Menace islamique.

31 Mar

Elle date des début de l’islam, sous l’impulsion du prophète Mohamed, dès les premiers temps du septième siècle de notre ère avec son triptyque : ISLAMISATION DJIHAD ET RAZZIAS.

Mais depuis est apparu, comme une cerise sur le gâteau, le TERRORISME, témoignage des faiblesses conceptuelles de ce que l’on persiste à appeler une « religion du Livre » mais qui n’est qu’une volonté d’organisation des sociétés humaines au travers d’un syncrétisme pseudo-religieux.

Au cours de ces dernières années et à la suite des conflits qui se sont développés au Proche-Orient, 78 projets d’attaques sur le sol français ont été recensés, parmi lesquels 11 ont abouti, 17 ont échoué et 50 ont été déjoués. Un document interne des services antiterroristes, publie le décompte exhaustif de cette vague d’attentats sans précédent. Il peut être consulté dans Le Monde du 29 mars 2018 et vous le retrouverez en annexe de cette page.

Qui se souvient en effet de Lyes Darani, ce jeune Nordiste interpellé à Villeneuve-d’Ascq (Nord) à son retour de Syrie et soupçonné de fomenter un attentat ? C’était en octobre  2013, il y a plus de quatre ans : le  » califat  » n’avait pas encore été proclamé, et la France n’était pas encore entrée en guerre contre l’organisation Etat islamique (EI). Déjà, pourtant, ce premier attentat déjoué annonçait la vague d’attaques sans précédent qui allait bientôt s’abattre sur le pays.

L’apparente accalmie de ces derniers mois avait pu laisser espérer que les défaites militaires de l’EI coïncideraient avec la fin des attentats. L’attaque menée le 23  mars à Trèbes et à Carcassonne (Aude) a brisé l’illusion, rappelant brutalement ce que les services antiterroristes ne cessent de répéter : la menace ne s’est pas éteinte avec la chute du  » califat « . Elle a muté. En captant les frustrations et l’aptitude à la violence d’une frange de la jeunesse, l’EI a installé une menace endogène, nourrie par la lâcheté (et parfois même la collusion de certains responsables de la République) que la réponse sécuritaire ne suffit pas à endiguer du fait de moyens insuffisants et surtout de l’absence patente de volonté politique.

Ces attentats aboutis, manquée ou déjoués ont impliqué plus de 140 auteurs directs – hors complices et donneurs d’ordre –, parmi lesquels une vingtaine de femmes et une vingtaine de mineurs. Cette vague d’attaques a fait 245 morts et plus de 900 blessés.

Par son exhaustivité, ce document reproduit de façon crue l’ampleur de la menace telle qu’elle a été vécue par les services antiterroristes et la population, au rythme de trois projets d’attentats tous les deux mois.

Ces annales du djihad  » made in France  » mettent également en regard l’intensité de la menace avec la situation militaire en Irak et en Syrie : si les trois premiers projets terroristes datent d’avant le début des bombardements contre l’EI, le 8  août 2014, les attentats se sont multipliés à une fréquence inédite à partir du discours du porte-parole de l’organisation, le 22  septembre, appelant, en guise de représailles, à  » tuer (tout) incroyant américain ou européen, en particulier les méchants et sales Français « .

Cet inventaire souligne enfin l’évolution des modes opératoires des djihadistes et l’adaptation des services antiterroristes, même si elle s’est souvent avérée chaotique. A compter de l’été 2016, les candidats solitaires, parfois pilotés depuis la Syrie à travers la messagerie sécurisée Telegram, se sont multipliés. Il s’agit souvent de projets peu élaborés, voire virtuels. La plupart ont été déjoués en amont, signe que les services avaient suffisamment infiltré la messagerie pour procéder à des interpellations préventives. L’attentat du 23  mars dans l’Aude est venu rappeler que le risque zéro n’existe pas, et que rien ne remplaçait le renseignement humain. Quant aux méthodes de lutte contre le phénomène, qui comportent intrinsèquement une part de prévention, nous les évoquons quasiment chaque jour sur notre blogue sans être encore entendus. Il en résulte un coût en vies humaines intolérable et dont nos responsables politiques devront un jour rendre compte.

Voici donc le document révélé par le quotidien Le Monde

15  octobre 2013 : déjoué

Lyes Darani, 23 ans, est interpellé à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Il est considéré par les services comme le premier cas de retour de Syrie d’un djihadiste potentiellement offensif. Des documents relatifs à la confection d’engins explosifs et à la réalisation d’opérations-suicides sont retrouvés dans son ordinateur. La nature exacte de son projet n’a jamais pu être déterminée. Il a été condamné en décembre  2016 à 8  ans de prison, une peine confirmée en appel en janvier  2018.

11  février 2014 : déjoué

Après seize mois passés en Syrie, Ibrahim Boudina, 23 ans, est interpellé à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes). A son domicile, les enquêteurs découvrent trois engins explosifs improvisés. Ce pionnier du djihad est un membre de la cellule dite de  » Cannes-Torcy « , impliquée dans un attentat à la grenade contre une épicerie casher de Sarcelles (Val-d’Oise), en octobre  2012. Lors du procès de cette cellule, en juin  2017, Ibrahim Boudina, accusé d’être  » revenu pour commettre un attentat  » sur la Côte d’Azur, est condamné à 20 ans de prison.

1er  juillet 2014 : déjoué

Le 20  juin 2014, un jeune Français, Faiz B., est arrêté à Beyrouth, accusé de préparer un attentat-suicide contre des chiites. Il explique avoir été missionné en Syrie par le porte-parole de l’EI, Abou -Mohammed Al-Adnani, et envoyé au Liban avec un autre Français, Mohamed Reda O. Ce dernier, qui a réussi à rejoindre la France, est interpellé à Créteil (Val-de-Marne) le 1er  juillet. Agé de 20 ans, il est soupçonné d’avoir voulu s’en prendre aux intérêts chiites en France.

19  août 2014 : déjoué

Une adolescente de 15 ans originaire du sud de la France voit son désir de partir en Syrie contrarié par une interdiction de sortie du territoire. Dans des conversations avec deux autres adolescentes sur Internet, elle évoque son envie de se faire  » sauter en kamikaze « , éventuellement dans le  » quartier juif «  de Lyon. Le projet est loin d’être matérialisé, mais les jeunes filles sont interpellées. Elles ont été condamnées en première instance à des peines comprises -entre 6 mois de prison avec sursis et 3 ans de sursis avec mise à l’épreuve. Le parquet a fait appel.

16  septembre 2014 : déjoué

Karim et Reda Bekhaled, deux frères de 23 ans et 19 ans, soupçonnés d’avoir fait partir des jeunes filles en Syrie, sont interpellés à Lyon. Au domicile de Reda, ancien membre du groupuscule islamiste Forsane Alizza, les enquêteurs découvrent un drapeau de l’EI, une kalachnikov, 27 cartouches, un gyrophare et un brouilleur de téléphone. Aucun projet précis n’a pu être déterminé. L’hypothèse d’une attaque contre un rassemblement du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) à Lyon a un temps été évoquée.

20  décembre 2014 : échoué (3 blessés)

Bertrand Nzohabonayo est tué par les policiers à l’entrée du commissariat de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire), devant lequel il s’était présenté armé d’un couteau avant de blesser trois policiers. Les circonstances et le mobile de son passage à l’acte demeurent flous. L’EI ne publie pas de communiqué, mais Dabiq, la revue anglophone  » officielle  » de l’organisation, présente cette attaque comme une application de ses consignes.

7  janvier 2015 : abouti (12 morts)

Les frères Saïd et Chérif Kouachi assassinent douze personnes lors de l’attaque contre Charlie Hebdo : huit membres de la rédaction, un invité, deux policiers et un agent d’entretien de l’immeuble. Ils revendiquent leur action au nom d’Al-Qaida au Yémen, pays où Chérif Kouachi a suivi une formation militaire en  2011. Après deux jours de traque, ils sont tués par les forces de l’ordre à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).

8-9 janvier 2015  : abouti (5 morts)

Amedy Coulibaly, un proche des frères Kouachi, tue une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine), le 8  janvier. Le lendemain, il tue quatre personnes dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, avant d’être abattu par les forces de police. Une vidéo d’allégeance à l’EI, dans laquelle Coulibaly justifie son -attaque par les bombardements de la coalition en Syrie, est diffusée le 10  janvier. L’EI fait la publicité de cette attaque dans sa propagande sans la revendiquer officiellement.

3  février 2015 : échoué (2  blessés)

Refoulé de Turquie après avoir échoué à se rendre en Syrie, Moussa Coulibaly, 30 ans, originaire de Mantes-la-Jolie (Yvelines), attaque au couteau deux militaires en faction devant un immeuble abritant le consistoire israélite de Nice et une association juive à Nice. Petit délinquant signalé depuis peu pour son  » prosélytisme agressif « , il affirme en garde à vue vouloir  » faire la guerre aux mécréants « .

19  avril 2015 : échoué (1 mort)

Sid Ahmed Ghlam, un Algérien de 30 ans, est arrêté à Paris en possession d’une arme de poing et de plusieurs fusils d’assaut. Il a tué quelques heures plus tôt une jeune femme à Villejuif (Val-de-Marne). Malgré ce meurtre, les services ont classé ce projet dans la catégorie  » échoué « . L’enquête a en effet établi que sa mission initiale – confiée par ses commanditaires lors d’un séjour en Syrie – consistait à attaquer une église de Villejuif.

26  juin 2015 : abouti (1 mort)

Yassin Salhi, 35 ans, décapite son patron avant de précipiter sa voiture contre un stock de bonbonnes de gaz dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Il envoie ensuite à un djihadiste en Syrie une photo de lui posant à côté de la tête de son employeur. Yassin Salhi s’est suicidé en prison le 22  décembre 2015. L’EI a mentionné l’attaque dans ses publications, sans la revendiquer.

2  juillet 2015 : déjoué

Pionnier du djihad en Syrie, qu’il a ralliée en mars  2013, Tyler -Vilus est interpellé à l’aéroport d’Istanbul tandis qu’il tente d’embarquer pour un vol à -destination de Prague, muni d’un passeport d’emprunt. Proche d’Abdelhamid Abaaoud, le futur coordinateur des attentats du 13  novembre à Paris, il est soupçonné d’avoir tenté de rentrer en France pour y commettre un attentat.

6  juillet 2015 : déjoué

Refoulés de Turquie après avoir tenté de rejoindre la Syrie, les frères Salim et Ahmed Mosteghanemi sont interpellés à leur domicile de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Ils sont soupçonnés d’avoir envisagé un attentat contre des militaires, des policiers ou des juifs.

13  juillet 2015 : déjoué

Antoine Frerejean, 19 ans, Djebril Amara, 23 ans, et un adolescent de 17 ans, soupçonnés d’avoir voulu attaquer un camp militaire de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), sont arrêtés. Originaires de Valenciennes, de Marseille et des Yvelines, ils s’étaient rencontrés sur les réseaux sociaux et projetaient de rejoindre les rangs de l’EI. Le plus jeune étant visé par une opposition à la sortie du territoire, ils ont finalement fomenté cette attaque sur la base militaire, encouragés par un djihadiste britannique en Syrie. Leur procès doit débuter le 9  avril 2018.

11  août 2015 : déjoué

De retour de Syrie, Reda Hame, 30 ans, est interpellé à Paris. Il reconnaît devant les enquêteurs avoir été missionné par Abaaoud pour commettre un attentat contre un  » concert de rock « , un projet qui annonçait l’attaque du -Bataclan, trois mois plus tard.

21  août 2015 : échoué (2 blessés)

Le djihadiste marocain Ayoub El-Khazzani, rentré en Europe en même temps qu’Abaaoud, surgit dans un train Thalys Amsterdam-Paris armé d’une kalachnikov et de huit chargeurs. Son arme s’enraye. Il est immobilisé par des passagers. L’enquête a établi qu’il faisait partie de la cellule terroriste qui commettra quelques semaines plus tard les attentats du 13  novembre à Paris.

29  octobre 2015 : déjoué

Hakim Marnissi, un Toulonnais de 25 ans, est visé par une interdiction de quitter le territoire en raison de ses velléités de départ pour la Syrie. Ce projet contrarié le décide à passer à l’acte en France, comme l’y aurait encouragé un autre djihadiste toulonnais depuis la Syrie, Mustapha Mokeddem. Il est arrêté le 29  octobre, soupçonné de projeter une attaque contre la base militaire de Toulon.

13  novembre 2015 : abouti (130 morts, plus de 400 blessés)

Neuf djihadistes, rentrés de Syrie en suivant la route des migrants, mènent trois attaques simultanées devant le Stade de France (à Saint-Denis), au Bataclan et devant des terrasses de café à Paris. Les assaillants sont belges, français et irakiens. Le dixième membre du commando, Salah Abdeslam, sera arrêté quelques mois plus tard à Bruxelles. Cette attaque, coordonnée par Abaaoud et pilotée depuis la Syrie, est la première à être revendiquée dès le lendemain par un communiqué officiel de l’EI.

15  décembre 2015 : déjoué

Issa Khassiev, un Russe d’origine tchétchène domicilié à Tours, soupçonné d’avoir effectué un séjour en Syrie en  2013, fait l’objet, le 2 décembre, d’une perquisition administrative. En exploitant son matériel informatique, les enquêteurs découvrent une vidéo d’allégeance à l’EI et une autre dans laquelle il menace la police. Il est interpellé deux semaines plus tard. Condamné en mars  2017 à 6  ans de prison assortis d’une interdiction de territoire, il a fait appel.

16  décembre 2015 : déjoué

Rodrigue D. et Karim K. sont interpellés par la DGSI à Orléans, soupçonnés de vouloir attaquer des militaires et des policiers dans leur ville. Karim K. reconnaît avoir envisagé de tuer le préfet du Loiret et d’attaquer une centrale nucléaire. Les deux suspects disent avoir été financés -depuis la Syrie par un djihadiste français, Anthony Drici.

7  janvier 2016 : échoué

Tarek Belgacem, un Tunisien inconnu des services de renseignement, armé d’un couteau de cuisine et porteur d’un gilet explosif factice, se présente devant le commissariat de la Goutte-d’Or, dans le 18e arrondissement de Paris. Il est abattu. Un document d’allégeance à l’EI est découvert sur lui après sa mort, ainsi qu’une revendication justifiant son acte par les  » attaques en Syrie « .

11  janvier 2016 : échoué (1 blessé)

Un mineur de 15 ans d’origine kurde, autoradicalisé sur Internet, agresse à la machette un enseignant portant une kippa à Marseille. Interpellé dans la foulée, le jeune homme revendique son allégeance à l’EI et clame son désir de rejoindre la Syrie. Il a été condamné à 7  ans de prison.

16  mars 2016 : déjoué

Condamné en  2014 pour avoir tenté de rallier la Syrie deux ans plus tôt, Youssef Ettaoujar est sorti de prison en octobre  2015. Soupçonné de préparer un attentat, il est de nouveau interpellé, le 16  mars 2016, à Paris. Les enquêteurs découvrent qu’il est en lien avec son ancien compagnon de voyage, qui a, lui, réussi à rejoindre la Syrie : Salah-Eddine Gourmat, devenu un cadre des opérations extérieures de l’EI.

16  mars 2016 : déjoué

Trois jeunes femmes, dont deux mineures, sont interpellées à Roubaix, Lyon et Brie-Comte-Robert. Elles avaient formé le projet d’attaquer une salle de concerts, deux cafés et un centre commercial à Paris. Elles ont été condamnées en novembre  2017 à des peines comprises entre 3  ans et 4  ans et demi de prison, peines assorties de sursis avec mise à l’épreuve.

24  mars 2016 : déjoué

Le 24  mars 2016, Reda Kriket, 34 ans, est interpellé par la DGSI à Boulogne-Billancourt quelques mois après être rentré de Syrie. Dans un appartement d’Argenteuil, les policiers découvrent 5 kalachnikovs, un pistolet-mitrail-leur, 7 armes de poing, 1,3 kilo d’explosif et un laboratoire de chimie. Deux complices, l’Algérien Abderrahmane Ameuroud et le Français Anis Bahri, sont rapidement arrêtés en Belgique et aux Pays-Bas.

19  avril 2016 : déjoué

Deux couples (Jonathan R. et Ornella M., Anthony A. et Vanessa C.) sont arrêtés à Marseille, Toulon et Vallauris, soupçonnés de vouloir commettre un attentat. Ils ont reconnu en garde à vue avoir cherché à se procurer des armes.

13  juin 2016 : abouti (2 morts)

Larossi Abballa assassine un couple de policiers à leur domicile de Magnanville (Yvelines). Il tourne une vidéo de revendication sur les lieux du crime, dans laquelle il prête allégeance à l’EI, avant d’être abattu par le RAID. L’organisation terroriste revendique l’attentat deux jours plus tard.

13  juin 2016 : déjoué

Repéré sur les réseaux sociaux en raison de sa sympathie affichée pour l’EI et de sa volonté de s’attaquer à l’arme blanche à des étrangers à Carcassonne, Jossuan P., 22 ans, un jeune converti originaire de Lunel (Hérault), est interpellé en possession d’un couteau et d’un marteau. Il reconnaît avoir voulu s’en prendre à des Américains et à des Russes.

28  juin 2016 : déjoué

Fin 2015, Ermah S., un ressortissant albanais, fait l’objet d’une assignation à résidence en raison de ses projets de départ pour la Syrie. En avril  2016, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides lui retire le bénéfice de sa protection subsidiaire. Soupçonné de vouloir commettre une action violente pour se venger de sa situation administrative, il est interpellé avec trois de ses contacts, dont deux mineurs. Le groupe est soupçonné d’avoir -fomenté une attaque à l’explosif.

14  juillet 2016 : abouti (86 morts et plus de 450 blessés)

Un chauffeur de poids-lourd tunisien, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, précipite son camion sur la foule massée sur la promenade des Anglais, à Nice, pour le feu d’artifice du 14-Juillet. Il est abattu par des policiers tandis qu’il tire des coups de feu depuis la cabine. L’enquête n’a pu établir aucun lien entre le tueur et la Syrie, mais l’EI a revendiqué l’attentat deux jours plus tard.

26  juillet 2016 : abouti (1 mort et 1 blessé)

Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, entrés en contact par l’intermédiaire d’un donneur d’ordre établi à Mossoul (Irak), Rachid Kassim, prennent en otage cinq personnes dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), avant d’égorger le père Jacques Hamel. Ils sont abattus par les forces de l’ordre. L’attentat est aussitôt revendiqué par l’EI.

26  juillet 2016 : déjoué

Armand R., Français d’origine iranienne, instable psychologiquement, est arrêté à Puteaux (Hauts-de-Seine). Il est soupçonné d’avoir projeté une attaque à l’arme blanche à la Défense sur incitation d’un djihadiste établi en Syrie, Maximilien Thibault, ancien membre de Forsane Alizza. Il a été condamné à 5 ans de prison.

30  juillet 2016 : déjoué

Un jeune converti de la région lyonnaise, en contact avec Rachid Kassim, est interpellé. Il avait formulé le projet d’attaquer une église de Lyon et l’université Lyon-III.

4-25 août 2016  : déjoué

Trois mineurs qui administraient une chaîne Telegram liée à Rachid Kassim sont interpellés le 4  août, en France et en Belgique. Ils avaient exprimé le désir de passer à l’acte chacun de leur côté. Ils ont été condamnés à 4  ans de prison ferme. Une autre mineure, semblant dans les mêmes dispositions, est arrêtée trois semaines plus tard.

2-20 septembre 2016  : déjoué

Lors d’une perquisition administrative au domicile d’un Tahitien, Raïme A., à Besançon (Doubs), les enquêteurs découvrent un manuel relatif à la fabrication d’explosifs et des documents laissant craindre une action violente. Un de ses contacts, Erwin D., en relation avec Rachid Kassim, est interpellé peu après. Le 20  septembre, à Romainville (Seine-Saint-Denis), un jeune de 15 ans est arrêté à son tour. Il reconnaît des contacts téléphoniques avec Adel Kermiche, le terroriste de Saint-Etienne-du-Rouvray, et son intention de s’attaquer à des militaires avec Raïme A.. Le mineur de la bande a été condamné en novembre  2017 à 5  ans de prison dont 34 mois de sursis avec mise à l’épreuve.

3  septembre 2016 : échoué

Dans la nuit du 3 au 4  septembre, deux jeunes femmes, Inès Madani et Ornella Gilligman, déposent une voiture remplie de bonbonnes de gaz près de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, après avoir prêté allégeance à l’EI. Malgré une tentative de mise à feu, la voiture n’explose pas. Leur projet a été piloté à distance par Rachid Kassim, le commanditaire de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray.

4  septembre 2016 : échoué (1 blessé)

Condamné à 5  ans de prison pour son projet – avorté – de départ en Syrie, Bilal Taghi, 24 ans, tente d’assassiner un surveillant de la prison d’Osny avec une arme blanche artisanale. Le fonctionnaire échappe miraculeusement à l’attaque. Le jeune homme revendique son acte en garde à vue.

8  septembre 2016 : échoué (1 blessé)

Inès Madani, l’une des auteures du projet d’attentat du 3  septembre contre Notre-Dame-de-Paris, a trouvé refuge dans un appartement de Boussy-Saint-Antoine (Essonne). Le 8  septembre, elle quitte l’immeuble accompagnée de deux complices, Amel Sakaou et Sarah Hervouët. Cette dernière attaque au couteau un policier en civil en planque devant le bâtiment. Les trois jeunes femmes sont arrêtées.

8, 14, 28  septembre 2016 : déjoué

Trois mineurs de 15 ans, en contact sur Telegram, sont incités par Rachid Kassim à commettre un attentat. Ils sont arrêtés dans différentes régions. Ils ont été condamnés en octobre  2017 à des peines comprises entre 3  et 4  ans de prison, dont entre 2  ans et 30  mois de sursis avec mise à l’épreuve. Le parquet a fait appel.

10  septembre 2016 : déjoué

Déjà assigné à résidence, un lycéen de 16 ans est arrêté à Paris. Il reconnaît être en lien avec Rachid Kassim et avoir eu l’intention d’attaquer des civils à l’arme blanche.

10-13 septembre 2016  : déjoué

La jeune Chada D., soupçonnée d’envisager une action violente en réponse aux appels de Rachid Kassim, est interpellée à Nice. Elle reconnaît son intention de mourir en martyre. Trois jours plus tard, l’une de ses contacts, Emma B., elle aussi en relation avec Kassim, est arrêtée. Elle admet un projet d’attaque au couteau -contre des militaires.

30  septembre 2016 : déjoué

Repéré sur Internet alors qu’il tentait de se procurer une arme, Zacharia N. est arrêté chez ses parents à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Fragile et instable, il -reconnaît être en contact avec -Rachid Kassim, à la demande duquel il aurait tourné une vidéo d’allégeance.

11  octobre 2016 : déjoué

Alexandre L. et sa petite amie, Alisson D., signalés en raison de leurs velléités de départ en Syrie, sont arrêtés à Aubervilliers. Les exploitations informatiques ont montré qu’ils étaient en contact avec Rachid Kassim et envisageaient un passage à l’acte.

19-20 novembre 2016  : déjoué

Quatre Strasbourgeois – Yassine Boussera, Hicham Makrane, Sami Ben Zarroug, Zacaria M’hamedi – et un Marocain de passage à Marseille, Hicham El-Hanafi, sont interpellés dans le cadre d’un projet d’attentat. Une date avait été arrêtée, le 1er  décembre, mais les cibles sont encore floues : les Champs-Elysées, la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret, ou le 36, quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne. Parmi leurs commanditaires en Syrie figure Salah-Eddine Gourmat, identifié quelques mois plus tôt lors de l’arrestation de Youssef Ettaoujar, le 16  mars.

23  janvier 2017 : déjoué

Faute d’avoir pu rejoindre la Syrie, un jeune garçon prend contact avec le jeune converti de la région lyonnaise placé en détention provisoire depuis son arrestation le 30  juillet 2016, afin de planifier une autre attaque contre une caserne, un commissariat ou un supermarché. Il fait état dans ses conversations de sa volonté de mourir en martyr et entreprend de se procurer une arme, avant de renoncer, faute de moyens.

3  février 2017 : échoué

Un ressortissant égyptien de 29 ans, Abdallah El-Hamahmy, attaque à la machette une patrouille  » Sentinelle  » au Carrousel du -Louvre, à Paris, avant d’être grièvement blessé par un tir de riposte.

10  février 2017 : déjoué

Après l’interception de messages sur Telegram laissant présager un passage à l’acte, Thomas S., assigné à résidence, sa promise religieuse, âgée de 16 ans, et Malik H., leur tuteur, sont arrêtés à Montpellier. Une faible quantité -d’explosifs est découverte en -perquisition. Les deux jeunes amoureux reconnaissent avoir projeté une attaque-suicide contre la tour Eiffel ou dans un lieux festif montpelliérain.

14  février 2017 : déjoué

A l’issue d’une cyberinfiltration sur Telegram, Ismaël Z., étudiant sans histoire de 18 ans, est interpellé à Wattignies (Nord). Il reconnaît en garde à vue avoir envisagé d’attaquer les forces de l’ordre ou le métro lillois.

21  février 2017 : déjoué

Connus pour des faits de droit commun, Sami G. et Yassine O. sont interpellés à Marseille et à Clermont-Ferrand. Tous deux ont évoqué sur les réseaux sociaux leur intention de passer à l’acte. La nature de leur projet n’a pu être déterminée.

28  février 2017 : déjoué

A la suite de la découverte de précurseurs d’explosif dans les parties communes d’un immeuble de Clichy-sous-Bois, les frères -Mohamed et Amar Islam B., leur cousin Ouassini B. et le petit frère mineur de ce dernier sont arrêtés. Des vidéos djihadistes sont découvertes au domicile de deux d’entre eux. Bien qu’aucun projet n’ait pu être déterminé, ils ont été mis en examen.

18  mars 2017 : échoué

A 6 h 50, Ziyed Ben Belgacem ouvre le feu sur un policier lors d’un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) et prend la fuite. Il tire ensuite plusieurs coups de feu dans un bar de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), où il avait passé une partie de la nuit, puis se rend à l’aéroport d’Orly. Sous la menace d’une arme de poing, il s’empare du fusil d’assaut d’un militaire de l’opération – » Sentinelle  » avant d’être abattu. L’auteur de l’attaque, alcoolisé, ne présente aucun signe de radicalisation. L’événement est cependant considéré par les services comme un attentat échoué.

18  avril 2017 : déjoué

A quelques jours du premier tour de la présidentielle, Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabet, 29 ans, sont interpellés à Marseille. Ils étaient activement recherchés depuis l’interception, six jours plus tôt, d’une vidéo d’allégeance à l’EI, sur laquelle on voyait un fusil-mitrailleur, un drapeau de l’EI et une  » une  » de journal consacrée à la campagne électorale. Plusieurs armes, des explosifs et un drapeau de l’EI sont découverts dans leur appartement.

20  avril 2017 : abouti (1 mort et 3 blessés)

Karim Cheurfi, 39 ans, tire au fusil d’assaut sur une fourgonnette de police stationnée sur les Champs-Elysées. Il tue un policier et fait deux blessés avant d’être abattu. Il est porteur d’une lettre d’allégeance. L’EI revendique l’attaque le soir même, tout en l’attribuant de façon erronée à un certain  » Abu Yussef le Belge « .

27  avril 2017 : déjoué

Interpellé par le GIPN de La Réunion à la suite d’un signalement pour apologie du terrorisme, Jérôme L. tire au fusil à pompe sur les policiers. Il reconnaît sa volonté de rejoindre la Syrie ou de s’attaquer aux forces de l’ordre. Radicalisée à son contact, sa mère, Marie-Annick L., avoue avoir financé l’achat des armes retrouvées en perquisition. Elle admet que son fils lui avait fait part de son désir de mourir en martyr et n’avoir pas eu la force de le dénoncer.

2  mai 2017 : déjoué

L’enquête débute après le signalement sur Internet d’un certain Rémi L., qui affiche sa volonté de commettre une action violente. Trois de ses contacts sont identifiés. L’un d’eux, Christophe O., diffuse une vidéo d’allégeance à l’EI le 1er  mai, décidant les services à procéder à leur interpellation. L’un des suspects reconnaît en garde à vue un projet d’attaque contre une base militaire.

5  mai 2017 : déjoué

Alain F., un ancien militaire psychologiquement instable et connu pour sa radicalisation, est interpellé aux abords de la base militaire d’Evreux (Eure). Il reconnaît vouloir s’attaquer à des soldats en raison de l’engagement de la France en Syrie. Dans son véhicule, les gendarmes découvrent plusieurs armes de poing, trois couteaux, un gilet tactique et un message de revendication.

6  juin 2017 : échoué

Farid Ikken, étudiant et journaliste algérien de 40 ans, taciturne et -solitaire, attaque au marteau une patrouille de police devant Notre-Dame-de-Paris. Son profil est inédit, et sa radicalisation est passée inaperçue. A son domicile, les enquêteurs retrouvent un message d’allégeance à l’EI.

13  juin 2017 : déjoué

Déjà soupçonnés d’un projet d’attentat à l’automne 2016, deux garçons mineurs sont interpellés à Belfort. Ils avaient été signalés en raison de leurs propos sur les réseaux sociaux, laissant entendre qu’ils envisageaient de passer à l’acte en réponse aux appels de Rachid Kassim.

19  juin 2017 : échoué

Adam Lofti Djaziri, 31 ans et  » fiché S « , percute volontairement un convoi de gendarmes sur le rond-point des Champs-Elysées. Son véhicule part aussitôt en fumée. Il en est rapidement extrait mais meurt peu après. Dans sa voiture, les enquêteurs retrouvent un fusil d’assaut, deux pistolets automatiques, deux bonbonnes de gaz et une lettre d’allégeance à l’EI.

21  juin 2017 : déjoué

Un adolescent de 14 ans est arrêté dans la rue à Vitry-sur-Seine muni d’un couteau de cuisine. Il avait publié quelques heures plus tôt sur le Web une photo de lui avec un texte d’allégeance à l’EI. Il a été placé en centre éducatif fermé.

27  juin 2017 : déjoué

Cihan K. et Kelly G., qui ont tous deux effectué un séjour en Syrie, sont interpellés par la DGSI. La jeune fille reconnaît avoir obtenu l’autorisation de rentrer en France contre la promesse d’y commettre un attentat. En contact avec des commanditaires, elle aurait envisagé d’attaquer la synagogue de Créteil avant de renoncer.

5  juillet 2017 : déjoué

Salah Ghemit, ancien codétenu de Lionel Dumont, un djihadiste du  » gang de Roubaix « , s’est radicalisé en prison. Après sa libération, il attire l’attention des services en raison de ses relations étroites avec le Belgo-Marocain Akim Saouti, membre des Kamikazes Riders, un groupe de motards belges radicalisés. Les deux hommes sont interpellés. Deux kalachnikovs, un fusil d’assaut, trois pistolets automatiques et deux gilets pare-balles sont découverts au -domicile d’Akim Saouti.

5  août 2017 : échoué

Hospitalisé pour des troubles psychiatriques et signalé pour sa radicalisation, Mamoye D., un Mauritanien de 18 ans, se rue, muni d’un couteau, vers des militaires à l’entrée de la tour Eiffel en criant  » Allah akbar « . Il est aussitôt maîtrisé et hospitalisé pour altération du discernement.

9  août 2017 : abouti (6 blessés)

Vers 8  heures, Hamou Benlatreche, un Algérien de 36 ans, fonce à bord d’une BMW sur une patrouille de l’opération  » Sentinelle  » à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Il est interpellé cinq heures plus tard dans le Pas-de-Calais. L’analyse de ses téléphones indique un intérêt pour l’EI et des velléités de départ pour la Syrie.

22  août 2017 : déjoué

Repéré sur les réseaux sociaux pour des propos très radicaux, Boubakar D. est interpellé à son domicile de Saint-Denis. L’enquête indique qu’il envisageait d’attaquer une boîte de nuit parisienne et cherchait à acquérir une kalachnikov.

4  septembre 2017 : déjoué

Soupçonné de vouloir se rendre en Syrie, Karim A. est interpellé à son domicile de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Sa garde à vue laisse entendre qu’il envisageait également de s’attaquer à des policiers à la kalachnikov.

6  septembre 2017 : déjoué

Après la découverte fortuite par un plombier de produits explosifs dans un appartement de Villejuif, son propriétaire, Ali Mohamed -Rahmani, 36 ans, est interpellé. Le lendemain, un de ses complices, Frédéric Le Canne, 37 ans, connu pour sa radicalisation et pour avoir été en relation avec Rachid Kassim, est arrêté à son tour. Les deux hommes reconnaissent avoir voulu confectionner une bombe pour commettre un attentat, éventuellement contre des militaires de l’opération  » Sentinelle « .

12  septembre 2017 : échoué

Interpellée en raison de son projet de départ en Syrie, une adolescente de 15 ans est placée en centre éducatif à Aix-en-Provence. Trois policiers viennent l’y chercher, le 12  septembre, dans le cadre d’un mandat d’amener. Elle en attaque un avec un couteau en criant  » Allah akbar « , sans parvenir à le blesser. Elle a été placée en détention provisoire.

15  septembre 2017 : échoué

Armé d’un couteau, Omar M. attaque un militaire à la gare de Châtelet-Les Halles, à Paris. Inconnu des services, il a d’abord affirmé avoir voulu tuer le militaire, avant d’évoquer une démarche suicidaire,  » hypothèse qui semble la plus probable « , notent les services. Le jeune homme étant suivi par un psychiatre, l’altération du discernement a été retenue.

29-30 septembre 2017  : échoué

Un habitant du 16e arrondissement de Paris découvre, au pied de son immeuble, quatre bouteilles de gaz et des bidons d’essence raccordés à un téléphone portable. Le 2  octobre, plusieurs suspects sont arrêtés dans l’Essonne. Parmi eux, Aymen Balbali, signalé depuis un projet de départ en Syrie, et Amine Abbari, un ancien membre de -Forsane Alizza, qui avait projeté de se rendre en Syrie avec Aymen -Balbali. Le mobile est inconnu à ce stade de l’enquête.

1er  octobre 2017 : abouti (2 morts)

Ahmed Hanachi, un Tunisien de 29 ans en situation irrégulière, tue deux jeunes femmes au couteau sur le parvis de la gare Saint-Charles de Marseille. L’EI revendique l’attaque.

2  octobre 2017 : déjoué

Deux détenus de droit commun en fin de peine, le Camerounais Charles Henri M., 28 ans, et le Français Maxime O., 22 ans, sont placés en garde à vue, soupçonnés de préparer depuis leur cellule une attaque après leur sortie de prison.

7  novembre 2017 : déjoué

Sept personnes âgées de 18 à 65 ans tenant des propos  » inquiétants «  sur Telegram sont arrêtées en région parisienne et dans les Alpes-Maritimes : les frères Sofiane et Yannis Z., les frères Benjamin et Jordan L., Hazem D., le sexagénaire Frédéric R. et Mohamed M. Ce petit groupe de radicalisés s’articulait autour d’un référent religieux, Milutin Jakovljevic, un Suisse de 27 ans né en Bosnie et interpellé à Neuchâtel. Aucun projet précis n’a pu être déterminé, mais plusieurs suspects ont reconnu leur volonté de passer à l’acte.

18  décembre 2017 : déjoué

Kesso D., une étudiante à la Sorbonne de 19 ans, attire l’attention de la DGSI après avoir cherché à acquérir une kalachnikov sur Telegram afin de perpétrer une attaque contre des lieux festifs de Rennes, un projet qu’elle a reconnu en garde à vue.

22  décembre 2017 : déjoué

Yannis B., 21 ans, est interpellé au sein d’une maison d’aide psychologique de Villeurbanne (Rhône), où il était pris en charge. Là encore, ce sont ses communications sur Telegram qui attirent l’attention des services. Le jeune homme a tenté de communiquer une vidéo d’allégeance à l’EI et fait part de sa volonté de mener une attaque contre des militaires.

16  janvier 2018 : déjoué

Dylan T., ancien gendarme volontaire, attire l’attention de la DGSI en faisant part, sur les réseaux -sociaux, d’un projet d’attentat et en cherchant à acquérir une arme. Il est soupçonné d’avoir voulu viser des militaires de l’opération  » Sentinelle  » ou un établissement scolaire.Il est interpellé dans le Gard.Des produits pouvant servir à confectionner des explosifs sont retrouvés en perquisition.

16  janvier 2018 : déjoué

Repéré sur les réseaux sociaux en raison de sa volonté de rejoindre le groupe du djihadiste Omar Diaby en Syrie, un jeune de 17 ans est interpellé à Rennes. Ses auditions et les perquisitions laissent penser qu’il envisageait de passer à l’acte, potentiellement contre une grande enceinte sportive et les bars alentours.

23  mars 2018 : abouti (4 morts et 15 blessés)

Radouane Lakdim, petit délinquant de Carcassonne suivi par la DGSI, tire sur des CRS avant de se retrancher dans un Super U à Trèbes (Aude). Il tue quatre personnes, dont un gendarme, avant d’être abattu par le GIGN. L’agence de propagande semi-officielle de l’EI, AMAQ, revendique l’attentat.

Combien de fois le sang français devra-t-il encore couler avant que les autorités de notre pays aient le courage de prendre les mesures radicales que nous exigeons pour y mettre un terme ?

Le 31 mars 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

6 Réponses to “Menace islamique.”

  1. Hervé J. VOLTO mars 31, 2018 à 11:15 #

    Marie-Julie Jahenny (1850-1941) est une voyante Catholique Bretonne de Blain, près de Nantes, qui eu des extases et porta les stigmates du Christ. Ses visions révélèrent des catastrophes pour notre France contemporaines mais aussi le retour d’un Roi pour sauver notre Patrie.

    Le Royalisme persiste malgrès les décennies mais il s’est fortement divisé. Trois courants dominent avec trois Prétendants :

    1. Le courant Légitimiste avec le Prince Louis de Bourbon. Le Survivantisme, qui croit en la Survivance de Louis XVII, et le Parmisme, constitué autour du Prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, qui ne croit ni à la survivance de Louis XVII ni à la Légitimité de la branche des Bourbons d’Espagne mais entand appliquer à la France les principes du Carlismes -Dios, Patria, Fueros y Rey Legitimos (Dieu, Patrie, Foyers et Roi Légitime)- ne sont que des Néo-Légitimismes : le principe est le même, seul le Prince change.

    2. Le courant Orléaniste avec le prince Jean d’Orléans.

    3. Le courant Providentialiste avec un Roi inconnu, dont on ne connait que le nom : Henri de La Croix.

    Le courant Providentialiste a pour principe de s’en remettre à Dieu pour l’avênement du nouveau Roi, qui incarnera une Monarchie Chrétienne. Marie-Julie jahenny, dans plusieurs de ses extases, a annoncé ce Grand Monarque : ce ne sont pas les Prétendants que l’on nous présente aujourd’hui qui sont appellés à siéger sur le Tràne de France.

    Cette dernière prophétie semble confirmer et appuyer le mouvement Provientialiste parce que le Grand Monarque annoncé serait inconnu jusqu’au dernier moment. Il est précisé qu’il y aurait auparavant un faux Roi dont il faudrait se méfier.

    Ainsi, les prophéties du Grand Monarque parlent effectivement d’un retour à la Monarchie en France. Dans un contexte géopolitique de crise majeure, de guerres civile et mondiale, le Roi sera pour nous le seul salut dans ce cahos…

    • Louis Chiren mars 31, 2018 à 6:24 #

      De Marie-Julie Jahenny

      « C’est vers la fin de la troisième crise qu’on amènera celui qui n’a guère d’espérance, qui n’est guère agréable ni consolant. Son nom passera dans le soleil rapidement comme un éclair afin que le peuple sache qu’il n’est pas le vrai roi qui doit monter sur le trône »

      « C’est là que ses amis marcheront à l’encontre du nouveau sauveur pour le terrasser dès son entrée et l’empêcher d’arriver au trône qui lui est destiné « .

      « Le vrai roi viendra du côté du levant, il aura le secours d’amis étrangers et de troupes angéliques. À deux lieues du centre se trouveront réunies les armées des gouverneurs d’aujourd’hui, c’est là dans une grande ville que Dieu les attend pour leur donner ses grandes marques et aveugler ces barbares qui seront opposés au futur sauveur « .

      https://louischiren6.wixsite.com/peintreetpoete/fluctuat-nec-mergitur

  2. Hervé J. VOLTO mars 31, 2018 à 11:24 #

    La France est en guerre, contre le terrorisme au nom de l’islam, contre la barbarie anti-sémite et anti-Chrétienne, contre l’aveuglement de nos élites républicaines.

    Que faire ? !

    -Avant d’être Royaliste, je suis Catholique et Français; Je dirai même que je suis Royaliste parce que je suis Catholique et Français (Maurice d’Andigné) !

    Etre Royaliste, ce n’est pas seulement vouloir un Roi, c’est se revendiquer Contrerévolutionnaire ! C’est renier les valeurs, l’histoire, les symbôles, les acquis de la République, fille de la Révolution, la république judéo-maçonnique qui a pour but de nuire au Catholicisme comme nous l’a clairement rappellé Vincent Peillon dans une interwiew télévisée sur son livre : La laïcité, nouvelle religion.

    Etre Royaliste, c’est avoir notre propre Histoire, notre espérence Monarchiste, mais c’est ausssi un devoir envers Dieu qui a voulu la Royauté Très Chrétienne en France jusqu’en 1789 et de 1814 à 1830…

    Contre la violence sournoise qui s’exerce partout, contre l’âme de nos enfants, contre les Catholiques, contre contre les traditions de notre Pays, contre son Histoire, contre la sécurité et l’honneur de la France, nous, Royalistes -les Légitimistes autant que les néo-Légitimistes comme les Survivantistes, les Parmistes, les Providentialistes- nous devons opposer SANS RELACHE nos valeurs Chrétiennes, familiale et patriotiques.

  3. Hervé J. VOLTO mars 31, 2018 à 11:30 #

    Mais quels sont nos moyens ?

    Nos querelles gènèrent des tensions internes importantes au sin du Royalisme alors qu’il est primordial en ces temps néfastes de renforcer nos liens, de créer des réseaux Royalistes, de dénoncer òes tares du régime républicain et de prier pour la France. Car ce sont nos réseaux qui nous permettrons, le jour venu, de nous regrouper, de participer à la reconquête du futur Roi.

    Nous, Royalistes, nous pouvons mettre en oeuvre cinq démarches pour aider au retoru du Roi :

    1ー) Refaire découvrir l’Histoire de France aux Français.
    2ー) Dénoncer les réseaux occultes qui rongent la France.
    3ー) Remettre l’Eglise au centre de la cité, remettre Dieu au centre de nos vies, remettre le Divin Christ-Roi au centre de la politique.
    4ー) Défendre avec le Marquis de La Franquerie le principe Royal : le Roi est la seule autorité Légitime émanant de Dieu.
    5ー) Construire l’Arche Franco-Catholique chère à Charles Maurras : la première préparation redisons-le, est spirituelle, la seconde est intellectuelle, la troisième est personnelle, le tout pour créer des réseaux Catholiques et Royalistes, tout en laissant humblement à la Divine providence le choix du Roi à venir, le Grand Monarque annoncé.

    Dans l’attente du Roi, le Royaliste visera un double objectif:

    -Faire connaitre autour de lui les nombreuses activités Royalistes de Paris ou de sa province et en rendre compte : Université d’été, Marche pour la Vie, Veillée pour la Famille, Sessions de jeunes, pèlerinages de Chartres, de Pontmain, de Tilly et de Paray-le-Monial, Conférences, Fêtes du livre, Messes pour Louis XVI et pour Marie-Antoinette, etc…

    -Traiter de l’actualité et livrer les informations à la lumière de sa foi Catholique et dans la fidélité à sa tradition nationale, comme le font si brillemment le CER, la Charte de Fontevrault ou le CRIL 17.

    Et ne l’oublions pas : Dieu, toujours premier servi…

  4. Hervé J. VOLTO mars 31, 2018 à 11:34 #

    Pour renverser le courant de l’immigration, le Royaliste accédant au pouvoir ou le Roi restauré devraient:

    1.Réformer le code de nationalité.
    2. Protéger l’identité nationale.
    3. Arréter toute nouvelle immigartion.
    4. Préférence nationale: arréter les pompes aspirantes!
    5. Organiser le retrour des immigrés dans leur pays d’origine.

    1. Réformer le code de nationalité.

    La France n’est pas qu’un territoire de forme exagonale. C’est avant tout LA NATION DES FRANCS QUI A DIEU POUR FONDATEUR. La France est sortie toute entière Chrétienne du Baptistère de Reims et quelques soient nos opinion aujourd’hui, la France possède un histoire, elle cosntitue un héritage commun : ses racines sont Chrétiennes. Réaffirmer le droit à la filiation dans l’esprit du Testament de Saint-Rémy:  » NAIT FRANCAIS TOUT CITOYEN NE DE PERE ET DE MERE CATHOLIQUES  » ; empécher toute naturalisation de citoyen non-Chrétiens, établir pour des immigrés Chrétiens la naturalisation comme procédure unique, instaurer une période probatoire, appliquer la loi sur la déchéance, rendre impossible la double nationalité, mettre fin aux mariages de convenance.

    2. Protéger l’identité nationale de la France.

    Rester maître de nos frontières, règlementer la propriété étrangère, s’opposer à l’influence politique de l’islam, démanteler les ghettos ethniques, contrôler les associations des étrangers.

    3. Arrèter toute nouvelle immigration non-Chrétienne.

    Rendre impossible l’immigration légale de tout citoyens non-Chrétien, mettre fin au regroupement familial en France des immigrés non-Chrétiens, juguler le faux tourisme, réformer le droit d’asile, préférence Chrétienne dans l’immigration.

    4. la préférence nationale: arréter les pompes aspirantes.

    Accorder la priorité d’emploi aux Français, assurer aux Français la priorité d’accès aux logements sociaux, réserver les allocations familiales aux seules familles Française, donner aux Français la priorité d’accès aux aides sociales.

    5.Organiser le retour des immigrés dans leurs pays.

    Proposer une concertation internationale sur les mouvements de population, coupler le retour des immigrés avec l’aide à leur pays d’origine, supprimer les cartes de séjour de 10 ans tacitement reconductibles, prévoir le retour des chomeurs en fin de droit, procéder à l’expulsion effective des clandestins et des délinquants étrangers, organiser le retour chez eux des étudiants étrangers à l’issu de leurs études.

  5. Hervé J. VOLTO mars 31, 2018 à 11:41 #

    Un dernier pour la route…

    Une forme concrète d’action Royaliste pourrait être celle du Groupe Royaliste d’Initiative et de Proposition Politique. Le GRIPP est un mouvement Royaliste. Cela signifie que son objectif est de favoriser la restauration de la Royauté. Le GRIPP se veut Légitimiste mais s’implique dans une démarche d’UNIFICATION DE TOUS LES ROYALISTES, sous réserve du respect de quatre conditions :

    1) mener un combat contre le mondialisme (moratoire de la dette publique, protection de notre agriculture et de notre industrie, retour au franc et réintégration de la Banque de France dans l’appareil d’Etat (alors qu’elle a été privatisée en 1973), retour à l’étalon or );

    2) afficher notre vocation Chrétienne (inscription des préceptes Chrétiens dans la constitution, respect de la vie de la conception à la mort, affirmation de la famille fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, responsabilité des parents pour l’éducation de leurs enfants, soutien politique des communautés Chrétiennes dans les pays où elles sont menacées, demende la liberté religieuse dans les Etats musulmans, politique d’immigration : oui à l’immigration, mais une immigration européenne, de culture Chrétienne. Respecter le principe : « cujus regno, ejus religio »);

    3) participer aux luttes que mène le peuple avec les organisations qu’il se donne : AGRIFF, CIVITAS (le GRIPP recherche l’alliance avec d’autres organisations Royalistes, à condition qu’elles respectent les critères définis ci-dessus. Parallèlement, pour répondre à la grave crise que connaissent les populations, le GRIPP pense utile de prendre des contacts avec des organisations politiques, Royalistes et non Royalistes, pour leur proposer de mettre en place ensemble un « Conseil Français de la Résistance à l’Occupant » (CFRO) sous forme d’un cartel d’organisations);

    4) considérer que le changement de pouvoir ne pourra se faire QUE par les élections (Usage de la propagande et de l’agitation. La propagande consiste à diffuser globalement l’ensemble des idées portées par un parti politique relativement au projet de société que celui-ci propose. L’agitation consiste à diffuser un message restreint, souvent formulé à travers un slogan ou un mot d’ordre (tel que, par exemple « pour l’enseignement libre », « non à l’avortement » ou encore « Moratoire de la dette publique », etc) illustrant tel ou tel aspect de la mise en oeuvre du projet de société considéré, ou allant dans le sens de cette mise en oeuvre. L’intérêt de l’agitation réside dans la possibilié de mobiliser de larges masses du fait que l’objectif est limité. La décision a été prise par le GRIPP de conduire son action politique en utilisant d’une manière complémentaire l’agitation et la propagande. La propagande doit se développer à la fois sur un plan général et sous forme de slogans spécifiques. Quant à l’agitation, il paraît judicieux au GRIPP de décliner son combat selon trois axes : un axe spirituel, un axe idéologique et un axe économique).

    Légitimistes, Survivantistes, Parmistes et Providentialistes et des Orléanistes convaincus mais authentiuement Catholiques, peuvent se positionner ENSEMBLE dans une telle ligne d’action.

    Les exemples de christianonphobie abondent. C’est actuellement le terrain de lutte privilégié de CIVITAS. Il y a, une forte mobilisation sur le thème Catho Tradi avec, très probablement, un important potentiel de développement Royaliste. Le fait que des slogans tels que « La France est Chrétienne et doit le rester » aient été présentés sur des banderolles lors d’une récente manifestation montre que ce mouvement est naturellement porteur d’une alternative politique.

    Il faut donc aux Royalistes, là aussi, mener le combat à l’intérieur de ce mouvement pour que celui-ci prenne en charge des mots d’ordre ouvertement anti-républicains.

    Parallèlement, pour répondre à la grave crise que connaissent les populations, le GRIPP pense utile de prendre des contacts avec des organisations politiques patritotes, Royalistes et non-Royalistes, pour leur proposer de mettre en place ensemble un « Conseil Français de la Résistance à l’Occupant » (CFRO) sous forme d’un cartel d’organisations. Là aussi, les Royalistes trouveront là une direction politique à suivre pour applanir les chemins du Roi.

    Une charte des patriotes existe, celle de Florient Filippot, pour ce qu’elle vaut : dépasser les clivages entre la Droite et la Gauche, se rassembler pour l’indépendance nationale, le progrès social, la solidarité et la promotion du modèle culturel Français.

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