À Mayotte, il n’y pas que la surnatalité qui ravage l’île. Il y a aussi les bidonvilles.

14 Jan

Mais la cause est la même : L’IMMIGRATION CLANDESTINE.

Mercredi 10  janvier, à Mayotte, plusieurs personnes ont été ensevelies sous une coulée de boue qui a emporté leur case – un  » banga « . Ce drame, conséquence de pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’île, met surtout en lumière la situation d’un département qui compte  » 30  % d’habitat illégal « , comme l’a rappelé la ministre des outre-mer, Annick Girardin. Comptez donc au moins autant…immigrants illégaux !

Ce  » quartier  » de Koungou, la deuxième ville de l’île avec environ 32 000 habitants, compte près de 140  habitants, arrivés il y a moins d’un an pour la plupart, comme cette mère d’origine comorienne et ses cinq enfants, chassés du sud de l’île par une population mahoraise excédée par l’immigration clandestine, et emportés par la coulée de boue. Le père, qui avait un emploi « au noir ! » dans le sud, y résidait encore la semaine et rejoignait sa femme et ses enfants le week-end.

Rapidement, des voix se sont fait entendre sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux pour dénoncer une situation incontrôlable.  » Des dizaines de milliers de personnes vivent à Mayotte dans des habitations insalubres, construites sauvagement sur des terrains non viabilisés, la grande majorité d’entre eux étant des immigrés clandestins « , s’insurge le député (LR) Mansour Kamardine, qui demande une mission interministérielle d’urgence.La députée (LRM) Ramlati Ali  » invite les propriétaires fonciers, institutionnels comme privés, dont les terrains sont occupés sans titre à saisir la justice pour déloger les occupants illégaux « .

Bidonville à Mayotte

Mais lisez bien ceci : la ministre des outre-mer a, quant à elle, demandé au préfet de  » réunir en urgence les services de l’Etat et les élus de Mayotte pour trouver des solutions de mise à l’abri pour les individus en situation de péril imminent sur l’ensemble du territoire pendant la saison des pluies « . Au lieu d’exiger le renvoi immédiat en République islamique des Comores de tous les clandestins logés dans ces bidonvilles.

La question des moyens à déployer pour résorber cet habitat précaire est récurrente. Cette situation avait déjà été dénoncée dans un rapport sénatorial il y a plus de dix ans.  » On est actif mais l’effort qu’il faudrait faire, on n’est pas capable de le faire « , a reconnu Mme  Girardin lors d’une conférence de presse, jeudi. On a un tel retard aujourd’hui qu’il faut qu’on ait des objectifs plus forts, mais on a les limites du territoire. «  A l’heure actuelle, le rythme de construction des logements à Mayotte est d’environ 300 par an. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de passer à 800 en  2018, en mobilisant près de 20  millions d’euros à cet effet. Pour notre part, et comme toujours, la solution est plus simple et moins coûteuse :

DEHORS !

Sur les hauteurs de Koungou, comme à Mamoudzou (71 000  habitants), deux communes où près de la moitié de la population est clandestine, les nouveaux arrivants squattent des terrains communaux ou privés, pillent le lagon tout proche et la forêt pour faire bouillir la marmite et se nourrir. Des dizaines de carapaces de tortues braconnées sont découvertes régulièrement sur les plages et les îlots de Mayotte.

Ces dizaines de milliers de clandestins créent des quartiers, des villages entiers en quelques semaines. Les systèmes éducatif, sanitaire et d’équipement ne peuvent plus faire face. Le lycée de Mamoudzou nord (25  millions d’euros), le collège d’Ouangani (30  millions d’euros), l’internat du lycée de Tsararano (7  millions d’euros) ont été livrés en  2017 et sont déjà saturés. La maternité de Mamoudzou reste la première d’Europe avec 12 000  naissances par an ; plus de 75  % des femmes qui y accouchent sont en situation irrégulière. Un cataclysme car tous ces enfants naissent en terre française et pourront donc devenir Français.

DEHORS ! ET FISSA.

Malgré quelque 25 000 reconduites à la frontière par an, l’immigration massive entrave le développement et le rattrapage des retards de cette île à l’histoire si particulière, française depuis 1841, devenue département en  2011 GRÂCE À LA STUPIDITÉ DE NICOLAS SARKOZY. Le drame de Koungou met en évidence ces milliers de cases en tôle et en bois, ces bidonvilles sur les hauteurs des villes et des villages, poussant sur des pentes de plus en plus fortes, dans des ravines dangereuses. Cet accident, survenu à la suite de  » fortes pluies « , laisse imaginer les conséquences du passage d’un cyclone sur Mayotte. Le dernier date du 12  avril 1984 : il avait laissé près de 25 000  personnes sans abri. A l’époque, l’île comptait 65 000 habitants, contre 256 518 au dernier recensement. Une belle sélection naturelle en vue.

Vivement le prochain cyclone !

Le 14 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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