Eventuel retour des djihadistes français : un journaliste a presque tout compris.

28 Jan

 Mais…pas encore tout !

Djihadiste « français« 

Pendant six ans, David Thomson a enquêté sur le milieu djihadiste, en France et à l’étranger. Lauréat du prix Albert-Londres pour son livre Les Revenants, qui traite du retour en France des hommes et femmes partis en Syrie et en Irak faire le djihad au sein, essentiellement, de l’organisation Etat islamique, le journaliste évoque, dans une interview publiée jeudi 25 janvier dans Le Figaro (lien pour abonnés), la question du retour de ces terroristes. Pour lui (comme pour nous) c’est clair : « Il est impossible de s’assurer de la sincérité du repentir d’un djihadiste« , assure-t-il.

Après avoir passé des centaines d’heures avec celles et ceux qu’il appelle « les revenants », dans le cadre de son enquête, David Thomson l’assure : « les revenants reviennent déçus mais, pour la plupart, fidèles au courant djihadiste de l’islam sunnite. Une des femmes rencontrées en France me disait ainsi être revenue de Syrie après avoir subi enfermement et violences sous l’EI, tout en me confiant que l’attentat de Charlie Hebdo avait été ‘le plus beau jour de sa vie’« , raconte le journaliste, qui qualifie les tentatives de programmes de déradicalisation mis en place par l’Etat de « chimère ». (Lire « Nos autorités judiciaires n’ont décidément rien compris à l’islam » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/11/13/nos-autorites-judiciaires-nont-decidement-rien-compris-a-lislam/ , qui vous donnera accès à plusieurs liens sur le sujet).

Ainsi, sur quarante personnes interviewées pendant six ans dans le cadre de son travail de journaliste, David Thomson explique qu’un seul jeune suivi lui a « donné le sentiment d’avoir sincèrement rompu avec cette idéologie. »  

Le journaliste revient enfin sur le cas des femmes de retour des zones de conflit. Selon lui, il faut « casser le paradigme prévalant jusqu’à l’attentat raté des bonbonnes de Paris à l’été 2016, qui faisait systématiquement des femmes djihadistes des victimes de leur mari et qui donc les déresponsabilisait totalement.« 

« En raison de ce biais de genre qui renvoie à une représentation sexiste de la femme, elles n’étaient quasiment pas envoyées en prison au retour de Syrie. Il n’y a aucune différence à faire entre un homme et une femme en matière de jihadisme, les niveaux de détermination et de dangerosité sont les mêmes« , prévient-il.

Que voilà de bonnes dispositions de l’esprit de la part de ce journaliste. Ils ne sont pas si nombreux à penser ainsi. Mais, nulle part dans son livre ni dans ses propos depuis, David Thomson ne prend position clairement et fermement contre le retour en France de ces monstres. De la même façon que nous n’avons trouvé aucun écrit de lui prônant, comme elle s’impose, la déchéance de leur nationalité française.

Ce bon garçon est donc encore loin d’avoir tout compris.

Le 28 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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