Très large victoire pour Victor Orban en Hongrie.

10 Avr

« Et si l’on émigrait pour conserver son identité ? » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/03/bulletin-climatique-quotidien-3-fevrier-2017-de-la-republique-francaise/), était le titre de l’un de nos articles du Bulletin climatique quotidien de la République française, daté du 03 février 2017. Nous y disions tous les bienfaits que pourraient apporter à nos compatriotes ces pays du centre de l’Europe tels que la Hongrie, la Pologne ou même l’Autriche par exemple s’ils décidaient de s’y installer. Eh bien, nous voici largement confortés dans cette idée par les résultats des élections législatives hongroise de dimanche 8 avril.

Tard dans la soirée du dimanche 8 avril, le premier ministre hongrois souverainiste a remercié les électeurs d’avoir « prié pour lui » et voté en masse pour sa formation, le Fidesz. On sentait une grande joie chez ce personnage habitué à un vocabulaire guerrier, qui avait axé toute sa campagne sur le rejet de l’immigration et qui, jusqu’au dernier moment, n’était pas absolument certain de voir sa stratégie validée dans les urnes.

Le chef du gouvernement avait, à juste titre, tout misé sur la dénonciation de l’immigration, facteur selon lui d’insécurité mais aussi de bien d’autres maux. Affirmant que Bruxelles et l’ONU désiraient organiser le remplacement des populations d’Europe centrale par les réfugiés venus du Moyen-Orient et d’Afrique.*

Mais il peut désormais dormir tranquille : il présidera encore quatre années de plus aux destinées de son pays et de ses 9,8 millions d’habitants. Une nation qu’il entend « sauver » et « défendre ».

Car depuis 2002, jamais les Hongrois, qui d’ordinaire sont peu enclins à se précipiter dans l’isoloir, n’auront été aussi nombreux à se déplacer pour voter. Le taux de participation, à 69,41 %, a fait un bond de sept points par rapport au scrutin de 2014, lui donnant ainsi une légitimité qu’il n’avait pas connue.

Après le dépouillement de plus de 99 % des bulletins, le parti du dirigeant, âgé de 54 ans, a recueilli 48,5 % des voix. Cette progression de quatre points devrait permettre à M. Orban de décrocher, une fois encore, une majorité des deux tiers au Parlement, avec 133 sièges sur 199. De quoi « écrire l’histoire », selon Zoltan Kovacs, le porte-parole du gouvernement, car le Fidesz devient ainsi le premier parti en Hongrie à gagner des élections trois fois de suite, depuis le début de la transition démocratique.

Et ses militants, rassemblés sur les bords du Danube pour célébrer une belle victoire dans la nuit chaude d’un fier « printemps des peuples », se présentent comme des irréductibles Hongrois résistant aux pressions de l’empire européen. Seuls, assiégés par des régimes hostiles, drapeaux hongrois à la main, ils prouvaient une fois de plus leur « capacité à résister aux envahisseurs », selon plusieurs d’entre eux.

« Vous les Français, vous nous crachez dessus, affirme, par exemple, Lehel, un jeune militant Vraiment, je ne vous comprends pas. Vous n’avez pas vu assez de sang couler le soir du Bataclan ? Vous voulez toujours intégrer les migrants ? Orban est un visionnaire, le plus grand homme politique d’Europe. Sa politique est la bonne ! Vive Trump, vive Poutine et vive Orban ! »

Les nationalistes hongrois ont engrangé des messages de félicitations venant de partout en Europe. « L’inversion des valeurs et l’immigration de masse prônées par l’UE sont à nouveau rejetées, a déclaré Marine Le Pen. Les nationaux peuvent être majoritaires en Europe aux prochaines européennes de 2019 ! »

La présidente du Front national (FN) a été l’une des premières à se réjouir du maintien au pouvoir de Viktor Orban en Hongrie. Elle a été imitée par des élus de droite en Allemagne, en Italie comme aux Pays-Bas, alors que les conservateurs du Parti populaire européen (l’équivalent de notre UMPS) – qui l’ont soutenu pendant la campagne – se sont eux montrés beaucoup plus réservés. C’est pourtant dans leurs rangs que Viktor Orban compte concourir aux élections européennes en 2019.

L’opposition hongroise, divisée tant sur les idées que dans les personnes, s’est heurtée au bloc du parti d’Orban. Le parti d’extrême droite Jobbik n’a pas amélioré sa performance d’il y a quatre ans. Avec 19,61 % des suffrages, il peut certes revendiquer sa suprématie dans l’opposition. Mais son chef de file, Gabor Vona, a échoué à s’imposer dans sa circonscription et a annoncé sa volonté de passer la main. Or, il n’a pas de successeur incontesté. Le Jobbik a tenté d’atténuer son discours, alors qu’une partie de ses thèses étaient reprises par le Fidesz.

Les socialistes (MSZP) ont recueilli 12,3 %, les Verts (LMP) 6,87 % et DK, une formation de gauche dissidente de l’ancien premier ministre Ferenc Gyurcsany, 5,55 %. Leur présence dans l’Hémicycle sera symbolique et ils représenteront surtout les habitants de la capitale, Budapest, alors que cette élection vient confirmer une évolution observée ailleurs en Occident : la concentration d’un électorat libéral et progressiste dans les grandes villes, les campagnes restant acquises aux partisans de l’ordre et de la tradition.

Zoltan Kovacs a d’ores et déjà annoncé la fermeture prochaine des « organisations qui s’engagent (défavorablement) en politique ». Cette formule pourrait englober des médias détenus par le milliardaire Lajos Simicska, un oligarque, qui était proche du Fidesz, devenu un ennemi personnel de M. Orban, des ONG financées par le mécène juif américain d’origine hongroise George Soros et l’université d’Europe centrale, un établissement d’enseignement supérieur fondé par ce dernier dans un contexte lobbyiste pro-immigration.

Une belle espérance pour la France.

Le 10 avril 2018.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* Voici d’ailleurs ce que nous écrivions dans l’un de nos Bulletins climatiques quotidiens du printemps 2015 : « Quoiqu’il en soit, prenons bien conscience que ce « Grand Remplacement » est la plus grande tragédie de notre Histoire. Pire encore, par le nombre et les conséquences, que les Grandes Invasions barbares des IVe-Ve siècles, que les grandes épidémies de peste du Moyen-Age et de la Renaissance, que les grandes saignées humaines du Premier Empire et de la Grande-Guerre. C’est pour cette raison que l’oligarchie politico-médiatique qui a confisqué le pouvoir interdit que l’on en parle. Si nous n’y apportons pas la seule réponse possible qui est la « Réémigration« , qu’elle soit consentie ou subie, c’est simple, nous allons vivre les dernières années de l’histoire de France. »

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