Djihadistes : s’ils avaient été déchus de la nationalité française, comme nous l’exigions…

30 Jan

Nous n’aurions pas à entendre ceci :

dans l’hypothèse où un ou des djihadistes français étaient condamnés à mort en Irak ou en Syrie, « l’Etat français interviendrait, en négociant avec l’Etat en question », a osé déclarer dimanche 28 janvier Nicole Belloubet, notre ministre de la justice. Précisant que « ce serait un traitement au cas par cas »…

Nicole Belloubet

La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier une ressortissante allemande d’origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI) et une  » Française « est actuellement en attente de jugement en Irak. Tandis que, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien. François Molins qui vient tout de même de donner son opinion sur les enfants de djihadistes déjà rentrés en France (au nombre de 66 à ce jour) dans les termes suivants : ces enfants « sont peut-être des bombes à retardement compte tenu de tout ce qu’ils ont vu ».

Pourtant, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) avait évoqué en janvier la possibilité de rapatriements contre lesquels nous nous élevons avec la plus grande fermeté (Lire sur le sujet notre lettre à Emmanuel Macron intitulée « NON ! Monsieur le président de la République » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/11/11/non-monsieur-le-president-de-la-republique/ .

Le dossier semble pourtant mettre le gouvernement dans l’embarras. La ministre des armées, Florence Parly, avait suscité une polémique en octobre dernier en avalisant implicitement l’« élimination » de djihadistes français en Irak et en Syrie. Nous avions bien sûr applaudi. Lundi dernier, elle a réaffirmé qu’elle n’avait pas d’« états d’âme » les concernant.

Interrogée dans le cadre du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro sur cette déclaration, la ministre de la justice a répondu : « Je ne crois pas qu’il y ait de différence d’analyse. Je redis comme ma collègue Parly que c’est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix. Mais en tant que ministre de la justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable. » Ajoutant malheureusement ceci : « La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l’Irak, c’est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l’Etat irakien. La Syrie, c’est un peu plus compliqué puisque l’Etat n’est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c’est un traitement au cas par cas qui doit être effectué », a-t-elle expliqué en se prenant malgré tout un peu les pieds dans le tapis…Un nouvel aspect du fameux  » EN MÊME TEMPS  » d’Emmanuel Macron !

En ce qui nous concerne, il n’y a et n’y aura aucune variation :

Le retour des djihadistes et de leurs familles, c’est NON.

Quant à la déchéance de la nationalité française, nous en avons donné les raisons dans l’un de nos articles précédents mais répétons-les par nécessité pédagogique:

1/ d’abord, la France n’est, en réalité, pas liée par le moindre engagement international concernant la déchéance de nationalité ! Car, si la France a bien signé un certain nombre de conventions de l’ONU, notamment celles de 1954 et de 1961 sur les apatrides, elle ne les a pas toutes ratifiées. Il n’y a donc aucune norme contraignante, à part le code civil,

2/ la déchéance de nationalité doit être appliquée automatiquement à tout Français (né ou naturalisé) aussitôt qu’il quitte le sol national pour rejoindre quelque camp terroriste que ce soit. Ceci pour deux raisons. La première est que, dans le cas où le terroriste en question échapperait hélas à la mort dans son combat et chercherait à revenir sur le sol national, il y serait définitivement étranger et interdit de séjour (ce qui change bien des choses quant à son accueil et au sort qu’il conviendrait de lui réserver…). La seconde est plus fondamentale encore et ne saurait être niée par ceux-là mêmes qui s’y réfèrent si souvent : l’engagement de tout Français dans un mouvement terroriste est, par nature, contraire à toutes les valeurs spirituelles et humanistes qui fondent notre civilisation et scellent notre culture commune. Cet engagement est donc incompatible avec l’appartenance à notre communauté nationale et la déchéance de nationalité en est le prix.

Qui pourrait prétendre le contraire ?

Le 30 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

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Une Réponse to “Djihadistes : s’ils avaient été déchus de la nationalité française, comme nous l’exigions…”

  1. Hervé J. VOLTO janvier 30, 2018 à 1:33 #

    En Italie, le Djhadistes sont automatiquemnt exclus de toute citoyenneté ou nationalité, et expulsés. Il vrai là-bas qu’il n’y a pas encore d’équivalant de l’infame Loi Gayssot-Fabius du 14 Juillet 1990 (çà viendra peut-être un jour mais en attendant il n’est pas encore passible de tribunaux d’appeller un chat, un chat Outre-Alpes) et les Accords du Latran garantisent encore le respect de l’identité Chrétienne de l’Italie.

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