Attendez-vous à connaître de plus en plus de malades autour de vous.

28 Avr

Gare au MOUSTIQUE TIGRE ! Et aux virus qu’il est en mesure de nous transmettre : dengue, chikungunya ou zika. Tous importés de nos Outre-Mer.

L’insecte est désormais présent dans 42 départements de métropole. Ce chiffre « a doublé ces deux dernières années », souligne, vendredi 27 avril, la Direction générale de la santé (DGS). La capacité du moustique-tigre à transmettre le chikungunya, la dengue ou le zika « en fait une cible de surveillance prioritaire durant sa période d’activité en métropole du 1er mai au 30 novembre« , ajoute la DGS.

Cette espèce invasive est présente depuis longtemps en outre-mer et « notamment dans l’océan Indien où il est actuellement à l’origine d’une épidémie de dengue sur l’île de La Réunion ». En raison des voyages entre la métropole et ce département, « il existe un risque d’importation de ce virus ». Cela fait craindre l’apparition de cas autochtones, c’est-à-dire des personnes piquées et contaminées en métropole, après que les virus ait été introduits par des personne ayant séjourné Outre-Mer. Ces personnes peuvent être piquées par le moustique tigre qui ingère les virus et les transmet à de nouvelles victimes n’ayant jamais séjourné ailleurs qu’en métropole… Une sorte de carte-postale virale en guise de souvenir de vacances !

Le moustique tigre en 2016
La carte des départements où le moustique tigre est présent.
Le moustique tigre en 2018

Les autorités sanitaires recommandent aux personnes qui vont à La Réunion « de se protéger contre les piqûres de moustique, y compris en journée, en utilisant des répulsifs pour la peau et les vêtements et en portant des vêtements longs et amples ». Les signes de la dengue sont des douleurs articulaires, musculaires, des maux de tête, une éruption cutanée avec ou sans fièvre, une conjonctivite… Si une personne présente ces signes dans les sept jours suivant son retour en métropole, elle doit « consulter un médecin et continuer à se protéger contre les piqûres de moustiques, y compris en utilisant si possible une moustiquaire ».

La DGS rappelle que 11 cas autochtones de dengue ont été signalés dans l’Hérault en 2014, 7 cas autochtones de dengue dans le Gard en 2015 et 17 cas autochtones de chikungunya dans le Var en 2017. Pour éviter la prolifération du moustique-tigre, « il est très important de supprimer les eaux stagnantes« , car elles permettent sa reproduction. La DGS préconise d’enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable, de changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine ou de mettre à l’abri de la pluie tout objet pouvant se remplir d’eau.

Alors, autant savoir le reconnaître :

Le 28 avril 2018.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

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