» Bien faire et laisser dire « .

2 Mai

Telle aurait pu être la devise des organisateurs de la réunion des patriotes, à Nice hier 1er mai 2018, face aux insultes et aux violences des gauchistes et autres soixante-huitards cataleptiques. Car, la révolution européenne des peuples est née dans la Baie des Anges, hier, à l’initiative du Front national.

Un an avant le renouvellement du Parlement de Strasbourg, le Front national, entouré de ses alliés européens du Mouvement pour une Europe des nations et des libertés (MENL), a en effet déclaré la guerre, depuis Nice, à tous les « cabris« * eurolâtres, mondialistes et cosmopolites, ennemis des nations et des peuples, et lancé les hostilités en vue des prochaines élections européennes. «On nous reproche d’être isolés en Europe, comme tous les souverainistes. On vient démontrer que ce n’est pas le cas», se félicite l’eurodéputé Gilles Lebreton, chef de la délégation FN au Parlement européen.

Rassemblés au palais des congrès niçois, leaders du FPÖ autrichien, du Vlaams Belang flamand ou du SPD tchèque se succédèrent à la tribune devant un millier de personnes qui applaudissaient avec chaleur. «Ce rassemblement préfigure ce que seront les prochaines européennes, sourit le conseiller spécial de Marine Le Pen,Philippe Olivier. Historiquement, le FN a toujours fait campagne seul. Là, nous voulons faire une campagne étendue à toute l’Europe avec nos partenaires. C’est une première.»

Une nouvelle stratégie dictée par un contexte inédit. Au micro, tous décrivent avec leurs mots la même «vague qui vient». Celle d’une majorité eurosceptique en passe, espèrent-ils, de balayer le Parlement européen en mai prochain. «Nous assistons à la fin d’une Union européenne antidémocratique, qui se fait sans les peuples et contre les peuples, lance en guise d’introduction l’eurodéputé FN Nicolas Bay. Le nom de Nice vient du grec Nikaia et signifie “qui donne la victoire”. Que ce nom soit donc un présage !»

Entre dénonciation du «lobbying élitiste de Bruxelles» et de «la dictature de l’Union européenne», les représentants des partis populistes européens n’ont pas manqué de brocarder le fameux «système et ses vigies». «Nous ne devons jamais sous-estimer nos adversaires, a ainsi rappelé à la tribune Gerolf Annemans, leader du Vlaams Belang belge et président du MENL. Ils ont entre leurs mains l’argent et les médias.» Ce que nous sommes à même de constater et de dénoncer tous les jours.

Pas de quoi entamer l’enthousiasme des participants qui déduisent des récents succès électoraux des partis eurosceptiques en Allemagne, en Hongrie, en Autriche, ou en Italie, l’avènement d’une «Europe des nations, seule réponse naturelle, logique et fondamentale à l’incompétence absolue de la bureaucratie bruxelloise».

Dans son discours de clôture, Marine Le Pen est longuement revenue sur l’ambition de cette nouvelle Europe, aux antipodes de «l’actuelle Union européenne, où, comme en Union soviétique, quand vous y êtes, vous n’avez plus le droit d’en sortir». Pour la présidente du Front national, la poussée des mouvements eurosceptiques sur le continent fait qu’«une autre voix s’est désormais ouverte. Nous pouvons changer l’Europe […] Ce n’est pas une utopie. Ce n’est plus une utopie», s’est enflammée Marine Le Pen sous les ovations du public niçois.

Pour les prochaines élections européennes, la candidate malheureuse à la présidentielle a réaffirmé un double objectif: présenter au niveau national une liste de rassemblement « dépassant le seul Front national » et conclure, au niveau européen, «des accords avec d’autres groupes européens qui souhaitent faire changer l’Union européenne».

Des paris aussi ambitieux l’un que l’autre. Et c’est pour cette raison qu’ils doivent être soutenus car le salut est à ce prix, avec ou…sans Marine Le Pen.

Le 2 mai 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Expression du général de Gaulle pour qualifier les tenants de la future Union européenne :

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2 Réponses to “ » Bien faire et laisser dire « .”

  1. Hervé J. VOLTO mai 2, 2018 à 11:36 #

    Comme à son habitude, le fondateur du Front National a déposé « sa » gerbe au pied de la statue de Sainte Jeanne d’Arc, place des Pyramides à Paris. Sans défilé ni discours.

    Une simple gerbe de fleurs blanches au pied de la statue de Sainte Jeanne d’Arc : « Fidélité à Jeanne ». Pas de défilé, pas de discours. Juste une image de Jean-Marie Le Pen, accueilli ce 1er mai par les applaudissements de quelques dizaines de ses soutiens, parmi des élus Franciliens, des exponants de CIVITAS venus là à titre personnel semble-t-il et le président du Parti de la France, Carl Lang, en personne. Une interwiew à la sauvette, Jean-Marie Le Pen ne pouvant et ne voulant y déroger. Il est loin, le temps des grands rassemblements en famille et des discours tonitruants.

    C’était quand, déjà, la dernière fois ? C’était le 1er mai 2014. Jean-Marie Le Pen défilait à la droite de sa fille rue de Rivoli. Marion Maréchal-Le Pen n’était pas loin, Florian Philippot non plus.

    -Non à Bruxelles, oui à la France ! scandait le slogan cette année-là.

    Pendant les réponses aux journalistes de Jean-Marie Le Pen, entouré de membres du FNJ, le fidèle Gérald Gérin tenait le parapluie. A la fin de celui de Marine Le Pen, il tombait des cordes qui semblaient dessiner un rideau devant les participants. Fin du spectacle, retransmises sur de nombreuses chaines de télé transalpines…

  2. Hervé J. VOLTO mai 2, 2018 à 11:41 #

    Autre chose.

    Porte-parole du Front national, Jordan Bardella a répondu aux accusations de Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise a indiqué que les bandes de casseurs qui ont perturbé le défilé du 1er mai étaient d’extrême-droite.

    -J’espère que c’était ironique de la part de Monsieur Mélenchon, commente le directeur national du Front National de la Jeunesse.

    -Nous avons vu hier ce que nous voyons depuis un certain temps, des milices antifas, des milices d’extrême-gauche, tout saccager sur leur passage, s’en prendre aux forces de l’ordre, indique le conseiller régional d’Ile-de-France.

    Même les analystes politiques de Bfm TV, Ruth Elkrief et Apolyne de Malsherbes, ont dénoncé la « malhonnêteté » de Jean-Luc Mélenchon.

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