Hordes migrantes : la passoire transalpine.

25 Mai

Ce sont des frontières qu’on imagine paisibles depuis toujours. Mais c’est oublier qu’aucune frontière, si elle n’est pas défendue, n’est immuable. D’ailleurs, la ligne de partage entre la France et l’Italie a été âprement disputée pendant des siècles. En Europe occidentale, c’est l’une des dernières à avoir été dessinées : elle n’a pris sa forme actuelle qu’en 1947, par le rattachement à la France des communes de Tende et La Brigue (Alpes-Maritimes), ainsi que la partie sud de la vallée de la Roya (dont nous avons rapporté à plusieurs reprises qu’elle est le refuge d’un certain nombre de traîtres et de collabos, toujours prêts à favoriser l’entrée des envahisseurs, comme le firent ceux qui avaient la garde de la porte Salaria, à Rome en l’an 410 de notre ère).

La porte Salaria avant sa destruction en 1870

Mais ce ne sont pas les quelques migrants économiques venant des régions les plus défavorisées d’Italie, à partir de la fin des années 1940, et qui traversaient les Alpes pour venir travailler en France, qui mirent en péril cette frontière commune. À l’époque, aucune organisation en réseaux, aucun groupe mafieux encouragé par le grand capital cosmopolite et ploutocrate, aucune association prétendument humanitaire mais réellement immigrationniste pour mettre en oeuvre des franchissements illégaux de frontière. Juste une série de parcours individuels et les forces de l’ordre n’avaient aucune raison de lutter contre cette migration.

Puis le miracle économique italien a amené le flux à se tarir, et ces frontières ont cessé d’exister matériellement à la fin du XXe siècle, à la suite des accords consacrant la libre circulation des personnes – l’Italie est entrée dans l’espace Schengen en 1997, deux ans après la France.

Hélas, l’arrivée massive des hordes barbares sur les ­côtes sud de l’Italie, au début des années 2010 et en provenance de la rive sud de la Méditerranée, a changé la donne. A partir de 2014 et surtout à la fin du quinquennat de François Hollande (donc beaucoup trop tard) la France, de la même manière que l’Autriche, a accentué les contrôles des clandestins, systématiquement reconduits à la frontière. Une attitude renforcée après les attentats de 2015, qui a provoqué, peu à peu, un profond ressentiment des Italiens pour la France, accusée de ne pas vouloir prendre sa part du fardeau de l’accueil des migrants, alors qu’elle a joué un rôle décisif dans la guerre de Libye – un des principaux facteurs de déclenchement des arrivées massives sur les côtes italiennes (qu’allions-nous faire, il est vrai, dans cette galère menée par Nicolas Sarkozy et…Bernard-Henri Levy ?).

Localement, ces tensions se manifestent aujourd’hui par un surcroît d’activités militantes, de part et d’autre de la frontière (car il y a des collabos partout), et par des incidents sporadiques avec les policiers et gendarmes français. C’est dans ce contexte que des douaniers français sont entrés, le 30 mars, en gare de Bardonecchia (Piémont), dans un local occupé par une association d’aide aux migrants, du côté italien de la frontière, pour effectuer un test urinaire sur un Nigérian soupçonné de trafic de stupéfiants.

L’affaire a provoqué des déclarations indignées côté italien, et a été à l’origine, le 31 mars, d’une convocation de l’ambassadeur de France en Italie, Christian Masset – procédure inhabituelle entre deux Etats cultivant de multiples canaux de communication informels. Quelques jours plus tard, le ministre du budget français, Gérald Darmanin, a dit « regretter » l’incident, faisant un peu retomber la tension.

En s’installant, fin avril, sur les monts enneigés du col de l’Echelle (Hautes-Alpes), pour déployer des banderoles hostiles à l’« invasion » de l’Europeet s’opposer physiquement au passage des migrants par l’une des routes les plus pratiquées entre l’Italie et la France, les militants de Génération identitaire ont remis à sa juste place la tension latente entre les deux pays. Ou comment  » mettre le doigt là où ça fait mal… » Mais démontrant que l’Etat français est bien trop défaillant dans son rôle régalien de défense de nos frontières pour nous protéger de ces nouvelles « Grandes Invasions« .

Mais passons maintenant au crible les trous de cette passoire !

Première route :

Son artère principale est la voie d’accès à Menton (Alpes-Maritimes) à partir de Vintimille (Italie) mais, plus en amont, de Rome et du sud du pays. Les migrants parviennent à franchir la frontière en suivant la voie ferrée, l’autoroute vers Nice ou les chemins escarpés qui surplombent le littoral. En 2015, la France a rétabli les contrôles en ce point de la frontière et Vintimille est devenue un goulet d’étranglement pour les migrants, principalement subsahariens, qui s’entassent dans des campements informels, régulièrement démantelés (comme en France) et…aussi fréquemment reconstitués. La vidange de ces camps se faisant au gré des passages réussis !

C’est ainsi que naquit dans la cervelle de quelques lobbyistes de l’immigrationnisme – dont le chef de fil est le fameux Cédric Herrou (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/04/24/une-premiere-en-france-la-loi-va-venir-en-aide-a-la-cinquieme-colonne-cest-a-dire-aux-traitres-a-la-patrie/) – l’idée de mettre en place une

Deuxième route :

La vallée de la Roya, située à une trentaine de km plus au nord de la première. Les collabos ont l’impudence d’aller même récupérer les migrants dans leurs véhicules personnels en Italie, sur les routes en provenance de Vintimille et sur celles qui les mènent au col de Tende. Les policiers s’efforcent de contrôler autant que possible ces trafics mais ces contrôles sont facilement déjoués par des collectifs immigrationnistes locaux, bien implantés dans la région et qui bénéficient de solides complicités (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/12/19/nos-anciens-connaissaient-deja-les-cretins-des-alpes-vous-allez-decouvrir-les-collabos-des-hautes-alpes/).

Troisième route :

Elle l’est en tout cas chronologiquement car la plus récente, cherchant à déjouer les obstacles et les contrôles des forces de l’ordre sur les deux précédentes routes. Mais, quoi qu’il en soit, cette route est la plus dangereuse pour des hordes migrantes venues essentiellement d’Afrique, sans équipements adaptés à la haute montagne et qui n’en connaissent pas les dangers.

Elle part de Turin (Piémont italien), où se rejoignent les deux principaux flux de migration en provenance de Rome et de Milan, et tente de franchir la frontière franco-italienne dans les Hautes-Alpes entre Modane et Briançon, par les cols de Fréjus, de l’Echelle (où sont intervenus les identaires de Defend Europe) et de Montgenèvre soit sur une cinquantaine de km. On y retrouve surtout des migrants plus jeunes que ceux du sud (car le passage de cols situés entre 1700 et 1800 mètres d’altitude demande une bonne condition physique) mais aussi beaucoup de mineurs non accompagnés – MNA – et de plus en plus…de familles nombreuses ! (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/12/06/ca-ne-leur-coute-pas-cher-mais-ca-peut-leur-rapporter-gros/)

On nous rebat les oreilles des morts par noyade en Méditerranée de migrants ne sachant pas nager. Combien la fonte des neiges nous révèlera-t-elle de victimes de la haute montagne ?…Mais, ne vous y trompez pas, nos passeurs nationaux de migrants ne sont pas les seuls traîtres. Ils partagent cette turpitude avec des groupuscules italiens (dans le val de Suze ou la région de Vintimille par exemple), trop heureux de se mettre en valeur dans la croisade immigrationniste européenne tout en facilitant le transfert des migrants d’Italie en France et dans d’autres pays d’Europe…pour ne pas en subir trop longtemps les désagréments !

Et ce sinistre scénario pour satisfaire les besoins en main d’oeuvre taillable et corvéable à merci de nos entrepreneurs et autres industriels peu scrupuleux.*

Le 25 mai 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Ne vous privez pas de lire ceci (http://www.lefigaro.fr/social/2018/05/24/20011-20180524ARTFIG00143-travail-au-noir-les-redressements-ont-flechi-en-2017.php)

 

Une Réponse to “Hordes migrantes : la passoire transalpine.”

  1. Hervé J. VOLTO mai 25, 2018 à 10:06 #

    On comprendra la percée soudaine du concervatisme partout en Europe !

    Avec 79 élus en 2019, la France jouera un rôle central dans la physionomie du futur Parlement européen, qui sera élu dans un an exactement. Pour le meilleur ou pour le pire, si le FN et les Insoumis font le plein des voix.

    Les élections européennes auront lieu du 23 au 26 mai 2019 dans les vingt-sept Etats membres de l’Union européenne, deux mois après la sortie du Royaume-Uni. Les scrutins qui ont eu lieu ces derniers mois dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, en Autriche et en Italie, font craindre une forte progression des forces eurosceptiques et europhobes. Selon un sondage Eurobaromètre publié cette semaine, 67% des citoyens européens pensent que leur pays tire profit de l’appartenance à l’UE (3% de plus que cet automne), 23% pensent le contraire.

    Les populistes et souverainistes vont-ils encore pousser leur avantage lors des Européennes de 2019 ? Difficile, à un an du scrutin, qui aura lieu le 26 mai en France, d’apporter une réponse tranchée. Mais si l’on en croit les dernières élections législatives qui se sont tenues à travers l’UE et certains sondages, le nombre d’élus eurosceptiques, toutes tendances confondues, pourrait augmenter significativement, voire dépasser le tiers des sièges dans la prochaine Assemblée, contre un peu plus de 20 % aujourd’hui. Avec une nette progression dans plusieurs pays, notamment l’Allemagne, l’Autriche et bien sûr l’Italie, qui ont tous trois connu ces derniers mois d’importants soubresauts.

    Pour la première fois depuis 1949, l’Extrême Droite a fait en septembre 2017 son entrée au Bundestag : l’AfD (Alternative für Deutschland), en lutte contre l’islam et l’immigration, a obtenu 13 % des suffrages, devenant avec 95 élus la troisième force politique du pays. En Autriche, le FPÖ, force populiste d’Extrême Droite, s’est imposée à la deuxième position (26 % des voix, 51 sièges), et son leader est le vice-chancelier de la coalition gouvernementale. Enfin l’Europe entière a les yeux rivés sur l’Italie, troisième économie de la zone euro et pays fondateur, qui va être dirigée par une cohalition Extrême-Droite/Centre-Gauche, mais populiste dans les eux cas.

    Outre-Alpes, les dirigeants du Mouvement 5 Etoiles (M5S) et de la Ligue se sont entendus jeudi sur les grands principes d’un accord de gouvernement qui prévoit de réduire les impôts tout en amplifiant les dépenses sociales mais risque de se heurter à l’hostilité des partenaires européens de Rome, déjà confrontés au Brexit.

    Pour ce qui est de l’immigration, le programme de gouvernemement prévoit que l’Italie demende l’anulation du tratité de Dublin et l’obligation pour les pays européens d’accueillir plus d’immigrés sous peine de sanctions plus sévères de la part de l’Union Européenne : Salvini est sur le point de se faire flouer par Di Maio. Et la France par l’Italie…

    A suivre !

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