On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ?

17 Fév

C’est un peu court comme raisonnement…

Mais c’est, en tout cas, ce que prétendent les 120 travailleurs sans papiers « en grève » dans six entreprises d’Île-de-France et leurs cornacs de la CGT. Alors, voyons ça de plus près car il y a dans ce fait divers TOUTE LA TRAGEDIE DE L’IMMIGRATION D’AUJOURD’HUI.

C’est donc avec le soutien de la CGT, jamais en reste de collaborationnisme avec tout ce que notre pays compte d’envahisseurs et autres exploiteurs des richesses de notre pays, que plus d’une centaine de migrants mais aussi travailleurs sans titre de séjour ont entamé une grève pour exiger leur régularisation alors que le projet de loi « asile et immigration » va durcir le système. « Puisqu’aujourd’hui le gouvernement veut revenir sur les acquis arrachés depuis 2006-2007 qui reconnaissent les bulletins de paie de ces travailleurs (…), les travailleurs sans-papiers de ces six entreprises n’ont pas d’autres choix que de se mettre en grève pour exiger leur régularisation maintenant« , écrit le syndicat dans un tract.

Installés depuis plusieurs années en France, ils sont pour la majorité intérimaires. Que ce soit dans la distribution express de colis, la logistique de transport, la collecte des ordures, l’industrie alimentaire ou encore le BTP, ils ont pris possession des lieux pour alerter sur leurs conditions de vie.

C’est le cas à Chronopost, dans l’usine de Chilly-Mazarin : « On vit ici, on travaille ici, on reste ici« , tel est le mot d’ordre chez la vingtaine de travailleurs sans-papiers réunis dans la petite salle de repos.
Le constat est le même à Roissy, à GLS, où d’autres intérimaires sénégalais, maliens ou ivoiriens sont employés à chaque fois par un sous-traitant véreux : « Quand vous parlez de régularisation, on vous dit de vous casser. Vous ne pouvez pas vous plaindre car, en plus, vous êtes en situation irrégulière. On est le maillon faible. Ils nous exploitent, c’est tout« , déplore-t-il.

Pour travailler dans ces entreprises (mais c’est pire encore dans la collecte des ordures ou le BTP), ces sans-papiers ont la plupart du temps emprunté les documents d’un ami ou d’un proche déjà présent en France. Mais après deux ans de travail, ils pourraient être régularisés via la circulaire Valls sur les travailleurs étrangers si les employeurs délivraient les attestations nécessaires. En pratique, ces derniers ne le font pas car cela leur permet de continuer leur exploitation et, surtout, de s’exonérer souvent des charges sociales (Lire notre article sur le sujet : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/02/08/y-aurait-il-des-chefs-dentreprise-vereux-qui-ne-paient-pas-les-cotisations-sociales-de-leurs-employes/).

Commençons d’abord par divulguer les raisons sociales de ces six entreprises mises ainsi sur le devant de la scène mais qui ne sont, sachez-le, que la partie désormais visible d’un énorme iceberg :

  • le bâtiment, avec Défi Technology ;
  • la cuisine avec Event Thaï ;
  • les déchets avec STLG et Sepur,
  • la logistique et le transport avec Chronopost et GLS .

Et voyons maintenant le pourquoi et le comment de la face cachée de cet iceberg :

1/ malgré les dénégations officielles, beaucoup d’entreprises organisent ou, en tout cas, participent à une authentique traite négrière, comme on en a connu entre le XVIème et le XVIIIème siècles, entre l’Afrique sub-saharienne et le continent européen. C’est ce que nous affirmons depuis les débuts de notre croisade contre l’immigration;

2/ ces mêmes entreprises profitent ensuite de la présence sur notre territoire de ce sous-prolétariat pour accroître leurs profits d’une part en proposant des rémunérations inférieures à celles du marché (et organisant ainsi un dumping social préjudiciable aux travailleurs légaux) et, d’autre part, en dissimulant tout ou partie des cotisations sociales dues;

3/ toujours malgré les mêmes dénégations, la tolérance par les pouvoirs publics de l’emploi de migrants clandestins susceptible d’être régularisés au terme de deux années de travail (circulaire Valls du 28 novembre 2012 sur les travailleurs étrangers) leur procure des droits qui sont désormais opposables à toute expulsion et constituent le premier volet du « Grand Remplacement« ;

4/ la plupart de ces migrants illégaux proviennent bien de pays qui ne sont le siège ni de guerres ni de crises de violence internes ni sous la tyrannie d’aucun despote sanguinaire et se sont bien introduits dans notre pays pour des raisons strictement économiques et en aucun cas humanitaires. Les rémunérations perçues étant régulièrement envoyées par mandats aux familles restées encore au pays;

5/ cette situation, globalement abjecte, insupportable pour tous et finalement mortifère, permet en outre à un certain nombre d’organisations syndicales mais aussi prétendument humanitaires de s’autoriser à des revendications morale et/ou professionnelles contre lesquelles les pouvoirs publiques peinent à se dresser (ou, parfois même, le refuse). Ceci crée les conditions d’un fait accompli autant social que culturel qui devient le second volet du « Grand Remplacement« .

Le mécanisme est simple, bien huilé et efficace. L’acceptez-vous ? Si c’est le cas, sachez que la France disparaîtra.

Le 17 février 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

PS.  Pour compléter votre réflexion avant de choisir :

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3 Réponses to “On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ?”

  1. JeanAndré février 17, 2018 à 8:04 #

    Vous évoquez une fois de plus dans votre analyse la dite « traite négrière » des siècles passés pour stigmatiser ce qui se passe actuellement..Or c’est sous le règne de Louis XIV et sous son instigation personnelle que fut fondée la Compagnie du Sénégal, dont la principale activité était précisément la dite « traite négrière », suivie quelques années après, dans le mëme but, par la fondation de la Compagnie Royale britannique, sur l’initiative du Duc d’York, cousin de Louis, et par la suite roi d’Angleterre sous le nom de Jacques II.Néanmoins, comme cette pratique a eu lieu dans un contexte historique absolument différent de ce qui se passe actuellement, et qu’elle ne peut être jugée moralement que sur cette base, je crois qu’il serait préférable d’éviter d’employer, même métaphoriquement, la formule « traite négrière », et à plus forte raison en décrivant le traffic humain actuel comme son équivalent ou son avatar moderne, car de cette manière, vous discréditez involontairement, je le crains, aux yeux d’un lecteur moins au courant des questions historiques, les têtes couronnées de cette lointaine époque, rendues ainsi injustement coupables de « crime envers l’humanité ».

    • conseilesperanceduroi février 18, 2018 à 5:18 #

      Je partage tout à fait votre réserve mais j’espère que nos lecteurs comprennent qu’il ne s’agit effectivement que d’une métaphore. Il est clair que le contexte est aujourd’hui très différent de celui du passé et, à la différence de beaucoup de nos contemporains (en particulier ceux qui prétendent informer), nous ne tombons pas dans le piège de l’anachronisme. Hélas, je n’ai pas trouvé d’expression qui dise les faits d’aujourd’hui en rappelant néanmoins ce qui s’est passé hier et dont on ne peut pas nier la réalité. D’autant que le but est le même : le profit de ceux qui organisent les traversées ou esclavagisent (même si le mot est un peu fort) leur marchandise humaine. Nous attendons les propositions ad hoc !
      J-Y Pons

      • JeanAndré février 18, 2018 à 11:58 #

        Entretemps (en attendant une proposition ad hoc), on ne doit pas le faire, je crois, même au titre de métaphore, car dans le cas de la traite négrière on a affaire à une pratique visant à combler un manque de main d’oeuvre dans des territoires récemment colonisés et donc encore insuffisamment peuplés, alors que dans le cas présent il s’agit de remplacer en Europe même une poputation autochtone considérée comme récalcitrante par une population déracinée et donc considérée comme plus docile, mais aussi et surtout, en réalité, de mettre un terme à une civilisation fondée sur des identités nationales, obstacle au libre développement d’un capitalisme mondialisé.En bref, dans un cas, le but est rigoureusement matériel, alors que dans l’autre, il s’agit d’une opération de nature essentiellement politico-idéologique.Or, « entre choses de nature différente, il ne faut point établir de comparaisons », comme l’a dit je ne sais plus quel philosophe. Par conséquent, baptiser par métaphore ce qui se passe actuellement de « traite négrière » serait aussi surréaliste que de dire que « la terre est bleue comme une orange ».

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