L’islam « en France » (et non pas « de France ») : saison cinq.

14 Fév

Telle une série-TV américaine, Emmanuel Macron a le projet de nous infliger une nouvelle saison concernant l’organisation de l’islam dans notre pays.

Après Pierre Joxe, Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Sarkozy et Bernard Cazeneuve, Emmanuel Macron rouvre le chantier de l’organisation du culte musulman. Prouvant ainsi, trente ans plus tard, l’incompatibilité de celui-ci avec notre société. Comment réussirons-nous à le lui faire comprendre ?

Dans le Journal du dimanche du dimanche 11  février, le chef de l’Etat a dit travailler  » à la structuration de l’islam de France « . Il  » souhaite poser les jalons de toute l’organisation «  au cours du premier semestre 2018… TROP FORT Emmanuel !

En réalité, ce calendrier serré lui permettrait d’agir avant le renouvellement des membres du Conseil français du culte musulman, l’interlocuteur des pouvoirs publics, prévu en  2019. Si le calendrier est affiché, les axes de travail demeurent évidemment flous. Pourquoi ? PARCE QUE LA REUSSITE EST IMPOSSIBLE.

 » Tâtonnons ensemble « , avait proposé M. Macron aux responsables des cultes en France, lors de ses vœux.  » N’essayons pas de faire rentrer la réalité d’une histoire qui est différente avec chacune de nos religions dans une espèce de bloc commun « , avait-il déclaré, soulignant que chaque culte avait  » sa propre histoire avec la République « . Mais pas avec la France !

Les questions soulevées par l’organisation du culte musulman, qui s’est implanté en France métropolitaine après la loi de 1905, sont connues. Elles portent dans une large mesure sur la formation et la rémunération des imams et sur le financement des mosquées, problèmes que ne posent pas les religions antérieures à la loi de 1905. Sur ces points, les choix de l’Elysée ne sont apparemment pas encore mûrs.

Pourtant, à nos yeux, la véritable question posée par l’islam EN FRANCE (et non pas « de France« ) est celle de sa compatibilité avec l’histoire de notre pays et l’organisation de notre société. Car l’islam, ne l’oublions pas, est moins une religion qu’un mode spécifique et revendiqué d’organisation des sociétés humaines, très différent du notre.

En revanche, les interlocuteurs que mentionnait plus ou moins explicitement M. Macron dans le JDD lui laissent paraît-il entrevoir des pistes. C’est le cas d’Hakim El Karoui. Cet ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin, qui avait piloté pour l’Institut Montaigne une étude sur les musulmans de France, vient de publier un livre (L’Islam, une religion française, Gallimard, 304 p., 24 €), qui expose un programme de réforme de l’organisation du culte musulman. Il plaide pour la création d’une association cultuelle nationale de financement des imams et des mosquées, qui serait abondée par un prélèvement sur les produits halal et sur le pèlerinage à La  Mecque.

Ces indications ont déjà fait réagir des acteurs musulmans. Dans un article publié par le Huffington Post, l’islamologue Rachid Benzine met en garde contre les  » fausses pistes « .  » Il faut bien prendre garde de poser le bon diagnostic sur la réalité de l’islam de France (ndcer: NON ! L’islam DE France n’existe pas. Seul l’islam EN France existe, hélas. Mais nous veillerons à ce qu’il en sorte), et partir de la réalité de la “base humaine” plurielle de l’islam de notre pays plutôt que de se précipiter avec des méthodes managériales “top-down” « , écrit-il.

 » Nous n’avons pas besoin de chaperons « , résume d’un Tweet Fateh Kimouche, fondateur du site Al Kanz.

Quant à nous…nous n’avons pas besoin de vous.

Le 14 février 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “L’islam « en France » (et non pas « de France ») : saison cinq.”

  1. Hervé J. VOLTO février 14, 2018 à 11:58 #

    S’il n’aurait, ne serait-ce que l’age du prince Jean ou du prince Louis-Alphonse, le futur Roi de France serait en devoir de reprendre la vocation Catholique de ses ancêtres qui firent de la France la Fille Aînéee de l’Eglise et l’Educatrice des Peuples, et pour celà mettre fin au laïcisme, et il serait en mesure aujourd’hui de tenir aux arabo-musulmans de France l’EXACT DISCOURT que tint il y a 300 ans Louis XIV aux huguenots :

    -MON GRAND-PERE VOUS AMAIT, MON PERE VOUS CRAIGNAIT, QUAND A MOI, JE NE VOUS AIME NI NE VOUS CRAIND…

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