La dhimmitude à visage découvert.

4 Mai

La réaction n’a pas tardé après la publication du « Manifeste contre le nouvel antisémitisme« , publié par plus de 250 personnalités de tous horizons dans Le Parisien du dimanche 22 avril dernier. Car l’injonction faite aux musulmans de France de s’engager enfin dans la lutte contre se fléau par leurs prises de position condamnant les violences de l’islamisme radical et par la dénonciation des versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants a fortement déplu. Elle a déplu non seulement à la communauté musulmane dont nous pensons en vérité, qu’en ce domaine, il n’y a rien a attendre mais aussi à quelques « dhimmis » toujours prêts à se soumettre au pouvoir de l’islam pour des raisons variées parmi lesquelles on discerne à la fois l’idéologie du « Grand Remplacement », mais aussi, tout simplement, la trouille pour leur avenir et quelques considérations bassement électoralistes puisque aujourd’hui « le vote musulman » est plus dix fois plus important que « le vote juif« …

Ces dhimmis sont…une cinquantaine qui publient dans Le Monde une tribune intitulée « La lutte contre l’antisémitisme doit être le combat de tous ». Nous allons vous en présenter quelques uns des points les plus caractéristiques de l’amalgame qu’ils veulent imposer en s’arc-boutant sur les vieilles lunes du siècle passé pour tenter de sauver leurs meubles.

Suivez bien le raisonnement, ça vous évitera de tomber dans leur piège !

Voici ce qu’ils nous disent. Tous leurs mots et toutes leurs expressions ont leur importance :

« L’antisémitisme est l’affaire de tous », clament à raison plus de 250 signataires, après avoir publié dans Le Parisien, dimanche 22 avril, une tribune contre « le nouvel antisémitisme ». Cette tribune s’alarme, à juste titre, de l’insupportable regain des crimes et délits antisémites. Depuis une dizaine d’années, des juifs ont été assassinés en France, parce que juifs ! La parole antisémite s’est libérée et a franchi la ligne rouge qui mobilisait des millions de Français dans la rue pendant les soixante ans qui ont suivi la Shoah et la collaboration vichyste.

Cet appel souligne, à raison, le rôle délétère des islamistes et de leurs réseaux idéologiques, lesquels partagent les obsessions antisémites de l’extrême droite et d’une partie de la gauche radicale. Il est hors de question de minorer cette réalité.

Pourtant, il fait l’impasse sur l’autre carburant de cette résurgence de l’antisémitisme qu’est la montée des populismes nationalistes. Plus grave encore, en enfermant cette dénonciation dans une opposition identitaire à une communauté musulmane voulue uniforme, en l’essentialisant dans l’injonction à modifier le Coran, il alimente le fantasme d’une « oumma » que tente de faire advenir l’idéologie des islamistes. Enfin, en mêlant des signataires honorables à des figures proches de la droite identitaire, il décuple le risque de confusion.

Les préjugés antisémites sont très forts dans toute l’Europe, et ils touchent toutes les classes sociales et toutes les confessions, comme l’indiquent les études les plus récentes (ndcer : quelles études authentiquement scientifiques démontrent cette affirmation ?). Toujours vivace à l’extrême droite, l’antisémitisme a trouvé, depuis les années 1960, un nouveau masque sous la forme d’un antisionisme radical qui reprend les stéréotypes de l’influence occulte des juifs, notamment en laissant croire que toute critique de la politique israélienne est interdite. (…) 

On se souvient d’appels à tuer les juifs qui ont fusé dans la rue en juillet 2014, dans le silence d’une partie de la gauche radicale présente dans ces cortèges, et aussi de ceux entendus à « Jour de colère » en janvier de la même année, patchwork de militants d’extrême droite, adeptes d’Alain Soral, proches de Civitas, du Printemps français, de La Manif pour tous, et des supports de Dieudonné, des pro-Assad, des pro-Hezbollah, tous réunis par la même obsession (ndcer : un sommet d’amalgame).

L’antisémitisme islamiste se nourrit tout à la fois de préjugés antisémites liés aux théories du complot – nul n’ignore le succès dans le monde arabe des Protocoles des sages de Sion et d’une cause palestinienne instrumentalisée. Le djihadisme takfiriste véhicule toutes les haines et commande toutes les tueries : celles des juifs, des homosexuels, des femmes, des mécréants, des minorités religieuses, y compris musulmanes.

La République doit affirmer sa détermination sans faille à contrer et punir non seulement les prédicateurs de haine, mais toutes les militances appelant à la détestation meurtrière. Car la porosité de l’idéologie des islamistes parmi nos concitoyens musulmans existe et doit être combattue pour ce qu’elle est : un danger imminent pour les juifs, pour la France, pour la démocratie.

L’antisémitisme se doit donc d’être dénoncé dans sa globalité. Si nous focalisons notre attention sur le seul antisémitisme des islamistes, nous déculpabilisons tous les autres et ne pouvons le combattre pleinement.

Mais, là encore, il manque une précision à la tribune du Parisien. On peut dénoncer les mésusages du concept d’islamophobie, tout en reconnaissant qu’existent aussi en France des actes et des propos antimusulmans que la République, d’ailleurs, condamne au même titre qu’elle condamne tous les racismes. Car l’enjeu est bien de pouvoir combattre toutes les formes de racisme, qui représentent un danger imminent, non pas seulement pour les juifs ou les musulmans, mais pour la France et la démocratie.

Ce qu’occulte également cette tribune, c’est la montée dans le monde, et en Europe, des populismes nationalistes et la remise en question des valeurs des Lumières par des gouvernements tels que ceux de Pologne, de Hongrie, de Russie, de Turquie. Les idéologies se réclamant du nationalisme et du conservatisme attaquent sournoisement les droits de l’homme et les valeurs démocratiques. Dans la plupart de ces pays, l’expression populiste est empreinte d’antisémitisme, de racisme, d’homophobie, de sexisme (ndcer : et voici une analyse qui permet, à bon compte, de déculpabiliser l’islam).

Dépasser les peurs et les instincts communautaires est une exigence fondamentale pour que l’ensemble de nos concitoyens, quelles que soient leurs valeurs intimes, vivent dans une société plus juste et plus sûre

Ce serait une défaite intellectuelle, voire civilisationnelle, de penser pouvoir lutter contre l’antisémitisme en excluant de l’universalisme nos concitoyens musulmans, au motif qu’une petite partie adhère à une idéologie mortifère.

Pour nous, la lutte contre l’antisémitisme exige d’être conduite au nom des valeurs progressistes fondatrices de nos démocraties. Elle doit être le combat de tous, responsables musulmans compris (dont, il convient de ne pas l’oublier, certains ont donné l’exemple – ndcer : nous aimerions bien savoir combien et qui ils sont ! –). Mais on ne peut pas sérieusement demander à nos concitoyens musulmans de « nettoyer » leur livre saint, de retirer tel ou tel passage du Coran. D’autant que tout laisse à penser que cela ne changerait rien ni à la banalisation de l’antisémitisme ni aux obsessions islamistes.

Sommes-nous confrontés à une guerre de religion ? Non, nous sommes engagés dans un combat des Lumières contre les obscurantismes. La lutte contre l’antisémitisme ne peut pas se compromettre avec un populisme réactionnaire à « bas bruit ». Elle est indissociable du combat antiraciste, égalitaire, républicain et unitaire (sic). Dépasser les peurs et les instincts communautaires est une exigence fondamentale pour que l’ensemble de nos concitoyens, quelles que soient leurs valeurs intimes, vivent dans une société plus juste et plus sûre.

Maintenant, voici leurs noms. Souvenez-vous en, ça peut servir :

Combattre l’antisémitisme, premiers signataires :
Christophe Aaron Grand, juriste ; Farid Abdelkrim, auteur et comédien ; Jeanne Claire Adida,  psychanalyste ; Sofia Alaoui, cinéaste ; Fabienne Ankaoua, théâtraliste ; Pierre-Jérôme Adjej, auteur, photographe ; David Assouline, vice-président du Sénat, sénateur de Paris (PS) ; Hanna Assouline, réalisatrice ; Eve Amouyal, directrice générale événementiel ; Paola Ballerini, PhD  biologie moléculaire ; Serge Barbet, directeur délégué du Clemi ; Fabienne Battault, conseillère en insertion ; Stephanie Bazylak, journaliste ; Abraham Bengio, militant antiraciste ; Aïcha Ben Jelloun
; Tal Benoliel Sfadj, professeur d’hébreu ; Sophie Bolender-Reydellet, directrice de  production ; Flora Bolter, politiste ; Caroline Boris, avocate ; Dominique Bouissou, militante antiraciste ; Omar Bouraba, militant associatif ; Emmanuel Brassat, professeur de philosophie, Cergy-Pontoise ; Ofer Bronchtein, président du Forum international pour la paix au Proche-Orient ; Corinne Bouilhac, technicienne qualité ; Maryne Bruneau, syndicaliste ; Gaël Brustier,  politiste ; Denis Charbit, politiste ; Frédéric Chenou, ingénieur ; Stéphane Chenou-Boyer, cadre de direction associatif ; Gauthier Caron-Thibault, premier adjoint au maire du 3e arr. de Paris (PS) ; Sérénade Chafik, militante féministe ; Dominique Chevalier, géographe ; Samir Chikhi, chargé de mission ; Vincenzo Cicchelli, sociologue ; Denis Cohen, compositeur ; Dominique Cosnil, journaliste, écrivain ; Stéphanie Courouble-Share, historienne ; Laurence Croix,  psychanalyste ; Jean-Philippe Daniel, consultant en communication ; Justine Daragon, consultante ; Charles Darrasse, pianiste ; Alain David, directeur de programmes au Collège international de philosophie, bureau national de la Licra ; Raymond Debord, cadre en protection de l’enfance ; Bruno Demolin, dirigeant d’entreprise ; Tremeur Denigot, fonctionnaire ; Gilles Denis, historien de la biologie ; Rémi Desert, directeur formation ; Daniel Dhombres, membre du  bureau national de SOS Racisme ; Adélie Elbaz, dirigeante ; Christophe Fernandez, militant ;  Nasser Ferradj, attaché territorial ; Daniela Festa, juriste et géographe ; Stéphane François, historien ; Antoine Germa, scénariste ; Kamal Hachkar, cinéaste ; Pierre Henry, président association France Fraternités ; Michel Hessel, psychanalyste ; Jérôme Impellizzieri, dirigeant associatif ; Elisabeth Jean Benichou, présidente de présidente de FDM-ADFE Athènes ; Catherine Join-Diéterle, historienne d’art ; Maati Kaabal, Les jeudis de l’IMA ; Mika Kanane, cadre dans la fonction publique et auteure ; Pierre Kanuty, conseiller régional Île-de-France (PS) ; Isabelle Kersimon, journaliste ; Alban Ketelbuters, doctorant en littérature ; Renaud Labes, enseignant en sciences économiques et sociales ; Yolande Laloum-Davidas, consultante en communication ; Alain Laskawiec, cadre fonction publique d’État ; Laurie Laufer, psychanalyste,  professeure de psychologie, Paris-Diderot ; Pierre Le Bec, blogueur ; Erwan Le Page, dirigeant ; Loïc Le Quellec, directeur de recherche émérite au CNRS ; Marie-Ange Lebas, psychanalyste ;  Nicolas Lebourg, historien ; Carole Lemee, anthropologue ; André Markowicz, poète ; Céline Masson, professeure de psychologie, université d’Amiens ; Nicolas Masuez historien ; Frédérique Matonti, politiste ; Maria Mellouli, chargée de communication ; Pascal Menigoz, journaliste ; Sylvie Mesure, sociologue ; Pascale Morel, professeure ; Denis Moscovici, dirigeant ; Jean-Luc Muller, réalisateur audiovisuel ; Denis Murat, ingénieur ; Karim Ourabah, consultant opérationnel ; Brice Payen, écrivain ; Marie-Ange Picot, professeure des écoles ; Alain Policar,  politiste ; Mathilde Pousseo, dirigeante associative ; Jean-Yves Pranchère, philosophe ; Valéry Rasplus, sociologue ; Myriam Revault d’Allonnes, philosophe ; Julien Rioult, hôtelier ; Jean-Louis Rossi, militant antiraciste ; Laurence Rossignol, ancienne ministre des Droits des femmes et de la famille, sénatrice de l’Oise ; Gilles Rozier, écrivain et éditeur ; Fanny Rumiz, infirmière en secteur psychiatrique ; Sylvain Saint-Pierre, enseignant ; Bruno Saussier, journaliste ; Florence Sautereau, institutrice ; Teldja Seniguer, chargée d’études économiques ; Shy Shriqui, dirigeant ; Julie Siboni, cinéaste ; Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ; Antoine Spire, rédacteur en chef du  Droit De Vivre ; Mario Stasi président de la Licra ; Benjamin Stora, historien ; Brigitte Stora, écrivaine ; Danielle Storper Perez, anthropologue ; Gaël Tabarly, chargé de coopération internationale ; Sharon Tardigraski Sofer, entrepreneure ; Alain Vanier, professeur de  psychologie, Paris-Diderot, président Espace Analytique ; Jean-Pierre Vendredi, citoyen engagé ; Jean Vigreux, historien, professeur à l’université de Bourgogne Franche-Comté ; Saleha Vigreux-Benichou, professeure d’histoire ; Marina Ville, mathématicienne ; Naqdimon Weil, rédacteur ; Ibrahim Wetti, dentiste et interprète en langue arabe ; Rosemonde Wojciechowski, militante syndicale ; Khawla Youssef, interprète ; Julien Zakoian, dirigeant ; Serge Zolty, avocat.
Le 4 mai 2018.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.
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2 Réponses to “La dhimmitude à visage découvert.”

  1. Hervé J. VOLTO mai 4, 2018 à 12:03 #

    Je vais me répéter mais… le B’naï Britt a fait croire aux honnêtes juifs que les Catholiques étaient anti-sémites : les honnêtes juifs se rendront compte bien rapidement où se trouvent les racines de la barbarie anti-sémite et anti-Chrétienne…

  2. Hervé J. VOLTO mai 4, 2018 à 6:21 #

    L’anti-sémitisme fait peur. La dernière de la saison – et peut-être la dernière tout court – de L’EMISSION POLITIQUE aura lieu le 14 mai 2018. A cette occasion, un an après l’élection présidentielle, France 2 avait invité à débattre les leaders des quatre principaux partis : Christophe Castaner, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Jean-Luc Mélenchon. Après une série d’émissions aux audiences confidentielles, le plateau de Léa Salamé s’annonçait prometteur.

    Mais patatras ! Si les patrons du Front National, des Républicains et de la France Insoumise ont donné leur accord, le délégué général de La République En Marche, lui, a dit non. Christophe Castaner a fait connaître son refus le 3 mai et proposé d’envoyer à sa place…Laetitia Avia, porte-parole de LREM et députée de Paris.

    Outre-Alpes, quand ça veut pas, ça veut pas. Englué dans ses investissements italiens, Vivendi, qui est taxé d’anti-sémite et d’anti-italien -De l’autre côté des Alpes, les juifs sont invisibles, portant des noms italiens et ayant une morphologie méditéranéenne qui les fait se faire fondre dans le paysage- a perdu vendredi le contrôle du conseil de Telecom Italia (TIM) dont il est le premier actionnaire. Le fonds activiste américain Elliott a gagné son pari : sa liste de candidats au conseil a recueilli 49,84 % des suffrages lors de l’assemblée générale de l’opérateur, contre 47,18 % pour le groupe de médias français. Avec 10 administrateurs, la société de Paul Singer s’impose face au groupe présidé par Yannick Bolloré, qui conserve 5 représentants au board. Un camouflet que Vivendi a tenté de tempérer dans un communiqué.

    Car Paul Singer est partout. En tout cas son fonds d’investissement Elliott, qu’il a créé en 1977. Ce vendredi, c’est en Italie que l’on attend la démonstration du talent de l’actionnaire activiste judéo-américain. Lors de l’assemblée générale de Telecom Italia (TIM), Elliott va affronter un adversaire de poids, Vivendi, propriétaire de 23,9 % des parts de l’opérateur historique. L’américain détient 9 % des titres (et près de 14 % en tenant compte d’options d’achat) mais dispose du soutien d’autres actionnaires qui, comme lui, contestent la gestion de Vivendi depuis son entrée au capital en 2015. Et qui s’est traduite par une chute de l’action TIM.

    Nouveaux administrateurs. Elliott va donc proposer au vote de l’AG une liste de nouveaux administrateurs, tous italiens, face à la liste concurrente présentée par Vivendi, jugée trops « Française ». Tout en affichant son soutien au directeur général en place, Amos Genish, artisan du redressement de TIM depuis quelques mois. Cela suffira-t-il à rassurer les actionnaires sur ses intentions futures ? A 73 ans, Paul Singer a l’habitude de remporter ses batailles. L’un de ses grands faits d’arme est d’avoir gagné devant la Cour suprême des Etats-Unis il y a quatre ans un combat à 1 milliard de dollars contre l’Argentine, dont Elliott détenait une partie de la dette.

    Mais l’activiste judéo-américain a aussi connu des revers lors de sa longue carrière : en 2016 notamment, il avait échoué à fédérer d’autres minoritaires dans sa croisade contre la stratégie de XPO Logistics, le repreneur du Français Norbert Dantressangle.

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