Quand nos médias et autres lobbyistes de l’immigration découvrent l’existence de l’eau tiède.

6 Avr

La publication du livre d’Olivier Galland et Anne Muxel (La Tentation radicale. Enquête sur les lycéens, éd. PUF, avril 2018), que nous avons commenté le 4 avril (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/04/04/voici-pourquoi-il-est-urgent-dentendre-les-alertes-du-cer/) tant il confortait ce que nous ne cessons de clamer depuis que le CER existe, a fait l’effet d’une bombe dans le Landerneau médiatique si habitué au conformisme et à la complaisance des opinions sur l’islam et les islamistes en France.

Ils découvrent en effet (mais pourquoi ne nous avaient-ils pas écoutés plus tôt) que chez les musulmans (et les jeunes en particulier) les conditions sociales comptent moins, dans l’adhésion aux idées radicales, que le facteur culturel. Les auteurs appellent cela le « facteur islam« . C’est très précisément ce que nous affirmons depuis plus de six ans maintenant. Mais que deux chercheurs…de gauche le leur démontre, ÇA LES REND CARREMENT HYSTÉRIQUES ! (C’est là qu’on voit que l’on n’est trahi que par les siens…).

On ne résume pas un long travail par quelques chiffres, mais voici l’essentiel de l’ouvrage en question qui bouleverse tant les naïfs autant que les menteurs : les jeunes musulmans de l’études sont bien plus nombreux que leurs contemporains à penser que leur religion explique mieux que la science la création du monde, et qu’elle est la seule à détenir la vérité. Et ce constat leur est d’autant plus douloureux que vient de s’ouvrir à Paris le procès des djihadistes de Lunel, cette petite ville malfamée de l’Hérault dont la moitié de la population est déjà musulmane et qui a donné naissance à une vingtaine de terroristes, partis faire le djihad (Lire « Douce France, cher pays de mon enfance » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/02/03/douce-france-cher-pays-de-mon-enfance-13/). La preuve par 9 que plus il y a de musulmans et plus nombreux sont les islamistes radicaux.

Et pourtant Lunel n’a cessé, depuis des années, de bénéficier de la manne des pouvoirs publics au travers de ce qu’ils appellent avec emphase « la politique de la ville« , espérant ainsi acheter une illusoire paix civile ! En bons francs-maçons, le fric contre la religion…RATÉ.

Et voilà qu’enfin ils doivent reconnaître que l’ouvrage publié sous la direction d’Olivier Galland et Anne Muxel, réalisé à partir d’une grande enquête sur les lycéens, constitue à l’évidence un jalon de première importance dans l’étude du phénomène de la radicalisation des jeunes musulmans en France. Il apporte en effet de nombreuses réponses aux questions qu’il aurait fallu se poser depuis longtemps sur l’ampleur et les causes de cette radicalisation. Rappelons-les.

Pour Olivier Galland, « la montée de la religiosité chez les jeunes musulmans semble être un phénomène de grande ampleur« . Selon lui, le rôle fondamental de l’idéologie salafiste dans le processus de radicalisation, déjà relevé par Gilles Kepel, est réel. Il s’agit bien d’une radicalisation de l’islam dans les jeunes générations de musulmans. N’ayant pas assez d’indicateurs pour étudier l’ensemble du phénomène de la montée du fondamentalisme religieux dans ces générations, il se limite à un indicateur d’absolutisme religieux construit à partir des deux opinions selon lesquelles « l’islam est la seule vraie religion » et « la religion a raison contre la science pour expliquer la création du monde« . On en éclaterait de rire si ce n’était pas aussi tragique.

75% des jeunes musulmans des lycées partagent entièrement ou plutôt la première opinion et 81% la seconde. Cette radicalisation religieuse ne constitue pas une rupture générationnelle avec les parents. Ces jeunes déclarent en effet avoir été élevés religieusement et ne font pas état de conflits avec leurs parents à propos de la religion. Il s’agit donc d’une radicalisation religieuse dans un milieu lui-même religieux qui non seulement partage mais transmet cette vision de la société. C’est ce qui nous fait répéter sans fin, depuis les débuts du CER : « Réduisez drastiquement le nombre de musulmans en France et vous réduirez d’autant celui des terroristes. »

La comparaison avec les élèves affiliés à d’autres religions ou sans religion montre clairement la spécificité des jeunes musulmans du point de vue de l’importance de la foi religieuse dans leur vie personnelle, leur forte pratique religieuse et leur attachement au respect des comportements et interdits religieux. « Ces jeunes, écrit Olivier Galland, se situent bien dans un univers culturel et normatif très éloigné de la jeunesse majoritaire et très éloigné des valeurs centrales de la société.«  « Leur radicalisation religieuse, ajoute-t-il, est associée à un ensemble de valeurs qui font sens et qui sont largement en décalage avec celles qui dominent dans la société française. » Ce qui, à nos yeux, amène nécessairement deux questions :

1/ à quoi peuvent bien servir les budgets démentiels déversés dans le tonneau des Danaïdes de leur fameuse « politique de la ville« , depuis 1970 ? Mais aussi

2/ le pourrissement de notre propre tissu social, issu de la déchristianisation de la France, anciennement Fille aînée de l’Eglise, tout autant que du consumérisme et de la marchandisation de la société n’offre-t-il pas un terrain particulièrement fertile au développement des métastases islamiques ?

Ces jeunes musulmans rejettent d’ailleurs le libéralisme culturel qui est hélas et au contraire en progrès dans l’ensemble de la jeunesse française et plus largement occidentale. Leur anti-relativisme radical en matière religieuse et leur attachement à la domination des croyances religieuses sur les croyances séculières et la rationalité scientifique les isolent dans la société française, leur profil idéologique se démarquant ainsi très nettement de celui des autres jeunes. Il s’agit donc d’un phénomène de résistance de plus en plus radicale au mouvement de sécularisation dans lequel les sociétés occidentales sont engagées.

Il est particulièrement intéressant de remarquer, dans cette étude, que le rapport à la religion n’oppose pas les lycéens éloignés de la religion (près de la moitié de l’échantillon) à ceux qui ont une religion, quelle qu’elle soit, mais les jeunes musulmans aux autres lycéens, qu’ils aient ou non des croyances religieuses. Ainsi, 23% des chrétiens seulement estiment que leur religion est la seule vraie religion contre 75% des jeunes musulmans. Et sur la question de savoir qui détient la vérité à propos de la création du monde, tandis que 81% des jeunes musulmans optent pour la religion c’est seulement le fait de 27% des chrétiens, plus proches ici des sans-religion (5%). Un fort absolutisme religieux se manifeste ainsi chez 32% des jeunes musulmans et chez 6% seulement des jeunes chrétiens. Ces derniers sont beaucoup plus proches des sans-religion que des musulmans. CQFD !

Se confirme ainsi que le mouvement de sécularisation religieuse est essentiellement un phénomène qui concerne hélas la civilisation chrétienne dans son ensemble…Eglise de France en tête. Le fossé entre les jeunes musulmans et les autres jeunes est donc d’autant plus large que les premiers opèrent un mouvement en sens inverse de l’évolution des seconds dans leur rapport à la religion. Galland situe ici sa réflexion dans la suite de celle d’Hugues Lagrange, selon lequel les musulmans inversent la tendance au déclin des pratiques religieuses lié au mouvement de sécularisation de nos sociétés.

Galland remet également en cause l’importance des « facteurs socio-économiques que beaucoup de travaux présentent comme une détermination évidente de la radicalisation ». Ils « n’interviennent absolument pas comme facteurs prédictifs de l’absolutisme religieux ou de la justification de la violence religieuse », montre-t-il.

L’auteur s’interroge ensuite sur le phénomène de la violence religieuse (« il est acceptable de combattre les armes à la main pour sa religion ») et de sa double relation avec d’une part la tolérance à « la violence-déviance » d’un côté et avec leur degré d’absolutisme religieux de l’autre, combinant ces deux variables pour construire son indicateur.

Notons d’abord que sur cet indicateur de tolérance à la violence-déviance 26% de l’ensemble des lycéens de l’échantillon occupent les positions les plus élevées. Les jeunes musulmans y sont surreprésentés (35%). La question est alors de savoir quelle est la part respective de la tolérance à la violence et de l’absolutisme religieux dans l’acceptation de la violence religieuse. La variable de tolérance à la violence-déviance joue le rôle principal dans l’acceptation de la violence religieuse. Chez les lycéens qui partagent cette tolérance sans être des absolutistes religieux, 19% acceptent la violence religieuse. Chez eux s’effectue donc un passage direct de la tolérance à la violence-déviance à l’acceptation de la violence religieuse sans que l’absolutisme religieux joue un rôle significatif dans cette acceptation. Mais, comme le montre Olivier Galland, c’est la combinaison de cette tolérance et de l’absolutisme religieux qui prédispose le plus massivement les jeunes à accepter la violence religieuse (42%). Or ce groupe est composé presque exclusivement de jeunes musulmans puisque l’absolutisme religieux, tel qu’il est mesuré, est quasiment absent chez les chrétiens et, bien sûr, totalement absent chez les sans religion. Ajoutons qu’il s’agit essentiellement de garçons, les filles n’exprimant aucune tolérance à la violence-déviance, dans cette étude.

Cette riche recherche confirme donc les résultats obtenus par d’autres enquêtes : la radicalisation religieuse des jeunes musulmans est un phénomène de grande ampleur dont il est crucial de prendre conscience d’autant qu’il se développe à rebours du phénomène général de sécularisation de notre société.

Quant à ce qui s’annonce, dans un tel contexte, cela a un nom :

LA GUERRE CIVILE.

Le 6 avril 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Publicités

Une Réponse to “Quand nos médias et autres lobbyistes de l’immigration découvrent l’existence de l’eau tiède.”

  1. Hervé J. VOLTO avril 6, 2018 à 12:24 #

    « Lunel, c’est la ville de France la mieux représentée au sein de l’Etat islamique ! », se réjouissait Hamza Mosli, placé sur écoute, fin 2014.

    « Qu’est-ce qui a bien pu se passer à Lunel ? », s’interroge la présidente après avoir égrené les noms d’une vingtaine d’individus ayant pris la route du djihad, entre 2013 et 2014, depuis cette petite ville du sud de la France. C’est ce que les magistrats vont tenter de démêler depuis la 16e chambre correctionnelle du Palais de justice de Paris, où se déroule jusqu’au 11 avril 2018 le procès de cinq prévenus de cette filière djihadiste.

    Depuis leur arrestation dans un même coup de filet, trois semaines après l’attaque meurtrière contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, en janvier 2015, la cité héraultaise de 26 000 habitants est devenue le symbole d’un « laboratoire du djihadisme » français. Hormis deux des cinq hommes, quinze Lunellois sont partis en Syrie. Ces quinze-là ne sont jamais rentrés : au moins la moitié sont présumés morts, dont Abdelkarim Belfilalia, le frère d’un des prévenus et le premier à être parti en novembre 2013. Les « fantômes » de ce dossier sont toujours visés par un mandat d’arrêt.

    A partir de jeudi 5 Avril 2018, à Paris, cinq hommes sont jugés pour «association de malfaiteurs terroriste» dans la filière djihadiste de Lunel. Quinze sont absents, morts en Syrie ou toujours sur zone, mais visés par un mandat d’arrêt. Le procès se tiendra jusqu’au 11 avril.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :