de cette terrible situation n’est à espérer si l’on en croit un arrêté publié le 29 décembre au Journal officiel. Celui-ci  fixe en effet à 8 205 le numerus clausus pour l’admission en deuxième année (P2) de médecine pour 2018 après la Première année commune aux études de santé (PACES), soit 81 places supplémentaires seulement, par rapport à 2017. Cette hausse d’environ 1 % est nettement inférieure à celle enregistrée entre 2016 et 2017 qui s’élevait à l’époque à 5,8 % avec 448 postes supplémentaires par rapport à l’exercice précédent. Et scandaleusement insuffisante par rapport aux besoins. Sachant que la formation d’un médecin est longue et que les résultats d’une amélioration de la situation ne se ferait sentir, au mieux, que d’ici une dizaine d’années !!! Alors :

Au total, seules 12 facultés sur 39 voient leurs places en P2 augmenter : Aix-Marseille (+10), Les Antilles (+10), Besançon (+5), Brest (+5), Corse (+3), Grenoble Alpes (+5), La Guyane (+5), Limoges (+4), Lyon-I (+15), Montpellier-I (+8), Reims (+6) et Saint-Etienne (+5). Dans les 27 autres facultés, le numerus clausus n’a pas été touché. Paris qui avait gagné 105 places l’année dernière n’enregistre par ailleurs aucune progression cette année, contrairement aux deux autres métropoles de Lyon et Marseille qui continuent de voir leur nombre de places en P2 augmenter.

Les numerus clausus pour les pharmaciens (3 124) et les chirurgiens-dentistes (1 203) sont misérablement accrus, respectivement de 6 % et 3 %. Les sages-femmes perdent quant à elles près de 1 % de leurs effectifs (9 places) avec un numerus clausus fixé cette année à 991. Plusieurs autres arrêtés fixent, pour 2018, les numerus clausus complémentaires, le nombre de places accordées pour la réorientation et les passerelles entre formations, ainsi que le nombre de places réservées aux étudiants issus d’autres filières admis à passer en deuxième et troisième années, de même que le nombre de places pour les étudiants exerçant leur droit au remords.

Si le numerus clausus est, pour la deuxième année consécutive, supérieur à 8 000 places, renouant ainsi avec les chiffres enregistrés dans les années 1970 et doublant presque ceux des années 1990, les chances des candidats en PACES d’accéder en deuxième année ne sont pour autant pas supérieures à 14 %. Ce qui donne une idée du nombre des laissés pour compte !

En revanche, les médecins issus, par exemple, des facultés d’Algérie vont avoir un boulevard devant eux lorsqu’ils décideront de franchir la Méditerranée pour venir s’installer dans notre pays…

Et l’on nous dit que le « Grand Remplacement » est le parangon de la théorie du complot !

Le 13 janvier 2018.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :