Communiqué du Conseiller aux Armées du CER à propos de l’ « Affaire syrienne ».

23 Avr

Frappe en Syrie : le choix d’une subalternité assumée

Voici déjà quelques jours, le résident a décidé, dans la droite ligne de ce que voulut faire voici cinq ans son prédécesseur, François le normal, de suivre les Etats-Unis (et le Royaume-Uni), pour frapper le régime syrien… qui est bien loin d’être sans tache.

Outre le fait que la décision a sans aucun doute été prise afin de ne pas être relégué au rang de puissance « inférieure au Royaume-Uni », et donc par suite pour revendiquer un primat militaire au niveau de l’Union européenne – que la France détenait déjà et n’aurait jamais pu se faire voler aux vues de l’état des forces armées allemandes (cf. le fait que l’ensemble de ses sous-marins soient hors service ou que ses Tornado soient incapables d’entreprendre une mission nocturne faute de « night vision googles »….) – la participation de la France aux frappes devant théoriquement détruire ou du moins réduire a minima les possibilités d’usage des armes chimiques de la part du gouvernement syrien a consisté surtout à démontrer que le dernier né de la technologie française, le tant déclamé Missile de croisière naval, n’était pas encore au point, deux FREMM n’ayant pas été en mesure de délivrer la salve de missiles de croisière qu’il leur revenait de tirer…

Cette décision de frapper le régime syrien à la suite des Etats-Unis pourrait être raisonnable si elle était dictée par des lignes directrices de politique étrangère à long terme ayant pour but de faire triompher un grand dessein. Or, comme le disait voici plus de trente ans un certain Michel Rocard, le grand dessein fait aujourd’hui défaut, tant en politique extérieure qu’en ce qui concerne nos coopérations. Seuls les militaires sont encore en mesure, par le biais de la coopération militaire, d’entretenir un semblant de dessein stratégique – et humanitaire – en ce qui concerne l’action de notre malheureux pays, livré aux mains de la courte vue ripoublicaine.

Il est donc une fois encore de notre devoir d’appeler tout un chacun à la prière et à l’action afin que soit rendus à la France sa grandeur et donc nécessairement le régime sous lequel, par la grâce de Dieu, il sera possible enfin de prévoir une politique de défense des intérêts et des valeurs et d’alliances pouvant s’affranchir finalement des échéances électorales en tant que déterminée par le Roi, garant de la paix de ses peuples et de leur prospérité ainsi que de celle des peuples qui voudront bien compter sur sa magnanimité.

Vive le Roi ! Vive Louis XX !

Noël ! Noël !

Le 22/04/2018

CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roi

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :