Le train de vie ruineux du Conseil départemental de Mayotte.

13 Avr

Vous allez comprendre pourquoi le lobby mahorais (du nom des habitants de Mayotte) ne veut pas entendre parler de la remise en cause du statut départemental de l’île et du retour de celle-ci dans le giron de l’Union des Comores. Mais, soyez certains que ce n’est pas par amour de la France, devenue seulement sa nourrice !

L’île, départementalisée par Nicolas Sarkozy avec la complicité de nos parlementaires en 2011, croule sous la misère et les difficultés : 84  % de la population vit sous le seuil de pauvreté, le taux de chômage est de 27,1  % et les hordes migrantes venues essentiellement des Comores voisines, se déversent sur le territoire par tombereaux. Le train de vie du conseil départemental, lui, est exorbitant par rapport aux règles de la fonction publique territoriale, comme le révèle le rapport de la chambre régionale des comptes rendu public le 6  avril.

En voici quelques aspects qui vous permettrons de comprendre pourquoi nous ne voyons que des inconvénients à ce que la France conserve la moindre souveraineté sur ce rocher:

1/ Effectifs

En  2016, les effectifs du conseil départemental s’élevaient à 3 219 (dont 571  emplois aidés) pour une population de 256 000  habitants. Avec une population quasiment équivalente, le département des Hautes-Pyrénées dispose par exemple de deux fois moins d’agents (1 685  employés). Entre 2012 et 2016, les effectifs à Mayotte ont augmenté de 18  %. Les charges de  personnel représentent 41 % des dépenses de fonctionnement, contre 21  % en moyenne dans les départements. Dans certaines fonctions, les sureffectifs sont  » disproportionnés « . Ainsi, 279  agents d’entretien ont la charge de 28 000  m², soit un ratio de 100  m² par agent.

Le conseil départemental emploie 134  agents d’accueil et 219  gardiens, ce qui ne l’empêche pas d’avoir recours à des prestations extérieures de gardiennage…Là où les règles de la fonction publique territoriale (FPT) prévoient 5  collaborateurs de cabinet et 5  agents contractuels ou titulaires rattachés au cabinet du président, celui-ci en compte 35.

2/ Temps de travail

La durée effective de travail est de 1 549  heures par an – alors qu’elle est théoriquement de 1 607  heures dans la fonction publique territoriale –, soit un peu plus de 33  heures par semaine. Le département accorde en outre des autorisations d’absence dérogatoires du droit commun : 5  jours au lieu de 3 pour maladie grave du conjoint, 12  jours au lieu de 6 pour garde d’un enfant malade, 5  jours pour circoncision !

 » En l’absence de système de contrôle des horaires de travail, le  département n’est pas en mesure de s’assurer de la présence des  agents à leur poste « , indique le rapport. De même que l’absence de suivi individuel par la direction des ressources humaines a pu conduire à ce qu’un agent parti à la retraite en octobre  2015 perçoive son traitement intégral jusqu’en mars  2017. Un  autre, absent depuis juillet  2016 et recruté par le centre hospitalier de Mayotte, a été rémunéré par le département jusqu’en juin  2017.

3/ Carrière et formation professionnelle

A Mayotte, la totalité des avancements d’échelon est effectuée à la durée minimale d’ancienneté chaque année. Il en est de même de l’avancement de grade. Le département ne dispose pas de plan de formation et le contrôle s’avère pour le moins lacunaire. Ce qui a permis à la directrice adjointe chargée de la formation de bénéficier en  2013, jusqu’en mai  2016, d’une formation de  » praticien en relation d’aide et sophro-relaxation  » prodiguée à… Paris. A l’inverse, des agents seraient inscrits contre leur gré, sans information préalable, ce qui entraîne un taux d’absentéisme de plus de 30 % aux formations délivrées.

4/ Indemnités, bonifications et frais de mission

Selon la chambre, le surcoût des indemnités forfaitaires pour travaux supplémentaires attribuées aux seuls cadres de la filière administrative  » peut être estimé à 530 000  euros par an « . Près de 20  % des agents (446 en  2016 contre 288 deux ans plus tôt) ont bénéficié de la nouvelle bonification indiciaire.  » En se conformant à la réglementation, les charges de personnel seraient réduites de 130 000  euros « , notent les magistrats. Le département rembourse des frais de déplacement de 200  euros par jour aux élus et de 150  euros aux agents, alors que le montant forfaitaire est fixé à 90  euros dans les départements d’outre-mer, condition applicable aussi bien aux élus qu’aux agents.

En  2014, 35  missions ont été organisées à Madagascar, dont 8  pour un seul conseiller départemental, pour des missions aux intitulés peu précis. Il s’y est ainsi rendu 10  jours en juin au festival de Douna, puis 14  jours en août à  une rencontre avec un chef de région. Les deux présidents successifs ayant exercé durant la période examinée voyagent systématiquement en classe  » affaires « , les conseillers départementaux en classe supérieure, occasionnellement en classe  » affaires « . En septembre  2014, le  département a pris en charge le  déplacement de 42  personnes à  l’occasion du Forum des régions ultrapériphériques à Bruxelles, pour un coût total de 147 000  euros.

Le département a également acheté en  2015 pour 23 463  euros de tickets de barge – reliant -Petite-Terre à Grande-Terre –, soit une consommation moyenne de huit par jour pour les tickets piétons et de trois par jour pour les véhicules.  » L’utilisation de ces tickets dont aucun suivi n’a été effectué rend difficile toute justification par le département « , note la chambre.

5/ Véhicules

La composition du parc de véhicules n’est pas exactement connue : entre 169 et 173  véhicules, dont 43 n’ont aucune consommation de carburant en  2016. Plus de 50  agents sont affectés au garage, soit un agent pour trois véhicules – contre un agent pour 28  véhicules en moyenne dans les autres collectivités. Seuls deux ont la qualification de mécanicien. Des réparations et des entretiens sont réalisés par des prestataires extérieurs, y compris pour des interventions simples comme des vidanges ou des changements de filtre. Ainsi, le coût de la maintenance du matériel roulant a augmenté de 500 % entre 2012 et 2015.

Mayotte est en crise, nous dit-on. La population appelle l’Etat au secours, de la façon que vous savez. Mais les élus mahorais sont eux-mêmes très loin d’être exemplaires, tant dans leurs pratiques que dans la gestion des fonds publics. Ceci n’expliquerait-il pas cela ? Ajoutez à cette situation ruineuse le fait que la maternité de Mayotte a le privilège de donner naissance à plus de 12 000 nouveaux enfants par an, pour la plupart issus de parents migrants clandestins mais auxquels le scandaleux droit du sol permettra l’acquisition facile de la nationalité française…

Si vous entendez ou si vous lisez le moindre commentaire de nos responsables politiques visant à mettre radicalement un terme à ces gabegies n’hésitez pas à nous le signaler !

Le 13 avril 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “Le train de vie ruineux du Conseil départemental de Mayotte.”

  1. Hervé J. VOLTO avril 13, 2018 à 8:58 #

    PAS UN MOT SUR LES PROVINCE FRANCAISE D’OUTRE-MER !

    13 Avril 2018, 13h : Emmanuel Macron s’est expliqué. Cette intervention, programmée près d’un an après son élection, était très attendue tant le climat social ne cesse de se tendre en ce printemps 2018. Ce jeudi 12 avril, depuis l’école de Berd’huis  (Orne), le président de la République était donc interrogé par Jean-Pierre Pernaut. 

    Sur TF1 et LCI, le Président a évoqué les grands sujets d’actualité : la réforme de la SNCF, la hausse de la CSG, la grogne dans les universités ou encore l’évacuation des zadistes de Notre-Dame-des-Landes qui se poursuivait la veille. Pendant une heure environ, le chef de l’Etat a tenté de désamorcer la situation et d’expliquer le sens de l’action gouvernementale. 

    Brillant, intelligent, distingué, iIl s’adresse à la France profonde, se présentant en garant d’une France de l’ordre, assurant que, sur les réformes, il ira “jusqu’au bout”. Il promet la relance de l’emploi. Il assuré qu’une partie de la dette serait reprise. Que la construction des mosquées se feront avec plus de transparance. Il reste flou sur la question immigratoire, sur les peuves d’armes chimiques en Syrie et sur la question des services publics en zone rurale. Il ne revient pas sur la question Catholique.

    Il aime s’enttendre parler et n’arrive pas à finir ses phrases. L’erreur que l’on peut lui repprocher c’est de n’avoir pas su séparer la réforme du travail de la réforme du statut des cheminos. D’amalgamer “réussite” avec “communes urbaines” et de confondre à N.D. des Landes 30% d’agitateurs professionnels parasites et profiteurs avec 70 % d’honnêtes agriculteurs qui ne font que craindre pour leurs terres et leur noble travail. Ni d’appeller un chat un chat, et un islamiste un terroriste. Il a encore 4 ans pour redresser le cap…

    Les attentes des Français :
    -Moins d’impôts et plus de sécurité.
    -Qu’il n’attaque pas la Syrie.
    -Qu’il aide plus les étudiants.
    -Qu’il augmente les retraites.
    -Qu’il améliore le personnel d’acceuil dans les crèches.
    -qu’il n’abandonne les ervices publiques ni en zone urbaine, ni en zone rurale.

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